Les cartes des Cassini. La science au service de l'Etat et des régions
Pelletier Monique
CTHS EDITION
16,00 €
Epuisé
EAN :9782735505258
L'histoire de la cartographie ne peut être réduite à la seule histoire des techniques comme le montrent les phases successives qui ont conduit à la réalisation de deux cartes de base de la France : la carte des triangles de 1744 et les 181 feuilles de la carte de Cassini, éditées dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Pour ces deux entreprises, c'est l'Etat français qui donne l'impulsion initiale. Louis XIV et Colbert créent l'Académie des sciences en 1666, invitent le grand Cassini (Cassini I) en 1669, acceptent le projet de Picard en 1681, la réalisation d'un châssis général (carte des triangles) du royaume pour servir de base à la cartographie de la France. Convaincu de l'utilité de l'entreprise pour une bonne administration du royaume et pour le développement de l'économie, Louis XV décide, en 1747, de confier à Cassini III l'élaboration d'une carte détaillée de toute la France. Mais neuf ans plus tard, le roi laisse Cassini à ses seules ressources, l'aidant toutefois à trouver cinquante associés. C'est ainsi que l'engagement des provinces devient indispensable à la survie de la carte de Cassini. Leur intérêt pour la cartographie ne peut être dissocié de celui qu'elles manifestent pour l'histoire. Des contrats sont conclus avec la société de la carte de France, et des cartes spéciales sortent des mains des graveurs de Cassini, attentifs aux désirs et aux critiques d'une clientèle exigeante, soucieuse d'affirmer, par de belles cartes, sa personnalité et ses spécificités. Mais la Révolution va ruiner cette branche de la cartographie et c'est la carte de Cassini qui va servir à la création des départements.
Nombre de pages
338
Date de parution
25/09/2002
Poids
356g
Largeur
185mm
Plus d'informations
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EAN
9782735505258
Titre
Les cartes des Cassini. La science au service de l'Etat et des régions
Auteur
Pelletier Monique
Editeur
CTHS EDITION
Largeur
185
Poids
356
Date de parution
20020925
Nombre de pages
338,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Si le mot bonheur a un sens, je peux me flatter de l'avoir compris mieux que d'autres. J'avais tout : un mari brillant qui m'aimait, sept enfants merveilleux, un travail passionnant. On était en 1978 : je venais d'être nommée ministre. Pouvait-il rien m'arriver ? Le bonheur ? La chance ? Le hasard ? Qu'on appelle cela comme on voudra. Mais trop de bonheur, peut-être, trop de chance, trop de hasard. Le jour de Noël de cette année-là, notre vie a basculé. Jean-Marc, mon mari, victime d'une thrombose de la carotide, a sombré dans un coma profond qui l'a conduit aux portes de la mort. Quand, enfin, il s'est réveillé, je l'ai regardé sans comprendre. Rien ne me rappelait l'homme que j'aimais, sinon la certitude que c'était ainsi qu'il était désormais : vivant, oui, mais paralysé - hémiplégique et aphasique. Nous avons dû, l'un et l'autre, reconstruire nos vies. Elles ont, l'une et l'autre, trouvé un nouveau sens, pris une nouvelle direction, au-delà de la ligne brisée."
Spécialiste des cartes et plans, Monique Pelletier a publié notamment De Ptolémée à La Guillotière,.XVe-XVIe siècle: Des cartes pour la France, pourquoi, comment? (CTHS, 2009) et Des mappemondes médiévales aux images satellites (Seuil-BNF, 1998).
Qu'ai-je fait de ma vie? A cette question que chacun se pose, j'ai eu envie de répondre de manière publique, car ma vie, heureuse et privilégiée, a été marquée par une suite d'engagements et de combats qui concernent, d'une manière ou d'une autre, tout un chacun. Combats contre la drogue, pour les droits des femmes, pour la justice et la situation des personnes handicapées". Mi-autobiographie, mi-réflexion sur notre époque, ce livre est. le regard d'une femme sur les jalons qui ont marqué soir existence depuis son enfance, dans sa vie familiale intense, mais aussi professionnelle, politique, puis associative. Elle y exprime son opinion sur les changements advenus en elle et autour d'elle, qui lui permettent de prendre position sur des questions clés. Monique Pelletier, 85 ans, y apparaît sans fard, étonnante de vitalité, passionnée par l'action. Une femme de coeur, pour qui la politique consiste à promouvoir l'intérêt général.
Je suis une femme du XXe siècle qui a grandi avec son siècle. J'ai eu la chance de participer aux réformes qui ont transformé notre société. J'en ai aimé toutes les étapes. Tout cela paraît simple aujourd'hui, mais il y a quelques décennies, une vie telle que la mienne faisait figure d'exception. Aujourd'hui, j'ai envie de tirer les leçons de mon parcours. Pourquoi ? Parce que les causes que j'ai défendues sont loin d'être gagnées. Ces combats méritent d'être connus, racontes et défendus. Monique Pelletier nous livre ses sentiments lucides, parfois caustiques, souvent émouvants sur son parcours et sur son temps. Avocate à 20 ans, elle a 7 enfants, 32 petits-enfants et 21 arrière-petits-enfants. Elle fut secrétaire d'Etat à la Justice, ministre de la Condition féminine et de la Famille sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing. En 2000, Jacques Chirac la nomme au Conseil constitutionnel. Depuis 2010, elle est présidente d'honneur du Conseil National Handicap. Grand-croix de la Légion d'honneur. Elle est âgée de 91 ans.
Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.