C'est dans les années 70 que les lecteurs du monde entier, incrédules et bientôt captivés, découvrirent la trilogie romanesque que le singulier Mervyn Peake (1911-1968) avait publiée dans l'indifférence après la guerre - Titus d'Enfer, Gormenghast, Titus Errant - et qui le fit comparer, dans une beau désordre à Rabelais, Swift, Rimbaud, Powys... Le personnage central de l'?uvre - laquelle réserve au lecteur les mêmes plaisirs qu'un labyrinthe particulièrement retors - est l'antique château de Gormenghast, campé à flanc de montagne dans une contrée mal définie, en une époque non moins incertaine mais qui pourrait bien être la nôtre. Autour de Lord Tombal, sorte de roi Lear lunatique, de sa plantureuse épouse Gertrude qui rêve de s'envoler avec ses amis les oiseaux, de leur fille Fuchsia la sauvageonne, de leur dernier rejeton Titus - qui ne manquera pas de sonner aux uns et aux autres quelques fils à retordre - tout un peuple de personnages fantasques poursuivent, chacun selon ses talents particuliers, folles lubies, passions désespérées, noirs complots, rêves criminels, songeries angéliques ( ou le tout à la fois). Une vaste métaphore, humoresque et poétique, de l'humaine condition, qui fit se récrier d'aise Graham Greene, et que toute la critique salua, il y a un quart de siècle de cela, à larges coups de chapeau.
Nombre de pages
502
Date de parution
19/03/1998
Poids
590g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782859405144
Titre
Titus d'Enfer
Auteur
Peake Mervyn
Editeur
PHEBUS
Largeur
140
Poids
590
Date de parution
19980319
Nombre de pages
502,00 €
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Résumé : " Chialerie de chialerie ! Me voilà en train d'écrire comme une femmelette alors que l'air arctique respire le danger et l'aventure. Et pas seulement ça, mais j'ai Jackson a décharger avant qu'il s'enroule pour dormir et ma jambe-épée à polir... Avec le ragoût de léopard de mer à préparer pour dîner, je me demande pourquoi j'ai choisi de t'écrire ce soir. Enfin, je suis quand même ton oncle et je dois m'atteler à la tâche. " Des mots, des dessins, des ratures et des jurons... Parti à la recherche du fabuleux Lion Blanc, un vieil oncle perdu écrit à son lointain neveu sa quête déraisonnable. Et, chialerie, ce que c'est bien, la folle aventure !
Deuxième " roman " de la Trilogie de Gormenghast, qui fit comparer Mervyn Peake (1911-1968) à Rabelais, Swift, Rimbaud, Powys - rien de moins. La critique cita aussi en référence, et de façon récurrente, l'?uvre de Tolkien. Mais on aurait affaire, alors, à un Tolkien qui aurait cédé sans retenue aux avances du beau délire et de la mystification. Le lecteur retrouvera donc, avec un plaisir qu'on veut croire extrême (tout ici est extrême), les singuliers héros de Titus d'Enfer et tous les hôtes du château-labyrinthe de Gormenghast, pour de nouvelles aventures non moins sidérantes. Graham Greene, lorsque l'?uvre fut enfin révélée au large public, avait été le premier à crier au génie. La critique de langue française, depuis lors, a largement fait écho à cet enthousiasme.
Fin de la réédition de la "Trilogie de Gormenghast", le chef-d'oeuvre de Mervyn Peake. Trois romans au total, que la critique égala, pour leur baroquisme inspiré, au meilleur Tolkien : Titus d'Enfer, Gormenghast... et ce Titus errant, le plus émouvant peut-être, qui livre au lecteur les clés secrètes de toute l'aventure - et lance le héros sur les sentiers pleins d'embûches de la liberté : "Un événement littéraire considérable." "Un monde de visionnaire." "L'une des rares révélations de ces dernières années."
Rentrée littéraire 2025 Prix Pulitzer 2024 1874, au lendemain de la guerre de Sécession. Sur les routes de Virginie-Occidentale se croisent civils et soldats, renégats et vagabonds, affranchis et fugitifs. ConaLee, 12 ans, l'adulte de sa famille depuis aussi longtemps qu'elle s'en souvienne, entreprend un voyage avec sa mère, qui n'a pas prononcé un mot depuis des mois, et l'homme qu'on lui a dit d'appeler "papa" . Ce vétéran sudiste, qui s'est imposé dans leur monde, les dépose à l'entrée de l'asile d'aliénés de Trans-Allegheny. Là, loin de leurs proches, se faisant passer pour une dame et sa bonne, mère et fille empruntent le long chemin de la guérison. Une fois de plus, Jayne Anne Phillips tisse un récit envoûtant où la mémoire collective, les secrets familiaux et les fracas de l'Histoire se conjuguent. Dans une prose d'une beauté âpre, elle s'attache à dépeindre avec empathie les victimes, les blessés dans leur chair et leur âme. Et fait revivre une galerie de personnages mémorables : Dearbhla, la guérisseuse irlandaise qui sait lire dans les pierres, O'Shea, le veilleur de nuit amnésique ou encore Mrs Hexum, la cuisinière au grand coeur. Autant de sentinelles qui tentent à leur échelle de protéger un monde qui se délite et de réparer les vivants.
Vous voulez que je vous ouvre ma tête pour aller voir dedans ? Si j'étais vous je voudrais pas savoir." C'est un homme inquiet qui appelle la gendarmerie parce qu'il est sans nouvelles de sa femme. C'est une infirmière aimant marcher seule quand le sommeil la fiait. C'est un petit garçon avec des yeux profonds comme des lacs et qui a perdu sa mère. Mathis a six ans. Il est le dernier témoin du drame qui s'abat sur lui. Alors il répond quand on l'interroge, hésite, se reprend, questionne le vide. Car lorsqu'on disparaît, c'est bien qu'on est encore quelque part, non ? Cette histoire commence dans le Narbonnais, juste avant Noël. Un couple sur le point de se séparer, des étangs fouillés sans relâche, un enfant seul. C'est sa voix que l'on entend. Voix de tête dans ce roman où amour, violence et solitude sont disséqués tour à tour par les principaux intéressés en un long chant qui se déploie jusqu'à l'inexorable. Y a-t-il plus grand trauma que de perdre sa mère du fait de son père ? Partant d'un angle mort des féminicides, Delphine Saubaber nous plonge dans un roman déchirant d'une sidérante vérité.
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Lasse de se morfondre dans une vie étriquée, Camilla quitte du jour au lendemain son boulot de comptable et son petit ami, Noah, artiste sans le sou qui vit à ses crochets. Elle se dit pourtant encore amoureuse, mais cela ne lui suffit plus. Désespéré, le jeune peintre est prêt à tout pour reconquérir sa muse. Alors lorsqu'il rencontre Betty, la veuve sexagénaire d'un homme d'affaires poussé dans la tombe par son associé, Noah accepte la mission de tueur à gages qu'elle lui propose pour obtenir vengeance, moyennant une juteuse rémunération. Mais l'amour et la fureur ont-ils jamais fait bon ménage ? Maître du trompe-l'oeil, des ellipses savamment distillées et des dialogues à double fond, Martin Suter nous offre un suspense acide et jouissif, où la vérité se joue de nous jusqu'à la dernière ligne. Une étourdissante réflexion sur les jeux de pouvoir, les dynamiques de couple, les mensonges et la trahison.