Contre la peine de mort. Précédé de Correspondance avec Beccaria
Pelli Giuseppe ; Audegean Philippe
KLINCKSIECK
27,00 €
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EAN :9782252040317
On crédite généralement Beccaria d'avoir été le premier à imaginer un réquisitoire contre la peine de mort, en 1764. Il a pourtant été précédé par Giuseppe Pelli, auteur d'un essai rédigé dès 1760. Laissé inachevé, puis resté inédit par prudence politique, le manuscrit a récemment été découvert à Florence et enfin publié en 2014. Ce texte pionnier témoigne de la diffusion précoce en Italie d'une sensibilité abolitionniste : c'est en Toscane, dans la patrie même de Pelli, que la peine de mort est abolie pour la première fois dans le monde, en 1786. Le texte italien traduit en français est précédé de la correspondance entre G. Pelli et C. Beccaria, sous le signe du partage du sensible : les deux hommes se reconnaissent comme unis par une même aspiration du coeur à un monde libéré du scandale de la peine de mort. L'introduction de Philippe Audegean propose une analyse savante de l'argumentation du juriste florentin, qui démontre avant C. Beccaria que la peine de mort est inutile, nuisible, injuste : La mort est non seulement inutile comme moyen de prévention, mais elle se révèle en outre nuisible, puisqu'elle ôte à l'État une force de travail. En vertu du pacte social, une peine n'est juste que si elle peut avoir été préalablement acceptée par celui qui la subit ; or, personne ne peut avoir consenti à être puni de mort. La peine de mort est de surcroît la marque des régimes autoritaires. Au-delà de la découverte des trois arguments du discours abolitionniste, la force de la critique de G. Pelli, son noyau insécable, est l'appel à une commune humanité. Juges et condamnés appartiennent à une même humanité. Tel est ce qui interdit aux premiers le recours à la peine suprême, exorbitante selon G. Pelli. Si les juges se permettent, sous couvert de l'Etat, de condamner à mort les coupables de crime, c'est qu'ils se considèrent, à tort, comme des êtres supérieurs, d'une autre espèce que celles ou ceux qu'ils condamnent. Or, par cette illusion même, ils s'avouent humains, trop humains, en ce qu'ils s'avèrent capables, à travers cette illusion, de tuer l'autre homme.
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Nombre de pages
76
Date de parution
18/10/2016
Poids
168g
Largeur
140mm
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EAN
9782252040317
Titre
Contre la peine de mort. Précédé de Correspondance avec Beccaria
Auteur
Pelli Giuseppe ; Audegean Philippe
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
140
Poids
168
Date de parution
20161018
Nombre de pages
76,00 €
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Murphy Joseph ; Pell Arthur ; Sterling Mary ; Pate
Prenez conscience de la puissance infinie de votre subconscient et redevenez maître de vos pensées et de votre vie. Ce livre de croissance personnelle est l'un des plus célèbres de tous les temps. Il a aidé des millions de personnes à atteindre des objectifs remarquables en les invitant tout simplement à transformer leur façon de penser. L'auteur nous explique comment utiliser la dynamique de l'esprit pour franchir les obstacles subconscients qui se dressent entre nous et le succès que nous désirons et méritons. Pratique et inspirant, cet ouvrage nous enseigne, notamment à l'aide de cas vécus, à libérer les pouvoirs extraordinaires de notre mental, afin d'acquérir une grande confiance en nous mêmes, d'établir des relations harmonieuses avec notre entourage et d'obtenir du succès sur les plans professionnel et financier. Il nous montre aussi comment perdre nos mauvaises habitudes pour améliorer notre bien-être et même recouvrer la santé.
Résumé : Découvrez tous les secrets de la médecine chinoise dans ce petit précis : Qi, Shen, méridiens, postures de Qi Gong, diététique chinoise... Grâce à des conseils simples et illustrés, trouvez des soins adaptés pour apaiser vos maux au quotidien.
Richesse du passé et modernisme se mêlent à Bruxelles, ville multiple. Hier, capitale du Brabant, là voici aujourd'hui métropole cosmopolite à la tête de l'Union européenne. De taille modeste malgré son envergure internationale, cette enclave francophone en pays flamand sait jouer des contrastes. De la Grand-Place à l'Atomium, des monuments gothiques aux façades Art nouveau, des cités-jardins au Berlaymont et aux grandes tours du quartier européen, des ruelles des Marolles à l'avenue Louise, elle apparaît à la fois décontractée et bourgeoise, assise sur son passé et à la pointe des changements. Carrefour économique, Bruxelles accueille aujourd'hui plus de 30 % d'étrangers. Serez-vous le prochain à franchir la frontière, conquis par cette capitale considérée comme l'une des plus prospères d'Europe ?
Soin des enfants et des personnes âgées, nettoyage, travail pénible, boulot sale et sale boulot, ces activités ont en commun d'être à la fois nécessaires et invisibles, essentielles et pourtant dévalorisées, difficiles et donc déléguées à d'autres. Elles sont souvent oubliées par les philosophies du travail comme elles le sont dans la réalité sociale. C'est paradoxalement chez Hannah Arendt, pourtant accusée d'avoir une conception réductrice du travail, que l'on trouve une catégorie permettant de les appréhender dans leur unité : celle de labeur. Modifiant la traduction usuelle de sa distinction entre travail (labor) et oeuvre (work), qui renforce l'impression d'une dépréciation du travail par rapport à l'oeuvre, nous proposons de la rendre plus littéralement par le couple du labeur (labor) et du travail (work). Apparaît dès lors chez Arendt une véritable philosophie de l'activité posant le labeur comme condition du travail, lui-même condition de l'action. A l'aide de cette catégorie, elle pointe un ensemble d'activités vouées à la reproduction de la vie qui n'ont pas "droit de cité" , mais aussi le redoublement de cet effacement avec l'avènement du social dans la modernité. Malgré l'emprise théorique qu'exerce la logique du labeur, on ne cesse de refuser de le voir, d'en dénier la nécessité comme la dureté, en le confondant avec le travail. Une convergence aussi frappante qu'inattendue peut être mise en évidence entre cette catégorie de labeur et toute une constellation de concepts issus des théories féministes : le travail domestique, reproductif, travail de care ou encore de subsistance. Ces théories ne se sont pas réclamées d'Arendt, qui elle-même ne s'est jamais revendiquée du féminisme. Mais on peut mobiliser ces concepts pour préciser le sens de la catégorie de labeur, répondre aux problèmes qu'elle soulève quant à sa teneur critique, et en esquisser un usage possible dans le cadre d'une philosophie sociale du travail renouvelée.
Acquis par la National Gallery de Londres en 1842, le Portrait des Arnolfini de Jan van Eyck reste depuis cette date une énigme pour les historiens de l'art. Le sujet du tableau a en effet suscité de nombreuses hypothèses : s'agit-il d'une scène de mariage, de fiançailles, ou de la simple représentation d'un couple de riches bourgeois ? L'homme est-il bien Giovanni Arnolfini, un marchand de Lucques très connu dans les Flandres au XVe siècle, comme semblent l'indiquer certaines archives ? Ou quelque autre membre de sa famille ? L'oeuvre ne serait-elle pas plutôt un portrait de l'artiste, qui se serait représenté avec son épouse Marguerite ? Et si la jeune femme n'était pas enceinte, en dépit de ce que suggère son ventre proéminent ? Quant à la signature en latin du peintre, bien en vue au centre du tableau, quel sens donner à sa formulation, restée unique dans l'histoire de la peinture ? Anne-Marie Lecoq fait dans cet ouvrage inédit une passionnante recension des interprétations qui se sont succédé au cours des décennies, suscitées par tous les détails du tableau et leur symbolique supposée, pour livrer enfin - au risque de surprendre - sa propre hypothèse sur les intentions de Jan van Eyck.
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Précédant Thoreau de quelques années, Chroniques de la vie rurale s'impose comme l'un des jalons fondateurs du naturalisme littéraire américain. Dans ce journal publié en 1851, jusqu'alors inédit en français, Susan Fenimore Cooper raconte la vie d'un village de l'Etat de New York au fil des saisons. Entre carnet de terrain et journal intime, sa prose lumineuse, jamais naïve, dit la beauté du détail et la fragilité des équilibres naturels. Fille du romancier James Fenimore Cooper, dont elle accompagna l'oeuvre et assura la postérité, Susan écrit avec la discrétion d'une sentinelle ou d'une veilleuse. Elle tisse une langue limpide et habitée, attentive à chaque nuance du paysage, à chaque oiseau, à chaque usage d'un monde rural aujourd'hui disparu. A la rigueur scientifique de ses observations répond une sensibilité poétique, qui fait de ce texte un manifeste d'écoute et de lenteur, à rebours de l'accélération contemporaine. Cette première traduction française, réalisée par Faustine Galicia, est illustrée de planches issues des Oiseaux d'Amérique de Jean-Jacques Audubon et préfacée par l'écrivaine Audrée Wilhelmy, qui, nichée dans la forêt québécoise, l'évoque en soeur : "Chroniques de la vie rurale est une leçon d'écoute : une conversation muette entre le monde extérieur et le monde intérieur. C'est dans cette correspondance subtile entre les saisons du paysage et celles de l'esprit que se forge, je crois, l'acte d'écrire".
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