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Héros d'humanité
Pelt Jean-Marie
FLAMMARION
18,00 €
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EAN :9782081282865
PrologueD'Alexandre le Grand à Jules César, de Jeanne d'Arc à Napoléon, les héros d'autrefois s'étaient couverts de gloire sur les champs de bataille. La Rome antique les accueillait en triomphe et en fit bien souvent ses empereurs. Pour ces héros, la gloire acquise au combat menait au pouvoir.Le christianisme institua d'autres figures de héros: les saints. Pour être proclamé saint, il convenait et il convient toujours de porter jusqu'à l'héroïsme l'exercice des vertus. Les héros chrétiens, surtout aux premiers siècles, ne conquirent jamais leur couronne sur un champ de bataille. Ils la gagnaient en versant leur sang par le martyr, un revirement complet par rapport aux hommes de guerre et de pouvoir.À partir de la Renaissance, les grands explorateurs qui, au péril de leur vie, dessinèrent une nouvelle carte du monde connurent l'enthousiasme des foules: ainsi d'un Christophe Colomb, d'un Magellan ou plus tard d'un capitaine Cook. Les premiers naturalistes se lancèrent dans leur sillage, ouvrant le registre des «saventuriers», savants et aventuriers à la fois, sur lequel l'Allemand Alexander von Humboldt, l'Anglais Charles Darwin et plus près de nous Théodore Monod inscrivirent leurs noms avec panache.Pourtant, la roue de l'histoire a tourné. Les valeurs plébiscitées par ces héros - à commencer par l'héroïsme lui-même, l'honneur, la guerre, le courage - ont quelque peu vieilli, tandis que note époque tend à substituer à ces antiques valeurs viriles plutôt incarnées par le sexe fort des valeurs nouvelles plus féminines et plus en rapport avec le mouvement général d'une culture faisant une plus grande place aux femmes. Des valeurs autrefois peu prisées prennent alors le dessus, l'amour de la nature, la tolérance, le respect, la compassion, l'amour, le bonheur et la paix.J'ai consacré un ouvrage aux «saventuriers», La Cannelle et le Panda 1 et un autre aux saints, plus récemment, Heureux les simples. Il convenait, pour achever cette trilogie, de mettre en scène ces héros de la modernité, hommes et femmes qui ont fait progresser la conscience humaine avec une force et une détermination peu communes. Ils se sont engagés souvent au péril de leur vie à défendre une grande cause: lutte contre l'esclavage, contre les excès du colonialisme, pour la démocratie, pour les Droits de l'homme et plus récemment pour l'écologie. Leur détermination fut nourrie par leur haute élévation spirituelle, elle-même liée à leur appartenance religieuse, quelles que soient les confessions dont ils se réclamaient, voire à une spiritualité laïque ou athée, comme ce fut le cas pour Victor Schoelcher. Leur message et leur réputation se sont propagés sur toute la planète, faisant d'eux de vrais citoyens du monde. Il importait dès lors de les proposer comme exemples et comme modèles à une société déboussolée où tout se vaut et où le meilleur côtoie le pire.La stature des «héros d'humanité» offre des repères et des références exemplaires, en particulier pour les jeunes engagés dans les valeurs contemporaines que sont la solidarité, l'écologie, les Droits de l'homme et la paix. C'est à eux en particulier que je songe en écrivant ce livre que je leur dédie, conscient que le message porté par ces héros jalonne et renforce la marche de l'humanité vers «l'insurrection des consciences» dont parle mon ami Pierre Rabhi, pour plus d'humanisme, plus de partage, plus de compréhension mutuelle, plus de respect entre les hommes et entre les peuples. J'ai éprouvé un grand bonheur à commercer avec ces personnes exceptionnelles et je souhaite au lecteur de partager ce plaisir et cette émotion, car ces hommes et ces femmes ont fait honneur à l'humanité. Leur vie exemplaire témoigne de ce qu'il y a de meilleur en l'homme. Écoutons-les! Suivons-les!
Compétition pour la lumière dans la forêt, où les arbres les plus chétifs meurent étouffés par les plus forts ; conquête massive de territoires par de redoutables envahisseurs ; déploiement d'armes chimiques sophistiquées : les plantes ont mille manières de se faire la guerre. Mais nul ne dirige ces entreprises belliqueuses, car les plantes sont un monde sans chef. Les animaux s'affrontent pour la nourriture, le territoire, le partenaire sexuel ou la protection des petits. Mais, à travers l'évolution, la nature a inventé d'habiles stratagèmes visant à réguler leur agressivité ; on les voit se mettre en place et se perfectionner chez les poissons, les oiseaux et même les loups. Ils échouent malheureusement chez les rats... et les humains. En effet, nous sommes loin de nos cousins les bonobos, ces grands singes qui, fidèles au slogan de Mai 68, font l'amour mais pas la guerre. De tout temps, les humains ont tenté de maîtriser leur agressivité qui menace si dramatiquement notre espèce, mobilisant à cette fin les philosophies, les religions, la psychologie et la sociologie. Force est de constater qu'ils n'y sont pas arrivés. Y parviendront-ils, et comment ? Peut-être en s'inspirant des modèles que nous offre la nature...
Prenons exemple sur le monde végétal pour faire évoluer les relations entre les Hommes ! Les plantes aussi ont une vie sociale ! Comme nous, elles forment des associations, s'organisent en société, et obéissent à des lois qui régissent nos propres comportements individuels ou collectifs ; elles élaborent des stratégies sophistiquées pour se faire la guerre, sont souvent en compétition, font de la résistance et connaissent même le chômage ! Mais elles développent aussi des sentiments, et même des formes puissantes de solidarité et d'entraide dont il serait judicieux de s'inspirer : une vraie Leçon de vie pour les hommes !
La question de l?évolution est au c'ur de la biologie mais, de par ses implications philosophiques, au c'ur aussi d'une polémique qui fait rage entre créationnistes et évolutionnistes. Jean-Marie Pelt interroge ici la botanique pour l'inviter dans ce débat où elle a eu jusqu?à présent peu de poids.Selon la vulgate darwinienne, l?évolution est le fruit d'une action conjuguée du hasard producteur de mutations et de la sélection naturelle des mutants les mieux adaptés. La botanique ne remet pas en cause ce processus, mais elle attire l'attention sur d'autres mécanismes et, en particulier, sur ce que l'auteur appelle le principe d'associativité. Le monde des plantes est ainsi traversé par un mécanisme redondant qui vise à protéger toujours mieux le gamète femelle par l'addition de tuniques protectrices, celles-ci s'emboitent autour de lui comme des poupées russes. La seule sélection naturelle a plus de mal à expliquer l?étrange mimétisme de ces fleurs d'orchidées qui prennent la forme d'insectes et plus de mal encore à expliquer un phénomène constant de miniaturisation des fleurs qui les regroupe en sociétés de fleurs comme dans le cas de la marguerite ou de l?édelweiss.Résolument évolutionniste et raisonnablement darwinien, ce livre, fruit de cinquante ans de recherches et de réflexions sur le sujet, ouvre de nouvelles perspectives à la compréhension du phénomène vivant. L'amateur de sciences naturelles et l'amoureux de la nature y trouveront bien des raisons de s?émerveiller.
Non, les saints ne sont pas tristes! A l'heure où pullulent les stars médiatiques, Jean-Marie Pelt dépoussière ces modèles enfermés dans leur niche, ou tellement proches que nous ne les voyons pas. Nous découvrons des vies incroyables ou minuscules, et dont nous ignorions qu'elles étaient si romanesques. Sait-on ce que l'école laïque doit à Jean-Baptiste de La Salle? Se souvient-on du saint des clochards, Benoît Joseph Labre, ou de celui des loubards, Philippe Néri? L'auteur évoque, non sans humour, la résistance des vierges martyres épuisant leurs bourreaux; il s'enflamme à l'évocation des visionnaires et des écologistes; il n'oublie pas les saints bouddhistes, indiens ou musulmans, ni non plus sa gouvernante ou son coiffeur, dignes également de prendre part à cette assemblée. Toutes ces figures ont un point commun: avoir porté l'amour de Dieu, des hommes et de la nature à sa plus haute incandescence. Heureux les simples qui, comme les fleurs du même nom, révèlent leurs pouvoirs à qui sait les cueillir et en route pour ce pèlerinage où le sublime côtoie le burlesque, mais où la joie est toujours présente!
L'histoire du monde, de la préhistoire à nos jours, à travers la famille, seul bien commun de l'humanité, tel est le pari de ce livre exceptionnel. Racontée par un formidable conteur, cette histoire originale et captivante s'ouvre sur les premiers pas d'une famille sur une plage il y a 950000 ans. Puis l'auteur plonge dans un monde interconnecté à travers les intrigues de palais et les vies de famille, reliant les grands thèmes de la guerre, des migrations, de la peste, de la religion et de la cité aux acteurs qui sont au coeur du drame humain. Il met en scène un casting d'une ampleur et d'une diversité extraordinaires : souverains et souveraines bien sûr, mais aussi prêtres, artistes, marchands, scientifiques ou bandits... Des Césars aux Moghols, des Bonaparte aux Zoulous, des Habsbourg aux Nehru, Simon Sebag Montefiore embrasse siècles, continents et cultures pour offrir un récit aussi puissant qu'envoûtant. Ce premier volume débute avec la préhistoire pour se conclure à la fin du XVIIe siècle, alors que la France de Louis XIV s'apprête à dominer l'Europe pour un demi-siècle.
Peter Frankopan cherche à restituer le climat en tant que moteur de l'histoire. Du Big Bang à nos jours, notre Terre n'a cessé de se transformer sous les effets des mouvements tectoniques, des variations climatiques, de l'activité du Soleil ou encore des éruptions volcaniques. Comment ces changements ont-ils affecté l'histoire humaine ? Comment notre espèce s'est-elle adaptée à un environnement profondément modifié par les glaciations ou les périodes de réchauffement ? Pour répondre à ces interrogations, Peter Frankopan s'est engagé dans une entreprise majeure et de grande ampleur : croiser notre histoire, nos innovations, nos empires, nos périodes de stabilité ou de bouleversements avec l'histoire du climat telle que les découvertes scientifiques les plus récentes peuvent l'établir. A l'heure où, face au défi climatique, notre futur semble plus incertain que jamais, Peter Frankopan nous convie à mieux apprendre de notre passé et transforme profondément notre manière de penser l'histoire du monde. Peter Frankopan Professeur d'histoire globale à l'université d'Oxford et directeur du Worcester College pour la recherche byzantine. Spécialiste de l'histoire de l'Empire byzantin au XIe siècle ainsi que de l'Asie Mineure, de la Russie et des Balkans, il est l'auteur du best-seller mondial Les Routes de la soie (Nevicata, 2017) et de La Première Croisade (Les Belles Lettres, 2019). Traduit de l'anglais par Patrick Hersant et Sylvie Kleiman-Lafon
Cofondateur, en 1929, de la revue Annales, le grand historien Marc Bloch fut une des victimes de Klaus Barbie. Fusillé le 16 juin 1944 à Saint-Didier-de-Formans (Ain), près de Lyon, il laissait inachevé un ouvrage de méthodologie, Apologie pour l'histoire ou Métier d'historien - sous-titré dans son plan le plus ancien ou Comment et pourquoi travaille un historien -, qui fut publié en 1949 par Lucien Febvre. L'édition ici présentée de l'ouvrage posthume de Marc Bloch est livrée par son fils aîné, Etienne Bloch. Le texte y apparaît dans son intégralité et sans modification aucune. On découvre dans ces pages l'oeuvre dans sa forme intégrale et cette oeuvre prenant forme, le travail d'un homme la construisant et d'un historien affirmant l'intérêt de l'histoire, légitimant une science historique, définissant des pratiques, des objectifs, une éthique, son "métier". On y redécouvrira aussi la modernité de cette réflexion, du regard porté sur l'histoire, cette "science en marche", cette "science des hommes dans le temps", grâce auquel se fonde l'espoir que "les sociétés consentiront enfin à organiser rationnellement, avec leur mémoire, leur connaissance d'elles-mêmes". "Ce livre inachevé est un acte complet d'histoire" . Jacques Le Goff
Résumé : La chambre de François Villon à l'arrière de la Sorbonne, Ravaillac en embuscade rue de la Ferronnerie, la Pompadour enterrée place Vendôme, les fripes du Carreau du Temple, les plâtriers qui poudraient la rue Blanche, l'invention du baba au rhum et des godillots ! Et tout un monde qui frissonne d'enthousiasme pour modeler l'avenir. Ici on crée l'art de demain, là on fomente une révolution. Des mots naissent sur le trottoir, "guillemet", "argot", "bistro" ; des petits métiers s'y installent : premiers marchands de lunettes, claqueurs de théâtre ou ramasseurs de mégots. Notre Paris intime, c'est celui des poètes et des chiffonniers, des artisans et des inventeurs.