Collection : Les Pères dans la foi 102Tournant majeur dans l'histoire de l'Église, le 4e siècle voit l'empire romain se christianiser de manière irréversible, à l'exemple des empereurs Constantin et Théodose, mais surtout à celui de personnages éminents qui renoncent à la carrière des honneurs et parfois à d'immenses richesses pour se consacrer entièrement au Christ et à son enseignement. Parmi ceux-ci, Paulin de Nole, né à Bordeaux, dont la conversion a eu un retentissement considérable, s'entretient dans sa correspondance avec les plus grands auteurs contemporains qui séjournent dans diverses régions de l'empire. Il écrit ainsi à son ancien professeur, Ausone, resté en Aquitaine, pour lui signifier son renoncement au monde à Jérôme, fixé à Bethléem, et à Augustin, évêque d'Hippone en Afrique du Nord, pour en faire ses maîtres spirituels à Sulpice Sévère, son alter ego, qui s'est fait le disciple de Martin de Tours et s'est établi en Aquitaine. À travers une anthologie de ces lettres, c'est toute l'Écriture, de la Genèse à l'Apocalypse, qui transparaît en une gigantesque mosaïque. Ainsi la lettre se met au service du Verbe.Textes choisis, présentés, traduits et annotés par Anne-Marie Taisne.
Nombre de pages
370
Date de parution
01/12/2012
Poids
430g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782908587661
Titre
La lettre au service du Verbe
Auteur
PAULIN DE NOLE
Editeur
MIGNE
Largeur
136
Poids
430
Date de parution
20121201
Nombre de pages
370,00 €
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Illustre aristocrate et poète de talent, Paulin prend la décision, avec l'accord de son épouse Therasia, de renoncer à ses biens et de partir mener une vie d'ascète à Nole en Campanie. Son ami, Sulpice Sévère, jeune avocat réputé, choisit la même voie du renoncement et se fixe à Primuliacum, près de Toulouse. Voici la première traduction complète en français de leur correspondance. Nourrie des dernières recherches universitaires, elle montre en quoi l'échange épistolaire de ces deux Pères de l'Église reflète le passage entre la culture antique et la culture chrétienne. La conversion à l'ascétisme, le culte rendu aux martyrs, le sens de l'amitié spirituelle, le goût des lettres, mais surtout le dépassement de la morale par l'appel à une existence réellement vécue, tels sont les grands thèmes qu'éclairent cette relation singulière.Un témoignage passionnant parce que passionné.Bordelais d'origine, Paulin de Nole (353-431), moine puis évêque, est un écrivain latin, contemporain d'Augustin d'Hippone. Sulpice Sévère, originaire également du Sud-Ouest, est connu pour avoir rédigé la Vie de Martin de Tours et des Chroniques.Correspondance traduite et annotée par Janine Desmulliez, Cédric Vanhems et Jean-Marc Vercruysse Collection dirigée par Marie-Anne Vannier
L'«Eucharisticos», poème autobiographique de 616 hexamètres, a été publié par Paulin à quatre-vingt-trois ans, en 459, alors que l'Oratio, qui compte seulement 19 vers, est une poésie de jeunesse. Le «Poème d'action de grâces» est à la fois confession de la vie de l'auteur, confession de sa foi et confession de sa louange à Dieu. Pour décrire l'action de grâces dans sa vie, Paulin a adopté une forme inspirée par un journal intime, une «éphéméride». Cette conception de l'autobiographie est absolument nouvelle en Gaulle. En plus, l'oeuvre est un témoignage précieux sur l'époque des invasions.
Autour de 470, Paulin de Périgueux compose une Vie de saint Martin, long poème de plus de 3 500 vers, divisé en six chants. Cette épopée, qui emprunte son modèle à l'Énéide de Virgile, pourrait avoir été lue lors de grandes célébrations en l'honneur du saint à Tours.Puisant ses renseignements historiques dans les écrits de Sulpice Sévère (la Vie de saint Martin et les Dialogues ou Gallus), Paulin invite son lecteur à méditer la geste édifiante de l'ancien soldat, moine, évêque et thaumaturge. À travers une suite de scènes variées, il narre les « hauts faits » de Martin, qu'il dépeint tour à tour dialoguant avec les anges ou aux prises avec le Diable, toujours accompagné par la Grâce. Il donne de l'ampleur à la célèbre scène du partage du manteau, imaginant les sentiments des protagonistes, ajoutant des détails ou se souvenant de l'Évangile. Son récit s'achève par la prière et la louange.Avec cette première réécriture, qui sera suivie de bien d'autres, en particulier celle de Venance Fortunat au vie siècle, Paulin de Périgueux consacre Martin de Tours comme le modèle du saint évêque dans l'Occident médiéval.Sylvie Labarre est maître de conférences (HDR) à l'Uni- versité du Maine (Le Mans), où elle enseigne la langue et la littérature latines. Elle appartient au Laboratoire d'Études sur les Monothéismes (UMR 8584). Elle a publié, en 1998, dans la Collection des Études Augustiniennes : Le manteau partagé : deux métamorphoses poétiques de la Vie de saint Martin chez Paulin de Périgueux (v e siècle) et Venance Fortunat (vi e siècle).
Face à la situation socio-politico-économique désastreuse qui frappe de plein fouet certains pays africains, l'auteur s'interroge sur l'origine de ce fléau qui perdure après l'extase des indépendances, ère qui présageait des lendemains meilleurs. Selon lui, la responsabilité de cette situation difficile est partagée. Il propose le concept de « négriétude » comme un espace d'interrogation, d'introspection et de sursaut.
Collection : Les Pères dans la foi 49-50 Première traduction des 15 Homélies sur le Cantique des cantiques de Grégoire de Nysse, le prince des mystiques. Cet écrit trace tout l'itinéraire spirituel. Il date de la fin de l'épiscopat de Grégoire et fournit la pensée achevée de sa théologie mystique. Cette oeuvre est probablement la plus belle, la plus totalement inconnue de ce moine, de cet évêque silencieux, réservé, que le 2e concile de Nicée appelle "le Père des Pères" (Urs von Balthasar).Introduction de Hans Urs von Balthasar Traduction de Christian Bouchet et de Monique Devailly Notes et guide thématique d'A. G. Hamman"
Collection : Lettres chrétiennes 2Bienheureux, vous les pauvres! ... Malheur à vous, les riches! (Lc 6, 24). Il est plus facile à un chameau de passer par un trou d'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume des cieux (Mt 19, 24). L'Évangile condamne-t-il la richesse? Canonise-t-il la pauvreté? Un riche peut-il être sauvé? Le christianisme a-t-il quelque chose à dire sur l'économie et la société ... Ces questions, les chrétiens des premiers siècles se les sont posées. Le monde dans lequel ils vivaient offrait beaucoup de points communs avec le nôtre: de très grandes fortunes côtoyant une terrible misère, l'écrasement des classes moyennes, la plaie de l'endettement. Les Pères de l'Église auraient pu se décourager en pensant que les exigences évangéliques étaient incompatibles avec les réalités économiques et sociales. Ils ont pris le problème à bras le corps. C'est leur réflexion que nous livre ce recueil où l'on trouve les thèmes de la propriété et du partage des biens, du prêt à intérêt et du surendettement, de l'exploitation des salariés et de la spéculation, de la dignité des pauvres et de celle des riches. Il vaut la peine de s'arrêter pour les écouterVous trouverez dans ce livre :- une Préface d'Antoine Hérouard- une Introduction de Jean-Marie Salamito- un choix de textes des Pères de l'Église :
Collection : Les Pères dans la foi 67L'Evangile est venu en Gaule par la Méditerranée et le cours du Rhône. Lyon, dès le IIe siècle, possède un évêque, venu d'Asie Mineure, Pothin, qui meurt martyr en 177. L'évangélisation se poursuit aux IIIe et IVe siècles, les évêchés se multiplient. Au cours des Ve et VIe siècles, en pleine invasion barbare, un grand mouvement d'évangélisation part d'Arles et de l'Ile de Lérins.Deux évêques, tous deux venus de Lérins, occupent le siège d'Arles, ville métropole : Hilaire et Césaire. Leurs Vies, écrites par leurs contemporains dans le style panégyriste de l'Époque, nous permettent de mieux cerner la situation et la ferveur religieuses de la Provence chrétienne. Césaire d'Arles surtout apparaît comme une figure de proue très attachante de la Gaule et de l'Eglise. Nous possédons ici les archives de l'histoire religieuse de la France.Introduction par Jean-Clair GiraudGuide thématique par A.-G. Hamman