J'aime le mot homme et sa distance. (cadrage-débordement)
Pazzottu Florence
LANSKINE ED
18,00 €
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EAN :9782359630251
Florence Pazzottu emprunte au rugby le cadrage-débordement et ses trois temps, face à face, feinte et échappée, pour proposer, dans une traversée réjouissante des formes et des genres, une véritable aventure poétique, dans un sens que ce livre contribue à renouveler. S'ouvrant sur un éloge du ratage et du dévoiement dans lequel mythes et faits d'Histoire voisinent et fusionnent avec les expériences les plus contemporaines, triviales parfois, J'aime le mot homme et sa distance joue sans cesse, entre vers et prose, entre jaillissement et précision de la pensée, récit serré et saut risqué, autobiographie et adaptation de contes japonais du Xe siècle (avec invention de poèmes-sms), et surprend autant par son accueil de l'imprévisible (dont Florence Pazzottu fait une discipline) que par la précision et l'exigence de sa composition. Une puissante sensation de liberté accompagne de part en part la lecture de ce livre.
Nombre de pages
200
Date de parution
22/02/2020
Poids
424g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782359630251
Titre
J'aime le mot homme et sa distance. (cadrage-débordement)
Auteur
Pazzottu Florence
Editeur
LANSKINE ED
Largeur
150
Poids
424
Date de parution
20200222
Nombre de pages
200,00 €
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L'Inadéquat repose la question d'un sens qui ne serait pas inné, antérieur à l'écriture, mais que le poème mettrait au jour, dans l'élan obstiné de sa composition. A cette fin, le langage se voit ici soumis à un questionnement serré, à plusieurs interrogatoires susceptibles d'en faire jaillir la vérité cachée : attendus distordant la syntaxe et agrégeant les sons ; " inconférences " en prose ; épopées étranglées ; lancers de strophes syncopées, visuelles, éparpillées... Mais derrière cette rhétorique détournée - et son labyrinthe entêté - le poème dit aussi la chair des mots à vif, qui en est le seul prix : comme de la " vraie ", de l'Autre vie. Pour plus de lumière dès ici.
Alors, onzième livre de Florence Pazzottu, poursuit un dialogue têtu entre les deux versants, les deux versions du monde : l'intérieur et l'extérieur, le silence et la parole, l'impalpable et le tangible... Le réel le plus immédiat - le plus inacceptable aussi - s'y confronte à l'irréversible joie, aux épiphanies témoignant que les jeux graves du langage peuvent rendre une forme de lumière à la grisaille ordinaire. D'où la manière dont les vers viennent se poser, s'éparpiller parfois sur la page, dans l'éclat d'un rire irréductible... Un livre médian : S'il tranche, se présente comme un traité de poétique ironique et cinglant. Dans la dernière partie la parole se trouble, les strophes se resserrent - mais c'est pour mieux dire un drame commun, malgré la solitude à laquelle il renvoie. Dans ces pages traversées, poignantes, Florence Pazzottu retrouve la tension majeure qui fonde son écriture poétique, la lumière qu'elle sait extraire de la nuit pour en montrer la blessure secrète.