PrologueD'Alexandre le Grand à Jules César, de Jeanne d'Arc à Napoléon, les héros d'autrefois s'étaient couverts de gloire sur les champs de bataille. La Rome antique les accueillait en triomphe et en fit bien souvent ses empereurs. Pour ces héros, la gloire acquise au combat menait au pouvoir.Le christianisme institua d'autres figures de héros: les saints. Pour être proclamé saint, il convenait et il convient toujours de porter jusqu'à l'héroïsme l'exercice des vertus. Les héros chrétiens, surtout aux premiers siècles, ne conquirent jamais leur couronne sur un champ de bataille. Ils la gagnaient en versant leur sang par le martyr, un revirement complet par rapport aux hommes de guerre et de pouvoir.À partir de la Renaissance, les grands explorateurs qui, au péril de leur vie, dessinèrent une nouvelle carte du monde connurent l'enthousiasme des foules: ainsi d'un Christophe Colomb, d'un Magellan ou plus tard d'un capitaine Cook. Les premiers naturalistes se lancèrent dans leur sillage, ouvrant le registre des «saventuriers», savants et aventuriers à la fois, sur lequel l'Allemand Alexander von Humboldt, l'Anglais Charles Darwin et plus près de nous Théodore Monod inscrivirent leurs noms avec panache.Pourtant, la roue de l'histoire a tourné. Les valeurs plébiscitées par ces héros - à commencer par l'héroïsme lui-même, l'honneur, la guerre, le courage - ont quelque peu vieilli, tandis que note époque tend à substituer à ces antiques valeurs viriles plutôt incarnées par le sexe fort des valeurs nouvelles plus féminines et plus en rapport avec le mouvement général d'une culture faisant une plus grande place aux femmes. Des valeurs autrefois peu prisées prennent alors le dessus, l'amour de la nature, la tolérance, le respect, la compassion, l'amour, le bonheur et la paix.J'ai consacré un ouvrage aux «saventuriers», La Cannelle et le Panda 1 et un autre aux saints, plus récemment, Heureux les simples. Il convenait, pour achever cette trilogie, de mettre en scène ces héros de la modernité, hommes et femmes qui ont fait progresser la conscience humaine avec une force et une détermination peu communes. Ils se sont engagés souvent au péril de leur vie à défendre une grande cause: lutte contre l'esclavage, contre les excès du colonialisme, pour la démocratie, pour les Droits de l'homme et plus récemment pour l'écologie. Leur détermination fut nourrie par leur haute élévation spirituelle, elle-même liée à leur appartenance religieuse, quelles que soient les confessions dont ils se réclamaient, voire à une spiritualité laïque ou athée, comme ce fut le cas pour Victor Schoelcher. Leur message et leur réputation se sont propagés sur toute la planète, faisant d'eux de vrais citoyens du monde. Il importait dès lors de les proposer comme exemples et comme modèles à une société déboussolée où tout se vaut et où le meilleur côtoie le pire.La stature des «héros d'humanité» offre des repères et des références exemplaires, en particulier pour les jeunes engagés dans les valeurs contemporaines que sont la solidarité, l'écologie, les Droits de l'homme et la paix. C'est à eux en particulier que je songe en écrivant ce livre que je leur dédie, conscient que le message porté par ces héros jalonne et renforce la marche de l'humanité vers «l'insurrection des consciences» dont parle mon ami Pierre Rabhi, pour plus d'humanisme, plus de partage, plus de compréhension mutuelle, plus de respect entre les hommes et entre les peuples. J'ai éprouvé un grand bonheur à commercer avec ces personnes exceptionnelles et je souhaite au lecteur de partager ce plaisir et cette émotion, car ces hommes et ces femmes ont fait honneur à l'humanité. Leur vie exemplaire témoigne de ce qu'il y a de meilleur en l'homme. Écoutons-les! Suivons-les!
Quand le végétal devient un merveilleux conseiller Prenons exemple sur le monde végétal pour faire évoluer les relations entre les Hommes ! Les plantes aussi ont une vie sociale ! Comme nous, elles forment des associations, s’organisent en société, et obéissent à des lois qui régissent nos propres comportements individuels ou collectifs ; elles élaborent des stratégies sophistiquées pour se faire la guerre, sont souvent en compétition, font de la résistance et connaissent même le chômage ! Mais elles développent aussi des sentiments, et même des formes puissantes de solidarité et d’entraide dont il serait judicieux de s’inspirer : une vraie leçon de vie pour les hommes !
Non, les saints ne sont pas tristes! A l'heure où pullulent les stars médiatiques, Jean-Marie Pelt dépoussière ces modèles enfermés dans leur niche, ou tellement proches que nous ne les voyons pas. Nous découvrons des vies incroyables ou minuscules, et dont nous ignorions qu'elles étaient si romanesques. Sait-on ce que l'école laïque doit à Jean-Baptiste de La Salle? Se souvient-on du saint des clochards, Benoît Joseph Labre, ou de celui des loubards, Philippe Néri? L'auteur évoque, non sans humour, la résistance des vierges martyres épuisant leurs bourreaux; il s'enflamme à l'évocation des visionnaires et des écologistes; il n'oublie pas les saints bouddhistes, indiens ou musulmans, ni non plus sa gouvernante ou son coiffeur, dignes également de prendre part à cette assemblée. Toutes ces figures ont un point commun: avoir porté l'amour de Dieu, des hommes et de la nature à sa plus haute incandescence. Heureux les simples qui, comme les fleurs du même nom, révèlent leurs pouvoirs à qui sait les cueillir et en route pour ce pèlerinage où le sublime côtoie le burlesque, mais où la joie est toujours présente!
Depuis l'aube de l'humanité, sur tous les continents, les plantes ont servi à guérir les maladies. Ce savoir immémorial s'est transmis de génération en génération et la médecine moderne, qui ne date guère que du siècle dernier, s'appuie encore très largement sur les traditions les plus anciennes. Pour la première fois, Jean-Marie Pelt dresse ici cette vaste fresque où se rencontrent chamans et sorciers, botanistes chasseurs d'espèces mal connues, chimistes et biologistes qui transforment ces herbes magiques en médicaments nouveaux. Il nous apprend tout sur la bataille du camphre, la naissance de l'aspirine, l'aventure des quinquinas, la découverte des curares aux pouvoirs mystérieux, la victoire des ignames sur les strophantus pour la mise au point de la "pilule", les recherches sur les plantes anticancéreuses, l'histoire mouvementée de l'ergot de seigle et de l'artichaut... Loin de dédaigner les conseils pratiques, il nous dit comment reconnaître et utiliser ces précieux végétaux. On découvrira aussi comment s'allient techniques de pointe et antiques savoir-faire, comment les instruments les plus modernes permettent de confirmer les "remèdes de bonne femme", de les améliorer et d'en tirer de nouvelles connaissances. Les lecteurs de Les Plantes: amours et civilisations végétales retrouveront ici toutes les qualités d'un auteur qui sait concilier la rigueur du scientifique, l'audace du philosophe et l'ardeur de l'homme d'action.
La vie des plantes, leurs problèmes, leurs amours ? Mais ce sont les nôtres. Car la vie impose ses lois à tous les êtres et les rend solidaires ! Sait-on que les problèmes conjugaux commencent chez les algues, avec l'invention de la sexualité ? Et qu'ils ne cessent de se compliquer au fur et à mesure que les plantes se perfectionnent ? Ainsi, à psychanalyser les mousses, on découvrirait chez ces êtres minuscules des comportements typiquement régressifs dans le sens que donne à ce mot la psychologie moderne. Il faut attendre les fougères pour voir les plantes affirmer leur personnalité grâce à l'invention du bois, qui permet l'éclosion d'une grande civilisation végétale, promptement relayée par celle des conifères, puis par celle des plantes à fleurs. Car l'histoire des plantes est comme la nôtre : les civilisations se succèdent, chacune laissant des traces, fossiles ou monuments, de ses heures de gloire. Après avoir lu cet ouvrage, vous ne regarderez plus jamais une fleur comme avant !
Toute l'histoire du monde en 300 cartes. De la préhistoire à nos jours. Pour comprendre les grandes invasions, les civilisations précolombiennes, l'influence des croisades, la Première Guerre mondiale ou bien encore les rapports internationaux depuis la chute du Mur, cet ouvrage permet de visualiser, à travers 300 cartes mises à jour, les grandes périodes, les enjeux majeurs, les événements fondamentaux. Une bonne carte vaut mieux qu'un long discours : l'Atlas historique Duby met en scène les grandes étapes de l'histoire de l'humanité (depuis l'apparition du genre Homo jusqu'aux principales zones de tension dans le monde actuel), clarifie les conflits les plus compliqués (la guerre de Trente Ans, les partages de la Pologne...) et les périodes les plus troubles (la Chine des Qing, les conflits du Caucase...), donne à voir les grands mouvements inscrits dans la durée (exil des communautés juives d'Europe au Moyen Age, tensions intercommunautaires dans les Balkans, décolonisation...), mais aussi les phénomènes économiques et artistiques. Il fait aussi une large place aux enjeux géopolitiques actuels. Accompagné de textes explicatifs, de chronologies et d'un important index, cet atlas s'adresse à tous ceux, depuis le collégien jusqu'au passionné d'histoire, qui ont besoin de voir pour comprendre.
Petites erreurs ou grosses âneries, bourdes involontaires ou entêtements tragiques, découvrez le florilège des bêtises de ceux qui ont écrit les pages de notre histoire. De l'imprudence d'un druide aux écarts de nos récents chefs d'Etat, du plus obscur ministre au plus mauvais stratège, que l'on soit puissant ou anonyme, homme ou femme, la bêtise semble bien être la chose la mieux partagée du monde ! Truffé de citations décalées, de jeux de mots audacieux et d'anecdotes insolites, Le grand Bêtisier de l'Histoire de France décrypte plus de 25 siècles d'histoire de manière originale, drôle et insolente.
Coppens Yves ; Reeves Hubert ; Rosnay Joël de ; Si
HUBERT REEVES, astrophysicien, écrivain, est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Patience dans l'azur. JOËL DE ROSNAY, directeur à la Cité des Sciences, est fauteur de L'Aventure du vivant et L'Homme symbiotique. Yves COPPENS, découvreur de Lucy, professeur au Collège de France, auteur de Le Singe, l'Afrique et l Homme. DOMINIQUE SIMONNET, écrivain, journaliste, est l'auteur de L'Amour expliqué à nos enfants, Le Livre de Némo, Némo en Amérique. La Plus Belle Histoire du monde a été traduit en 25 langues
Mourlane Stéphane ; Païni Dominique ; Stora Benjam
Lorsque se développa l'immigration de masse en France, dans la seconde moitié du XIXe siècle, les Italiens furent les plus nombreux à venir occuper les emplois créés par la croissance économique. On l'oublie parfois, mais, jusque dans les années 1960, ils furent les étrangers les plus nombreux dans l'Hexagone. On n'a pas toujours en mémoire non plus les conditions d'accueil difficiles qui leur furent réservées. Aujourd'hui célébrée, leur intégration ne se fit pas sans heurts, même si elle fit son chemin. L'image de l'Italien en France se dessina sur un mode paradoxal entre préjugés dévalorisants et regards bienveillants, traduisant l'attrait pour ces gens venus de ce pays si proche, à la culture si fascinante. Cet ouvrage, qui accompagne l'exposition présentée au Musée national de l'histoire de l'immigration, propose de découvrir la grande diversité des regards portés sur les immigrés italiens venus s'installer en France, à travers différentes sources (cinéma, oeuvres d'art, récits de vie, articles de presse ou de personnalités politiques). Qu'ils soient ouvriers agricoles, industriels, bûcherons, maçons mineurs de fond, colporteurs, ou bien anarchistes, antifascistes, artistes, étudiants etc., les immigrés italiens : ont contribué au développement de la société française. Leurs empreintes durables ont enrichi le quotidien des Français, que ce soit dans le domaine de la gastronomie, de la musique, des arts ou de la vie politique.