Cahiers Jean Paulhan N° 4 : Correspondance (1925-1940)
Paulhan Jean ; Suarès André ; Favre Yves-Alain
GALLIMARD
20,20 €
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EAN :9782070711000
La correspondance échangée entre Jean Paulhan et André Suarès apporte une importante contribution à l'histoire littéraire de l'entre-deux- guerres ; elle enrichit considérablement la connaissance de ces deux écrivains, dont le portrait s'affine et se précise au fil des lettres ; elle éclaire surtout une amitié exemplaire entre deux hommes fort différents l'un de l'autre mais tous deux attachés aux mêmes valeurs : amour de la liberté, goût de la vérité, souci de la beauté. Leur admiration pour les chefs-d'oeuvre du passé ne les enferme pas dans un étroit conservatisme esthétique ; avec une curiosité de bon aloi, ils s'intéressent passionnément aux jeunes écrivains. Leur intérêt, pour la littérature ne les éloigne pas de la vie du monde : devant la montée des périls, l'un et l'autre demeurent attentifs et vigilants. Ardente ferveur, vive sensibilité de Suarès, inlassable patience, admirable générosité de Paulhan : tous deux révèlent une qualité d'âme hors de pair.
Nombre de pages
328
Date de parution
22/10/1987
Poids
340g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070711000
Titre
Cahiers Jean Paulhan N° 4 : Correspondance (1925-1940)
Auteur
Paulhan Jean ; Suarès André ; Favre Yves-Alain
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
340
Date de parution
19871022
Nombre de pages
328,00 €
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« Braque est patient. Son visage, si humble qu'il semble avoir vu la paix. Mais l?épaule est d'un bûcheron; et la taille d'un géant. ?Il faut avoir le temps, dit-il, d'y songer.? En effet, il s'assoit. Puis: ?Quand j?étais jeune, je n'imaginais pas que l'on pût peindre sans modèle. Ça m'est venu peu à peu. Faire un portrait! Et d'une femme en robe de soirée, par exemple. Non, je n'ai pas l'esprit assez dominateur?. Il s'explique: ?Le portrait, c'est dangereux. Il faut faire semblant de songer à son modèle. On se presse. On répond avant même que la question soit posée. On a des idées?. Les idées, pour Braque, ce n'est pas un compliment. Quand les gens disent d'un peintre qu'il est intelligent, méfiance ». Braque le patron s'est imposé comme le livre de référence sur le peintre et son oeuvre, tout à la fois reportage, document, portrait de l'artiste et regard d'une rare acuité posé sur son work in progress.
Résumé : " Claude de Saint-Martin observe que l'homme ne parviendrait jamais à former une vue exacte et pénétrante du monde s'il n'avait à sa disposition les maladies, les rêves, et diverses autres ivresses ou folies, il faudrait ajouter : certaines entreprises d'ordre plus général, comme l'esclavage ou la guerre. On verra dans Le Guerrier appliqué comment les tranchées, la mort d'un ami, une attaque assez maladroite peuvent apprendre à un jeune soldat ce que l'amour, le mariage, le travail et les autres distractions de la vie lui eussent enseigné plus négligemment. " (Jean Paulhan)
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.