Oeuvres complètes. Tome 2, L'Art de la contradiction
Paulhan Jean ; Baillaud Bernard ; Lhote André
GALLIMARD
32,50 €
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EAN :9782070770748
Peut-on parler? Qu'est-ce que l'expression? Quel est l'effet d'un langage? Paulhan ne s'interroge pas sur l'origine du sens, il n'est pas en quête de la langue originelle. Il a, comme personne, le sens des contradictions. Il est des premiers, en 1907, à parler de Freud, mais il se refuse à faire crédit à la psychanalyse. En matière de langage, il a eu les meilleurs maîtres, mais il doute radicalement de la possibilité d'une linguistique. Pour le reste il se soucie comme d'une guigne du cloisonnement des disciplines, et ne paraît se préoccuper de logique, de psychologie, de sociologie ou de sémantique que pour mieux s'adresser aux poètes eux-mêmes. L'exercice de la raison s'est mué pour lui en une expérience de la saveur. Il sait suspendre ses réponses pour maintenir la force d'une seule question - ses précautions en ce sens sont étincelantes. C'est qu'il s'agit de nos façons de parler - et de celle des Malgaches. Paulhan ne s'en moque pas, il les passe au crible. Contrairement à la plupart des écrivains contemporains, il ne croit pas que le reproche que l'on fait aux lieux communs tienne debout. C'est aussi que, pour lui, il n'est pas d'autre sens à l'attention portée au langage que l'effort de lucidité d'un esprit. Tel est le mouvement général du présent volume, dans une nouvelle édition, entièrement renouvelée. Il part d'une réflexion exigeante sur les raisonnements quotidiens, poursuit avec les poèmes et les proverbes de Madagascar, enjambe la guerre, débouche dans les parages de Dada et du surréalisme, saisit le haiku japonais comme une occasion poétique inespérée, file enfin du côté de la réflexion pure, à propos du sort que la critique fait aux grammaires, aux dictionnaires et à la rhétorique, par-delà Les Fleurs de Tarbes, qui figureront au tome troisième. En attendant, la poésie lui est une clé, qui joue sur le langage. Critique de la critique et critique du langage, Paulhan dénie d'abord à la métaphysique la faculté de répondre à toutes les questions. Il sort d'un cercle, celui des analystes et des logiciens, mais son génie consiste à savoir écouter, contre une bonne partie de lui-même, ce que disent les enfants de la balle et de la métaphore. Biographie de l'auteur Bernard Baillaud est né en 1959. Il est docteur de l'université de Paris IV-Sorbonne, membre du conseil scientifique de l'IMEC et président de la Société des lecteurs de Jean Paulhan. Il enseigne. Il collabore notamment aux Cahiers Diderot et à la revue Théodore Balmoral.
« Braque est patient. Son visage, si humble qu?il semble avoir vu la paix. Mais l?épaule est d?un bûcheron; et la taille d?un géant. ?Il faut avoir le temps, dit-il, d?y songer.? En effet, il s?assoit. Puis: ?Quand j?étais jeune, je n?imaginais pas que l?on pût peindre sans modèle. Ça m?est venu peu à peu. Faire un portrait! Et d?une femme en robe de soirée, par exemple. Non, je n?ai pas l?esprit assez dominateur?. Il s?explique: ?Le portrait, c?est dangereux. Il faut faire semblant de songer à son modèle. On se presse. On répond avant même que la question soit posée. On a des idées?. Les idées, pour Braque, ce n?est pas un compliment. Quand les gens disent d?un peintre qu?il est intelligent, méfiance ». Braque le patron s?est imposé comme le livre de référence sur le peintre et son oeuvre, tout à la fois reportage, document, portrait de l?artiste et regard d?une rare acuité posé sur son work in progress.
Résumé : " Claude de Saint-Martin observe que l'homme ne parviendrait jamais à former une vue exacte et pénétrante du monde s'il n'avait à sa disposition les maladies, les rêves, et diverses autres ivresses ou folies, il faudrait ajouter : certaines entreprises d'ordre plus général, comme l'esclavage ou la guerre. On verra dans Le Guerrier appliqué comment les tranchées, la mort d'un ami, une attaque assez maladroite peuvent apprendre à un jeune soldat ce que l'amour, le mariage, le travail et les autres distractions de la vie lui eussent enseigné plus négligemment. " (Jean Paulhan)
Les gens ne comprennent pas. Ils pensent que j'exagère. Mais en fait, je cherche quelque chose qui a disparu. Quelque chose de pur, de limpide... qui n'existe plus". Qui est Romane Monnier ? D'elle, il ne reste qu'un téléphone portable. Des notes, des messages, des souvenirs, des enregistrements, autant de traces confiées à un inconnu, un samedi soir dans un bar.
Quatre adolescents, évadés de leur orphelinat prison, reprennent la lutte perdue par leurs parents quinze ans plus tôt. Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, semble désespéré. Et pourtant...Notes Biographiques : Jean-Claude Mourlevat est né en 1952 à Ambert en Auvergne, de parents agriculteurs. Il est le cinquième enfant de six (trois frères et deux soeurs). Il fait des études à Strasbourg, Toulouse, Bonn et Paris et exerce le métier de professeur d'allemand en collège pendant cinq ans avant de devenir comédien de théâtre. Il est notamment l'auteur et l'interprète du clown muet nommé «Guedoulde», spectacle joué plus de mille fois en France et un peu partout dans le monde. Il met en scène de nombreuses pièces de Brecht, Cocteau, Shakespeare¿ Depuis 1997, il publie des ouvrages pour la jeunesse. Il écrit tout d'abord des contes, puis un premier roman, "La Balafre". Depuis, les livres se sont succédé avec bonheur, plébiscités par les lecteurs, la critique et les prix littéraires. Jean-Claude Mourlevat réside près de Saint-Étienne, avec sa femme et leurs deux enfants.
Le jour où, dans une square, Sam s'assoit sur le mauvais banc, il se fait arrêter par la police. Car Sam a la peau noire. Et en 1952, dans le sud des Etats-Unis, un Noir ne peut pas s'asseoir n'importe où. En grandissant, le jeune garçon s'accroche à un rêve : devenir juge afin de combattre les lois raciales. A travers le récit de Sam, plongez au coeur de la lutte non violente des Noirs américains.
Résumé : Il fait beau, ce jour-là, à la terrasse de l'hôtel. la famille est attablée. On discute d'un temple à visiter. Mais avec cette mer turquoise... Maxime n'a aucune envie de bouger. Il va rester ici, tranquille, à profiter de la plage avec Jade, sa soeur jumelle. Quelques minutes plus tard, une vague apparaît. Une vague qui n'en finit pas de grossir. Une vague qui engloutit tout. Dans leur course folle, Jade lâche la main de son frère. Pour Max, il n'y a plus de mots. Plus de larmes. Plus de présent. Plus d'avenir. Pourra-t-il survivre à ce drame ? Le cheminement vers la reconstruction d'un adolescent frappé par le tsunami dévastateur de 2004. Un récit d'une sensibilité exemplaire où l'émotion prend à la gorge.
Il n'existe pas, pour le Montparnasse d'il y a deux cents ans, l'équivalent des pages si émouvantes et si élégiaques que Gérard de Nerval a consacrées au Montmartre des années 1840. Alors il faut rêver à ce que pouvait être à la même époque la rue Notre-Dame-des-Champs, qui s'était appelée jadis le "Chemin Herbu"". Ce livre est un récit-enquête consacré à une adresse oubliée de Montparnasse, du temps où le quartier était encore un village et un foyer d'artistes. Grâce à des archives, photographies et petites annonces retrouvées par Christian Mazzalai, Patrick Modiano fait revivre "La Boîte à Thé" et les ateliers du 70 bis rue Notre-Dame-des-Champs qui virent défiler, du second Empire à l'après-guerre, artistes peintres, écrivains, poètes, hommes et femmes, illustres ou inconnus, venus d'Amérique, du Japon ou d'ailleurs pour tenter leur chance à Paris.
Guenièvre, Carmen, Bérénice... Autant de personnages féminins qui peuplent la littérature classique française et nos imaginaires collectifs. Amoureuses, filles, sorcières, séductrices ou manipulatrices, elles incarnent des rôles qui véhiculent des stéréotypes persistants. A travers l'analyse de l'image qu'elle renvoie, découvrez un nouveau regard sur ces représentations parfois archaïques de la femme, de la famille ou des relations amoureuses.