Constellation et utopie. Theodor W. Adorno, le singulier et l?espérance
Payot Daniel
KLINCKSIECK
32,00 €
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EAN :9782252041185
La philosophie d'Adorno est une critique de la domination politique et idéologique. Elle est aussi une méditation sur les devoirs de la pensée confrontée à la Shoah et aux totalitarismes du XXe siècle.Face à la Catastrophe, elle ne s'abîme pas dans le défaitisme mais tente de retrouver, sous les mythes qui les étouffent, les raisons d'espérer sans lesquelles l'expérience humaine ne serait pas viable. La notion d'utopie, qu'il hérite d'Ernst Bloch et de Walter Benjamin, a d'abord chez Adorno ce sens d'un dégagement de possibles qui, enfouis dans l'Histoire et réprimés par la logique du capitalisme, peuvent cependant être reconnus et libérés. Cela suppose que les singularités ? l'individu dans le collectif, le détail dans l'ensemble, l'élément dans la composition ? ne soient pas annexées et liquidées, mais au contraire préservées dans leur expression propre. Adorno, avec Benjamin, nomme « constellations » les modes d'articulation qui y parviennent.Pour en dégager les enjeux, il faut entrer dans le mouvement d'une pensée qui déconstruit les concepts d'identité et de totalité mais ne renonce pas à l'espérance. Les conceptions adorniennes de la dialectique et de la négativité sont traversées par cette tension féconde.Cette introduction à l??uvre d'Adorno l'interprète comme une réponse à ce que Miguel Abensour appelait la « sommation utopique » : sous l'opacité et la noirceur du monde, l'écriture d'Adorno tente de réveiller un « dire » de vérité, de sauvetage et d'émancipation.
Nombre de pages
170
Date de parution
12/04/2018
Poids
230g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782252041185
Titre
Constellation et utopie. Theodor W. Adorno, le singulier et l?espérance
Auteur
Payot Daniel
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
140
Poids
230
Date de parution
20180412
Nombre de pages
170,00 €
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Les statues meurent aussi, court métrage réalisé par Alain Resnais et Chris Marker en 1953, défendait la thèse d'une liquidation de l'art africain par le colonialisme. Que reste-t-il aujourd'hui des questions qu'il posait ? Quelles relations entretenons-nous, cinquante ans après les premières Indépendances, avec les " objets ", masques et statues, africains ? Leur présence nous adresse-t-elle encore une parole quelconque ? Contribue-t-elle à nourrir la promesse d'une " nouvelle communauté " qu'évoquait dans son dernier mouvement le film de Resnais et Marker ? Pour relever l'invitation que les statues nous adressent à nous engager dans d'autres modes de perception et de compréhension que ceux qui correspondent à nos objets et concepts habituels, sont appelés à la rescousse, tour à tour, le cinéma européen des années cinquante et soixante, la poétique de Francis Ponge, la philosophie de l'histoire de Walter Benjamin.
Il parle d'interruptions, d'ellipses, d'écarts, de déroutements, et eux entendent négation, destruction, épuisement. Pauvres eux! Ils feraient mieux d'apprendre à écouter les naissances, les envois, les advenues, et plus tard les tissages, les enchevêtrements, les intrigues. Ainsi le décalage apparaît-il. Dans la complétude qu'ils invoquent, ils projettent une totalité achevée, une substance, un absolu intangible, et ils se voient eux-mêmes en gardiens de ce monument tout positif. Mais leur autoportrait les trahit: ils sont exclusifs, jaloux, méprisants envers ceux qui n'accèdent pas à cette Vérité, cassants pour ceux qui mettraient en doute qu'elle est suprêmement désirable. Ce sont eux les destructeurs, pense-t-il. Lui ne cesse d'être passionné par les aventures des concepts: ils arrivent, ils se meuvent, ils sont ensemble tissés et assemblés, travail sur les jours qui ne les comble pas mais invente, fait être, laisse respirer. Il aime les émergences, et eux ne voient de la présence que ce qui en fait un édifice irréfutable, une stèle immobile, c'est-à-dire, peut-être bien, la mort. Biographie: Daniel PAVOT enseigne la philosophie de l'art à l'université Marc Bloch de Strasbourg et à l'université de Ouagadougou (Burkina Faso).
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.