Le système philosophique de Nicolas Malebranche (1638-1715) peut être considéré comme la seule théodicée de l'âge classique qui veut assurer la bonté de Dieu tout en postulant la réalité du mal. Mais elle est aussi et surtout nouvelle par son principe opératoire: la loi. Le malebranchisme propose en effet une réflexion originale sur la notion de loi. Celle-ci doit rendre compte de la nature comme de la grâce et emprunte donc autant à la science qu'à la théologie pour aboutir à un précipité théorique des plus novateurs. Cette réflexion est également surprenante car les difficultés rencontrées pour légitimer une compréhension purement légale du réel viennent souvent plus de la nature que de la grâce, des lois de la biologie que des lois de la rédemption. Une telle défense de Dieu tourne à un éloge de la loi et plus spécifiquement de la forme de la loi, matrice de l'intérêt des Lumières pour le légalisme et le formalisme. Le malebranchisme constitue donc une étape essentielle dans l'histoire complexe de la notion de loi. Sans cette étape, on ne peut comprendre nombre de philosophies politiques du XVIIIe siècle. Et si ce moment malebranchiste a souvent été ignoré des commentateurs, c'est justement parce qu'on n'a pas suffisamment interrogé les conséquences politiques du système légal présenté par l'auteur et la manière dont la défense de Dieu s'efface devant la glorification de la loi. Autrement dit, on tente ici la gageure de faire de Nicolas Malebranche un philosophe politique, chez qui un théocentrisme fréquemment souligné cache en fait des préoccupations anthropologiques.
Date de parution
23/01/2006
Poids
450g
Largeur
215mm
Plus d'informations
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EAN
9782711617715
Titre
LE SYSTEME DE LA LOI DE NICOLAS MALEBRANCHE
ISBN
2711617718
Auteur
PELLEGRIN
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
450
Date de parution
20060123
Nombre de pages
0,00 €
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Résumé : Cette anthologie rassemble un pan ignoré de la littérature française : les écrits que des femmes d'exception et quelques écrivains célèbres ont consacrés à un combat de longue durée, celui de l'égalité entre hommes et femmes. Accès à l'instruction, droits civils et politiques, droit au divorce, accès à tous les métiers, égalité des salaires : telles sont quelques-unes des revendications qui reviennent au fil des textes de ce recueil. De Christine de Pizan, première " femme de lettres " française, à l'icône féministe qu'est devenue Beauvoir, ces écrits se répondent et nous aident à penser les débats d'aujourd'hui. Montrant qu'il n'existe pas une histoire linéaire du féminisme, ils nous font découvrir des personnages engagés et parfois méconnus, nous donnent à entendre des voix plurielles, réunies par l'art de penser hors des chemins tracés.
La ville est partout. Vertigineuse de hauteur dans les mégapoles, de Shanghai a New York en passant par Dubaï et Tokyo. Illimitée à la surface de la planète, faite de banlieues qui n'en finissent pas ou de villages devenus tentaculaires. Car il a fallu des générations pour que la ville devienne le monde, des générations qui ont échangé, commercé, construits ports, immeubles et monuments. Souvent la ville fait le bonheur de ses habitants puisqu'elle permet tous les échanges, parfois elle est aussi l'origine de leurs malheurs. Huit personnalités que la ville relie, de l'architecte à l'historien, du démographe au cinéaste, du maire à l'ethnologue, de l'industriel à l'artiste, évoquent ici les grands changements passés, présents et à venir de la ville. Perdez-vous dans le dédale de ses rues au fil des pages.
Résumé : Honoré de Balzac, George Sand : ces deux géants littéraires se sont jaugés, appréciés et soutenus, comme le prouve la correspondance qu'ils ont échangée. Dans le cadre du musée Balzac de Saché, l'exposition Mon cher George. Balzac et Sand, histoire d'une amitié permet de saisir toutes les nuances et la richesse de leur relation épistolaire. En ce XXIe siècle où le courriel et le SMS voudraient se substituer à la lettre acheminée par la poste, plongez-vous dans ces missives riches de respect partagé, d'amitié attentive et d'encouragements réciproques à la création de deux oeuvres littéraires exemplaires.
Accès à l'instruction, droits civils et politiques, équité des salaires, divorce: depuis des siècles, les femmes n'ont cessé de se battre pour obtenir l'égalité avec les hommes. Bien avant l'apparition du mot "féminisme", cette lutte fut d'abord un combat de plume, porté par des personnages singuliers engagés dans les controverses de leur temps. Ce sont leurs voix passionnées que ce recueil donne à entendre, de Marie de Gournay, "fille d'alliance de Montaigne", à l'icône qu'est devenue Simone de Beauvoir, en passant par Condorcet, Olympe de Gouges, Mary Wollstonecraft, Charles Fourier, Flora Tristan, John Stuart Mill, Madeleine Pelletier...
Afin de se prémunir contre le risque de devenir un jour savant, tout jeune chercheur devrait, à titre d'antidote, avoir lu ce classique de Gaston Bachelard. L'originalité de l'ouvrage consiste non seulement à dégager les conditions psychologiques propices à la formation de l'esprit scientifique mais aussi à mettre au jour celles de son dépérissement. Ainsi, la connaissance scientifique s'institue en s'opposant à la connaissance vulgaire, issue de l'expérience commune. Cependant, elle se corrompt et se stérilise dès lors qu'elle prétend fournir des réponses définitives. L'attachement à ses propres certitudes, qu'elles soient d'ordre sensible ou scientifique, contrarie les progrès de la recherche. La science tout autant que l'opinion constituent ainsi ce que Bachelard appelle un obstacle épistémologique. Toute découverte suppose donc la capacité de résister à "cette tendance conservatrice de l'esprit humain" qui le porte à ramener l'inconnu au connu, par une sorte de goût inné pour la cohérence. L'épistémologie à portée des débutants. --Paul Klein
Rien que dans ce petit coin du monde, il y a quatre principes, la raison, l'instinct, la génération, la végétation, qui sont semblables les uns aux autres et sont les causes d'effets semblables. Combien d'autres principes ne pourrions-nous pas naturellement supposer dans l'immense étendue et l'immense variété de l'univers, si nous étions capables de voyager de planète en planète et de système en système, afin d'examiner chaque partie de ce vaste agencement? L'un quelconque des quatre principes mentionnés ci-dessus (et de cent autres qui s'offrent à notre conjecture) peut nous fournir une théorie par laquelle juger de l'origine du monde; et c'est une preuve palpable et insigne de partialité que limiter entièrement notre vue au principe par lequel nos propres esprits opèrent. Si ce principe était plus intelligible pour cela, une telle partialité pourrait dans une certaine mesure s'excuser; mais la raison, dans son agencement et sa structure interne, nous est en réalité aussi peu connue que l'instinct ou la végétation".
Rêve et existence occupe une place tout à fait singulière à l'intérieur du corpus binswangerien, de ce vaste ensemble d'articles, conférences et ouvrages par lesquels la Daseinsanalyse avait déjà atteint son plein développement en 1954, au moment où parut la première traduction en français de ce texte accompagnée d'une longue introduction signée Michel Foucault. Si dans les années vingt le psychiatre suisse avait consacre ses efforts à la question du statut épistémologique de la psychologie et de la psychiatrie, avec cet essai de 1930 il exprimait pour la première fois l'ambition philosophique de conjuguer l'analytique phénoménologique de Heidegger avec la psychopathologie. On trouvera ici une nouvelle traduction de cet essai qui représentait en quelque sorte, aux yeux de Binswanger lui-même, le manifeste programmatique de la Daseinsanalyse.
Résumé : Des calculs de probabilité aux troubles de la personnalité, des électrons à la maltraitance des enfants, de la logique de l'induction aux fous voyageurs, l'éventail des objets abordés par Ian Hacking peut sembler déroutant. Cependant, dans toutes ses recherches, à l'intersection de la philosophie et de l'histoire des sciences, il s'attache à examiner, en toutes leurs nuances et variétés, le rôle joué par l'expérimentation dans les sciences de la nature et la spécificité des " espèces humaines " comme objets des sciences humaines et sociales. Les textes réunis dans ce volume - dont certains publiés pour la première fois ici en français - montrent que les différents aspects de la production philosophique de Ian Hacking s'entre-répondent et dessinent ensemble un portrait complexe et articulé de la raison scientifique. Son approche originale, au croisement (entre autres) de l'analyse conceptuelle, de la philosophie du langage ordinaire, de l'archéologie foucaldienne et de l'histoire des sciences, a contribué à ouvrir de nouveaux chantiers de réflexion, faisant de Ian Hacking l'une des figures les plus dynamiques et influentes non seulement dans le domaine de l'épistémologie philosophique, mais aussi en sociologie, en anthropologie et en histoire.