Publication inédite du Journal et de la correspondance d'Édouard Lockroy, parti loin de chez lui pour un voyage autour de la Méditerranée en compagnie d'Alexandre Dumas et de Gustave Le Gray. Un témoignage exceptionnel par sa vivacité, la qualité de ses observations et son ton libre et spontané. Du printemps 1860 à la fin de l'année 1861, le jeune Édouard Lockroy (1838-1913), aujourd'hui surtout connu comme journaliste ou comme proche de Victor Hugo, plus tard ministre du Commerce et de l'Industrie sous la IIIe République, voyage autour de la Méditerranée. Ses lettres écrites à ses parents sur un ton très spontané et son journal intime rédigé chaque jour puis retravaillé pour la postérité quelques années plus tard font ressurgir la figure attachante de cet opposant au Second Empire, à peine sorti de l'École des beaux-arts et déjà parti loin de chez lui pour une grande odyssée en compagnie d'Alexandre Dumas et du photographe Gustave Le Gray. De la Sicile de Giuseppe Garibaldi jusqu'aux chantiers de fouilles d'Ernest Renan au Liban et en Syrie, en passant par Palerme, Malte, Beyrouth, Damas et Alexandrie, ses papiers inédits alternent entre la vision du jeune ingénu quittant sa patrie pour la première fois, celle de l'artiste fasciné par l'Orient en quête de paysages pittoresques, du reporter de guerre observant avec acuité l'expédition militaire française au Liban pour Le Monde illustré , de l'ethnologue amateur goûtant les joies d'un dépaysement total, et enfin de l'archéologue débutant, offrant par la variété et la qualité de ses observations un témoignage majeur pour l'étude des voyages au XIXe siècle, pour l'histoire de la photographie, du journalisme, et plus généralement pour la connaissance de la présence française au Proche-Orient.
Nombre de pages
283
Date de parution
07/11/2024
Poids
822g
Largeur
170mm
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EAN
9782847425208
Titre
Deux années d'aventures en Méditerranée avec Dumas, Garibaldi, Le Gray et Renan. Journal et correspo
À la fin des années 1840, alors que la photographie en est à ses tout débuts, Gustave Le Gray entend "unir la science à l'art" et met au point, entre autres procédés, le négatif sur verre au collodion. De nombreux élèves se pressent dans son atelier, les commandes affluent... À côté de commandes officielles pour les monuments français (la Mission héliographique, 1851) puis pour l'empereur Napoléon III (le camp de Châlons-sur-Marne, 1857), Le Gray élabore une ?uvre personnelle, en forêt de Fontainebleau, en bord de mer, de Cherbourg à Sète, au c'ur de Paris : autant de séries dont l'exigence artistique - qui aujourd'hui s'impose à tous - marginalise ce photographe trop peu "commercial" pour son temps... Fuyant ses créanciers, Le Gray quitte Paris en mai 1860 pour une croisière en Orient à bord de l'Emma, la goélette d'Alexandre Dumas. Après une escale improvisée à Palerme où, en pleine insurrection garibaldienne, il immortalise héros, ruines et barricades, il gagne la Syrie puis l'Égypte. Celui en qui Dumas voyait "le premier photographe de Paris" ne devait jamais regagner la capitale, inventant d'Alexandrie au Caire une vision quasi instantanée d'une extraordinaire liberté.
L'univers fascinant de la " Cité des morts " vue à travers l'objectif d'un des plus grands photographes du XIXe siècle : Félix Nadar. Cet opus de " L'Oil curieux " met en scène une quarantaine de clichés réalisés par Félix Nadar dans les catacombes en 1862. L'ouvrage constitue un reportage à travers des carrières aménagées pour recueillir les ossements des vieux cimetières vidés par hygiène : les catacombes. Félix Nadar fixe pour nous ce gigantesque ossuaire aussi techniquement précis que pittoresque dont la visite, autorisée à l'époque quatre fois par an, était devenue à Paris la promenade à la mode. Cette série de photographies, avec celle, presque contemporaine, sur les égouts de Paris, a été présentée dans les ateliers et dans les stands Nadar aux expositions universelles jusqu'en 1900.
Que seraient devenus Duke Ellington, Louis Armstrong, Earl Hines ou King Oliver sans les gangsters qui les employaient ? Ces mobsters et ces racketeers, souvent juifs ou siciliens, n'étaient pas aveuglés par les préjugés racistes qui empêchaient l'establishment blanc d'apprécier et de soutenir les musiciens noirs. Dans les clubs qui proliférèrent pendant la Prohibition, ils assurèrent la sécurité de l'emploi nécessaire à la constitution d'orchestres stables et à la maturation d'un style. Et ce sont les politiciens conservateurs qui, en faisant de la Mafia leur bouc émissaire, ont mis fin à l'âge d'or du jazz. A l'appui de cette thèse étonnante, Le Jazz et les gangsters propose une enquête et une documentation exceptionnelles, une peinture réaliste de la vie des premiers musiciens de jazz et du milieu de la pègre à la Nouvelle-Orléans, à Chicago, New York et Kansas City. Ronald L. Morris lève ainsi le voile sur un pan méconnu de l'histoire de la culture populaire. Les gangsters, conclut-il, se sont comportés avec les jazzmen comme les grands mécènes de la Renaissance : " Il n'y eut peut-être jamais, dans toute l'histoire de l'art, d'association plus -heureuse. " Ronald L. Morris, a enseigné l'histoire sociale dans des universités anglaises et américaines, écrit sur le roman noir américain et pratiqué le jazz. Préface et traduction de l'américain par Jacques B. Hess.
Trop beau pour être vrai. Le faux dans l'art, de la tiare du Louvre aux chaises de Versailles raconte, à partir d'exemples célèbres et hauts en couleurs, l'histoire du faux depuis la Renaissance jusqu'aux affaires récentes qui secouent les musées et le marché de l'art contemporain. De la tiare du Louvre aux chaises de Versailles, depuis plus d'un siècle le monde de l'art a été ébranlé par de nombreuses affaires de faux qui ont mis en cause l'autorité des experts et des marchands, et ont parfois atteint les plus honorables institutions comme le Metropolitan Museum de New York et le British Museum, le musée du Louvre et le château de Versailles. La presse s'en est emparée, le public s'en est délecté. Des Gauguin, Otto Dix, Léonard et autres princesses amarniennes de Shaun Greenhalgh au millier de toiles de l'avant-garde russe saisies en Allemagne, des faux Cranach, Vélasquez, Frans Hals, Corrège réalisés en Italie aux expressionnistes abstraits concoctés dans le Queens et écoulés à Manhattan par la galerie Knoedler, aucun domaine de l'art n'a été épargné. Les différentes histoires évoquées ici cherchent à expliquer comment les faussaires s'y prennent pour trouver le point faible des collectionneurs et des spécialistes et leur fabriquer l'objet ou le tableau " trop beau pour être vrai " dont ils rêvaient. Mais il suffit parfois d'une analyse scientifique ou d'une enquête parallèle sur d'étranges mouvements d'argent pour que le rêve devienne cauchemar.
Marie Marvingt est une femme exceptionnelle qui collectionna un nombre considérable d'exploits sportifs et fit preuve tout au long de sa vie d'une générosité et d'une bravoure hors du commun. Pionnière du féminisme, la " fiancée du danger " est tombée dans l'oubli. Avec ce roman, Michèle Kahn lui redonne sa place prééminente parmi les figures majeures du XXe siècle.Femme exceptionnelle, surnommée " la fiancée du danger ", Marie Marvingt (1875 ? 1963) collectionna tout au long de son existence un nombre considérable d'exploits sportifs. Au moment de s'éteindre, à 88 ans, cette pionnière de l'aviation avait remporté 17 championnats mondiaux dans diverses disciplines, était détentrice de 34 médailles, avait accompli à vélo un Tour de France que les organisateurs avaient refusé d'homologuer et venait de passer son brevet pour piloter un hélicoptère à réaction.Mais la vie de Marie Marvingt fut loin de se limiter à ces succès. Très tôt consciente de la liberté à conquérir pour les femmes, elle batailla pour cela sans relâche. Courageuse, volontaire et emplie d'amour pour les autres, elle fut notamment l'inventrice de l'aviation sanitaire qui sauva, et continue à sauver, nombre de vies humaines. Pourtant, un mystère plane sur cette destinée : on ne lui connaît aucun lien amoureux. Désir d'indépendance totale ? Influence de la religion ? Peut-être la fiancée du danger n'a-t-elle simplement pas trouvé une compagnie à la hauteur de son esprit révolutionnaire.Si la presse, dans toute l'Europe et jusqu'en Amérique, a rendu compte de ses exploits mirobolants, Marie Marvingt est morte à Nancy dans une misère scandaleuse, et a sombré dans l'oubli. Ce roman entend lui redonner la place prééminente qui est la sienne parmi les figures majeures du XXe siècle.
Avant La Comédie humaine, Balzac a écrit plusieurs ouvrages pseudonymes ou même anonymes. Parmi ceux-ci, Marie-Bénédicte Diethelm, spécialiste du " jeune Balzac ", met au grand jour cet exceptionnel " enfant perdu " du plus grand romancier français : L'Anonyme ou Ni père ni mère, magnifique roman de jeunesse non réédité depuis 1823. Dans cette histoire fantaisiste et extravagante d'un collégien courant éperdument après son nom, sa famille et une mystérieuse inconnue entraperçue par hasard, c'est Balzac lui-même qui se dévoile tel qu'il est aux environs de 1820 : malheureux de n'avoir eu, enfant, " ni père ni mère " autour de lui mais débordant d'énergie créatrice et de fantaisie, avide d'amour et d'aventures, passionné par la littérature, la science et la philosophie. Ce n'est, en effet, pas le moindre intérêt de cet étonnant roman que de révéler, sur un mode plaisant et humoristique, quelques-unes des étapes essentielles et, jusqu'à présent, pratiquement inconnues de la formation intellectuelle du grand écrivain. Laissons-nous donc emporter par la lecture de ce Balzac mettant en scène un héros aussi anonyme que son auteur en 1823.