Le 5e Grand Prix de l'A. C. F marque la fin des roues en bois, des chaînes de transmission et des grosses cylindrées en course. C'est un spectacle où la foule se presse. La course, de portée internationale, est la plus prestigieuse qui soit. Nous sommes à la veille de la Première Guerre Mondiale et la présence de concurrents étrangers regroupe tout ce qu'il y a alors de motorisé sur les routes. C'est aussi le début de l'encadrement et des règlements sportifs. Les pompes de distribution d'essence, le permis de conduire, la conduite à droite, la signalisation, le bitume, le volant à gauche, l'éclairage électrique... n'existent pas où sont encore à l'état embryonnaire. Le cheval et les attelages avec les bicyclettes règnent en maîtres de la circulation. Deux jours d'épreuves, près d'Amiens, sur un circuit en boucle qui existe toujours, malgré les ravages de la Grande Guerre. Le samedi 12 juillet est consacré aux voitures de Grand Prix, avec un départ pour 917 km de bagarre intense entre Peugeot, Delage et Sunbeam. Les vitesses de pointe dépassent les 150 km/h. De grands noms sont aux volants : Georges Boillot, Felice Nazzaro... le lendemain matin ce sont les motocyclettes et l'après-midi les cyclecars pour 262 km. Les Morgan, les Bédelia, les GN se défient dans la chaleur de cette journée qui, combinée à la poussière en suspension dans l'air, entame la résistance des concurrents. L'été est torride. La piste en terre est piégeuse, la perspective de crevaison angoisse les coureurs. Après quatre heures de course la Morgan suivie par une Bédelia franchit la ligne.
Nombre de pages
284
Date de parution
12/12/2016
Poids
1 396g
Largeur
225mm
Plus d'informations
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EAN
9782876236387
Titre
2, 3, 4 roues. Le Grand Prix de Picardie 1913
Auteur
Penfentenyo Jehan-Charles
Editeur
MICHEL DE MAULE
Largeur
225
Poids
1396
Date de parution
20161212
Nombre de pages
284,00 €
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La guerre civile en Syrie est entrée dans sa septième année. Mal préparée à la guérilla qui multiplie les fronts à l'infini, et affaiblie par un adversaire qui semble se renouveler sans cesse, l'armée arabe syrienne se montre néanmoins résiliente. Pour autant, si l'implication des alliés iranien et russe s'avère cruciale dans l'avantage tactique pris par le régime, ce n'est pas elle qui fournit les combattants au sol, ou si peu... Qui donc fait la différence sur le terrain ? En réalité, le contexte a favorisé le foisonnement de milices dans les deux camps. Côté gouvernemental, près de deux cent mille hommes se sont ainsi engagés dans des groupes paramilitaires en partie pris en main par le régime. Et c'est cette opération survie qui pourrait le sauver : "survivre, c'est vaincre" écrivait Raymond Aron. Dans l'immédiat du moins, car après le conflit comment se comporteront ces groupes et leurs chefs devenus pour certains de véritables seigneurs de guerre ?
Un livre qui éclaire l'histoire de la France, de Clovis à Charlemagne, période qui semble avoir rebuté les auteurs de manuels, mais sans laquelle on ne peut comprendre notre époque.
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