Un cadavre unijambiste dissimulé parmi des naufragés. Une améthyste et des pièces d'or antiques apparaissant comme par magie, et voilà Victor Etchezabal obligé de mener l'enquête en compagnie d'une petite cousine aussi imprévisible qu'un écureuil malicieux. Pourtant, lorsque le jeune homme, exilé jusque-là à Bordeaux, décide de regagner l'archipel de Saint-Pierre et Miquelon en 1905, ses ambitions sont simples : mener la juste vie, aussi paisible que modeste, d'un instituteur orphelin. C'est en tous les cas ce qu'il déclare à François Coli, capitaine en second sur la goélette qui l'amène avec les pécheurs et graviers sur les Bancs de Terre-Neuve. Mais, à son arrivée, il trouve la petite colonie en ébullition. La pêche à la morue, principale ressource de la région, est en crise. La compagnie de la Morue Française envisage même la construction d'une usine pour traiter les baleines ! Et, comble pour un hussard de la République, les catholiques s'opposent à la laïcisation des écoles. Un maudit bordel, pour sûr !
Nombre de pages
254
Date de parution
29/05/2015
Poids
315g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343065250
Titre
La morue voit rouge !
Auteur
Pautard Sandrine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
315
Date de parution
20150529
Nombre de pages
254,00 €
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Juillet 1914, Victor passe ses vacances à Deauville avec Mariette dont il est amoureux. Mais la jeune femme, journaliste et féministe, mène une vie indépendante qui entrave singulièrement leurs relations. Un mois plus tard, emportés dans un conflit qui les dépasse, leurs convictions les mieux ancrées ont volé en éclats. Victor, antimilitariste, est affecté en première ligne comme infirmier. Mariette se retrouve à enquêter sur la passation d'un marché d'État frauduleux. Et chacun espère survivre au creuset des tranchées où s'opère le grand ?uvre d'un monde nouveau.
Jacques Pautard a publié un premier texte en 2006, à plus de 60 ans : Duos d'une seule voix. Quatre saisons d'un Noir "Marron" dans la Comté de Bourgogne, qui constitue une sorte d'autobiographie rageuse (éditions Cêtre): « Les choses que je conte ici, indique-t-il, étaient bien trop présentes trop pressantes trop violentes en moi que je puisse m'en distancer assez d'en faire de "la vraie poésie" [...] Le chaos, l'arythmie, l'acrobatique de mes pensées et de mes phrases - leur métissage - redisent donc à travers ces pages le décousu de ma vie réelle : celle d'être un Français à peau brune, et pire, un Comtois de couleur !... Chose qui n'a rien de trop harmonique ni poétique en soi, on peut m'en croire... » Mais le temps de la colère est passé. Avec ce premier livre de poésie, c'est un grand souffle lyrique mais aussi une vaste vision philosophique qui saisit le lecteur. Construit autour de trois poèmes également intitulés Beatnik qui lui donnent sa tonalité, l'ensemble comporte neuf mouvements : Beatnik (La route), Parvis de Sainte-Madeleine, Les coeurs verts, Beatnik (Chez Popof), Petite ville (Vesoul), Atlas, Mélanine, La lanterne magique et Beatnik (La clef des champs). Dès les premières lignes , c'est une langue brûlante et prophétique: « Reste le cri plongeant qui ravissait mon être / devant la ligne brisée d'une route... Buste gris foudroyé / sur le genou venteux du télégraphe, comme un continuel départ / en moi... // Ô l'établi des routes par les soirs, / bruissant de l'oeuvre d'adduction, de remembrance... / Le canon double de l'asphalte luisant sous l'acier des pluies / et le râtelier d'arbres à ses flancs accouru, sa couture égarée / dans la brume des trafics, / son trousseau hors d'haleine aux rigoles, son secret répandu, sa / ceinture incendiée, / joyautant d'infini les froides perspectives... ». Et la route est encore présente dans les tout derniers vers du livre, thème obsessionnel qui se confond avec la marche de la vie et le rythme des mots : « Oui, même poème indécis, même rêve de chair et d'os / sur la route ou sur le cahier, à longue page, à coeur serré, / vous donnant la sèche leçon d'un monde ne s'appartenant / qu'à ne jamais se devenir ; dont les bornes n'annoncent rien / que cette absence faite en homme... / Qui fut aux moelles de la route, au bout de toutes perspectives, / une grisaille qui traînait, / un chagrin qui les légendait, / une tristesse qu'on taisait... »
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...