Je crois être sensuelle, mais d'une sensualité diffuse et multiforme qui peut trouver son apaisement, sa plénitude dans un objet caressé, dans la saveur tiède et fade d'un fruit sucré, au soleil, en été. J'ai aimé plusieurs hommes dans ma vie et, à ceux qui me l'ont demandé, je ne me suis jamais refusée. A certains, même, je me suis offerte. Mais ceci est une autre histoire." Adolescente, jeune femme, Paula n'a jamais véritablement guéri d'une enfance ailleurs, "dans les îles", dont elle garde au coeur et au corps la nostalgie. Etudiante dans un Paris qui l'émerveille et la déconcerte, elle s'y vit comme en exil et se replie, par accès, dans une quasi claustration qui fait naître d'étranges hallucinations. Solitaire, indifférente au monde et aux êtres, elle n'accueille à ses côtés qu'une seule amie, sa complice et son reflet, taciturne comme elle, dont la présence tendre et distraite ne suffit pas à l'ancrer durablement dans le réel. Et pas davantage celle des hommes qui, pour quelques jours, quelques mois ou des années, traversent sa vie. Car Paula la mélancolique exerce sur les hommes de tout âge un charme d'autant plus irrésistible qu'elle ne se sait pas séduisante. Au hasard des rendez-vous, des liaisons, des vacances en d'autres îles, moins lointaines, elle va suivre, d'essais en erreurs, entre tristesse formatrice et joie inespérée, un itinéraire amoureux qui la met en danger. Jusqu'à la rencontre finale. Et salvatrice. Pour le temps du moins, éphémère, que dure l'éblouissement partagé. Toutes les femmes sont ou ont un jour été Paula. Tous les hommes chanceux ont aimé une Paula. Pourtant Paula est unique. Elle dessine, sans le savoir, la forme même du désir.
Nombre de pages
250
Date de parution
11/06/2014
Poids
350g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782862312309
Auteur
Mourier-Casile Pascaline
Editeur
MAURICE NADEAU
Largeur
135
Date de parution
20140611
Nombre de pages
250,00 €
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Sous le pont Mirabeau coule la SeineEt nos amoursFaut-il qu'il m'en souvienneLa joie venait toujours après la peine Ces vers du "Pont Mirabeau", comme ceux de "La Chanson du mal-aimé" ou de "Zone", tous issus du recueil Alcools ont fait la fortune littéraire d'Apollinaire, et un grand classique de la poésie. Toutefois, ce classicisme ne doit pas faire oublier qu'en son temps ce recueil constitua une véritable révolution poétique : après Rimbaud, Apollinaire transforme toutes les règles d'un lyrisme devenu vieillot à son goût. Il faut pouvoir chanter le monde, jusque dans sa réalité la plus crue, mais aussi jusque dans ses progrès les plus récents : la tour Eiffel ("Zone") côtoiera donc les cellules de la prison de la Santé ("À la Santé"). Sur ce modèle se succéderont alors la mort, la fuite du temps et surtout l'amour : tantôt lumineux, tantôt obscur, mais toujours au centre de ces ivresses poétiques. Avec Alcools, Apollinaire deviendra le modèle de tous les poètes à venir, et en particulier des surréalistes. --Karla Manuele
Dans une maison vide près d'un fleuve en crue, une jeune femme, enceinte, attend l'homme qu'elle aime et qui l'aime, dont nous ne saurons que le prénom, François. Elle confie au magnétophone une sorte de confession hallucinée, afin d'essayer de lutter contre l'angoissante sensation qu'elle subit d'être envahie par un corps étranger - l'enfant à venir - qui porte atteinte à sa plénitude et la prive de la liberté, en particulier sensuelle, qui faisait naguère ses délices. Cette liberté sans tabou, elle lui vient d'abord d'une enfance passée dans un pays équatorial, humide et chaud, que sa sensibilité exacerbée recrée dans la splendeur merveilleuse de commencements vécus en compagnie d'un frère qui fut, de fait, son premier amour. Mais les bouffées intenses du souvenir ne restituent pas que l'enchantement. Le paradis exotique était déjà marqué par la mort (senteurs omniprésentes de la décomposition des plantes et des corps, épisodes de l'agonie, sur la plage, d'une tortue géante, de la découverte d'un cadavre humain, du voyage des deux enfants à l'île du lichen), une mort que celle, bien réelle du frère - suggérée en filigrane dès le début du récit - viendra définitivement matérialiser. Paradis perdu, tragédie en marche : François arrivera-t-il à temps pour s'opposer à la tentation récurrente du suicide ? Ce texte écrit au plus près du corps et dépourvu de toute concession à la vulgate de l'épanouissement féminin en maternité, s'arrête sur cette interrogation et ne conclut rien.
A 19 ans, l'adolescent prodige des "Voyelles" et du "Bateau ivre" semble renier la saison infernale vécue avec Verlaine et son attrait pour la révolte, le vice et le crime. L'année suivante, en 1874, après "Le temps des assassins" vient celui des Illuminations. Rimbaud le Voyant succède au voyou "aux semelles de vent,". Dans une alchimie explosive, le voleur de feu réinvente le langage et crée la poésie moderne. Il plonge dans les profondeurs de l'inconscient et de l'inconnaissable, il prépare le surréalisme, il voit les villes futures. Il parle par énigmes, comme les ivrognes et les fous. "J'ai seul la clef de, cette parade sauvage." Après plus d'un siècle et demi. les visions de cet ange déchu hantent toujours nos imaginations.
Misère humaine, censure d'état, inégalités sociales, absence d'accès Internet... la vie est parfois faite de combats et Davy Mourier le sait. Avec toute sa mauvaise foi, sa condescendance occidentale et son mauvais caractère, il en fait une BD. Davy Mourier n'aime pas voyager. Il n'aime pas les dictatures. Il n'aime pas les endroits sans wi-fi. Mais il aime sa maman, alors pour lui faire plaisir, il va l'emmener à Cuba, combo fatal de toutes ses hantises. Coup de chance, il pourra y ajouter une nouvelle terreur pas du tout prévue : Irma, ouragan de catégorie 5, le plus puissant depuis 1980.
Paris, 2013. Peu importe l'année. Ça ne dit pas grand-chose de cette histoire. Il pleut et c'est l'hiver. Terrence erre. Ava n'a plus de désir. Il ressasse son obsession. Peut-on faire couple sans désir ? Pour elle oui, car il reste l'amour. Et c'est suffisant. Pour lui non. Il est plus terre à terre. Un gouffre s'ouvre, dans lequel il plonge. On se nourrit parfois de son propre chagrin. Mais pour faire face Terrence a besoin d'embrasser un malheur plus grand que le sien. C'est une solution comme une autre. Alors il rôde devant la cage d'Aramis, la panthère de la ménagerie du Jardin des Plantes. Lui dans sa prison mentale et elle dans son minuscule enclos. Que cherche-t-il ? Une idée peut-être? elle germe en lui, affolante et déraisonnable. Elle lui redonne le sourire. Il y a des frontières une fois franchies dont on ne revient pas. C'est un risque à prendre.Puissant roman sur le délitement du couple et la disparition du désir, Fatal Eros explore la fragile ligne de crête entre les pulsions érotiques et destructrices dans une époque où l'on pense pouvoir s'affranchir des corps.
Dagerman Stig ; Albertini Lucie ; Bjurström Carl G
Dans ce recueil, le romancier se livre ouvertement. Les souvenirs autobiographiques se mêlent aux choses vues, la description à l'examen de conscience. En toutes ces nouvelles, Dagerman révèle son esprit lucide et angoissé, ironique et compatissant, cruel et sensible. On comprend mieux pourquoi, très jeune encore, il a eu recours au suicide.Traduit du suédois par C. G. Bjurström et Lucie Albertini. Préface et bibliographie de l'auteur par Lucie Albertini.Stig Dagerman, l'un des plus brillants écrivains suédois, né en 1923, s'est donné la mort en 1954. C'est Maurice Nadeau qui a publié en français en premier les ?uvres de Stig Dagerman.
Durant sa courte existence vouée à la création littéraire, Stig Dagerman a sans cesse accompagné ses romans de nouvelles et de textes brefs qui concentrent quelques-unes de ses visions essentielles. Ici, l'observation aiguë et tourmentée de la réalité débouche sur un monde souvent fantastique, à la fois inquiétant et fascinant, où les choses prennent soudain un aspect inattendu et prodigieux comme dans Les Wagons rouges qui ont donné le nom à ce recueil. Traduit du suédois par C. G. Bjurström et Lucie Albertini.