Dans la première partie (Encore une année pour rien), nous nous trouvons dans une petite ville au bord de l'océan. Julien et Norman ont plusieurs problèmes en commun : les femmes, les hommes et les rides. Le travail aussi. Mais ce qui les caractérise est surtout cette absence d'engagement : ce reniement de la passion, qu'elle soit grande ou petite, cette absence de nécessité (de devoir survivre) qui les rend impassibles, indifférents à eux-mêmes et à l'autre. Changement de décor dans la deuxième partie. C'est une capitale européenne qui donne le ton. Et ça commence à faire mal. Julien a perdu Clarisse, elle est avec Jim. Il boit de la bière et a les pieds sur terre. Jim et Clarisse ne peuvent faire un bon couple et Julien un bon célibataire non plus. Nathalie veut un enfant et Julien fait l'affaire. En revanche, Nathalie réussit son parcours de bistrotière. Elle devient gérante puis propriétaire, une femme moderne qui ne sait pas encore quel sera le prix à payer. Un pauvre jeune homme commet un meurtre et c'est Julien qui s'en sent coupable. Et va donc en prison. Plusieurs années plus tard, dans la troisième partie, nous nous retrouvons dans la petite ville au bord de l'océan. Clarisse et Nathalie vivent ensemble. Clarisse s'occupe de Nils, fils de Nathalie et de Julien. Et Nathalie gagne l'argent. Elle a ouvert des clubs pour lesbiennes qui rapportent beaucoup. La santé de Nils n'est peut-être pas des meilleures mais les deux femmes se sont façonné une "vie moderne", loin des contraintes de jadis, où chacune semble trouver son compte. Jusqu'au moment où Julien quitte la prison. Christophe Pellet est un fin observateur de l'évolution des moeurs : l'amour, semble-t-il, a changé de nature et plus rien ne marche comme avant. Son écriture fait ressortir la dramaturgie, les couleurs et les images du cinéma. Si, à ses débuts, le septième art a su tirer profit du théâtre, le théâtre semble maintenant avoir besoin du cinéma pour trouver une langue qui correspond à la dramaturgie "universelle" du spectateur.
Nombre de pages
142
Date de parution
15/11/2000
Poids
120g
Largeur
107mm
Plus d'informations
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EAN
9782851814739
Titre
Le garçon girafe
Auteur
Pellet Christophe
Editeur
L ARCHE
Largeur
107
Poids
120
Date de parution
20001115
Nombre de pages
142,00 €
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Une sorte de dissolution a eu lieu. Les contours des hommes et des femmes sont plus flous, leurs actes se ressemblent. Ils vacillent entre hétérosexualité et homosexualité. L impression se fait tenace que le sexe fort est devenu le sexe faible et que la psychologie traditionnelle qui déterminait leurs comportements a disparu. En délicatesse révèle dès le premier coup d il une parenté avec Le Garçon girafe, la trilogie avec laquelle Christophe Pellet a débuté. Nous sommes à nouveau dans une ville au bord de la mer, quelques personnages portent le même nom et la pièce commence à peu près là où Le Garçon girafe a pris fin. Mais elle est plus qu une variation, elle approfondit le sujet et l éclaire sous un nouvel angle. Pellet, né à Toulon en 1963, observe, avec une grande acuité, les oscillations sentimentales de ses personnages, auxquels manque un cadre idéologique suffisamment clair et stable.
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Malgré l'image d'ermite qu'il s'est forgée ou qu'on lui a faite, Thomas Bernhard a participé activement à la vie sociale de l'Autriche et de l'Allemagne. A partir des années 80, il a adressé à des journaux des textes provocateurs, des "dramuscules" traitant de la xénophobie, du racisme et de la haine de l'autre dans la société d'aujourd'hui.
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Brecht Bertolt ; Bortholary Bernard ; Duchet Claud
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