Le salarié de la précarité. Les nouvelles formes de l'intégration professionnelle
Paugam Serge
PUF
23,50 €
Épuisé
EAN :9782130508182
Alors que la croissance économique des " Trente Glorieuses " et la stabilité des emplois avaient permis à " l'ouvrier de l'abondance " de s'affranchir progressivement de la pauvreté, la transformation rapide des marchés et des modes de production, ainsi que les restructurations d'entreprises et les politiques de flexibilité de la main d'?uvre, ont abouti à de nouvelles souffrances parmi les salariés. Serge Paugam ne se contente pas dans ce livre d'examiner ce que les juristes appellent les formes particulières d'emploi. Il étudie les logiques contemporaines de l'intégration professionnelle et distingue deux dimensions de la précarité : l'insatisfaction dans le travail et l'instabilité de l'emploi. Le salarié est précaire lorsque son travail lui semble sans intérêt, mal rétribué et faiblement reconnu dans l'entreprise. Mais il l'est aussi lorsque son emploi est incertain et qu'il ne peut ni prévoir son avenir professionnel, ni assurer durablement sa protection sociale. La précarité atteint son stade le plus élevé lorsque le salarié se sent tout à la fois étranger à lui-même, inutile au travail et désespéré face à la menace permanente d'un licenciement. Ce cumul de plus en plus fréquent de désavantages entraîne de nouvelles inégalités sociales et porte atteinte à la dignité des individus. Il est comparable, dans sa forme extrême, au processus de disqualification sociale qui touche les chômeurs et les personnes dépendantes des services d'action sociale. Ce livre s'appuie sur le témoignage de 1 000 salariés pour comprendre de façon approfondie les contraintes auxquelles ils sont confrontés dans les entreprises. Il tente également d'en évaluer les effets économiques, sociaux et politiques. Fruit de plusieurs années de recherche, il est un outil pour tous ceux qui entendent relever le défi des mutations en cours.
Nombre de pages
437
Date de parution
07/04/2000
Poids
618g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782130508182
Titre
LE SALARIE DE LA PRECARITE - LES NOUVELLES FORMES DE L'INTEGRATION PROFESSIONNELLE
Auteur
Paugam Serge
Editeur
PUF
Largeur
150
Poids
618
Date de parution
20000407
Nombre de pages
437,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : Quelle posture un sociologue doit-il adopter et comment constitue-t-il son objet ? Quelles sont les techniques d?enquête à sa disposition ? Comment analyse-t-il les données recueillies ? Comment rend-il compte de ses résultats et les communique-t-il ? C?est autour de ces quatre questions que ce manuel se propose, en vingt leçons thématiques, de présenter les méthodes et enjeux de l?enquête de terrain, qui est devenue une composante essentielle du métier de sociologue. Ses auteurs ont choisi, d?une part, de rendre compte de l?enquête sociologique à partir de la dynamique qui lui est propre, c?est-à-dire à partir des expériences concrètes et des innovations introduites par les chercheurs, et, d?autre part, d?aborder non pas seulement les réussites remarquables des enquêtes, mais aussi les doutes et les tâtonnements inévitables qui accompagnent toute recherche. Ce livre constitue à la fois un guide pratique pour tous les sociologues et une somme de réflexions épistémologiques et critiques sur les méthodes qui définissent cette discipline.
Résumé : Il n'est pas rare d'entendre parler de " crise du lien social ", de la nécessité de " retisser " ce lien. Le terme désigne alors un désir de vivre ensemble, de relier les individus dispersés, d'une cohésion plus profonde de la société. Pour le sociologue, cette notion est au fondement de sa discipline tant l'homme est, dès sa naissance, lié aux autres et à la société non seulement pour assurer sa protection face aux aléas de la vie, mais aussi pour satisfaire son besoin vital de reconnaissance, source de son identité et de son existence en tant qu'homme.Cet ouvrage explicite le sens d'une notion centrale depuis Durkheim, présente une typologie des liens sociaux et de leurs possibles fragilités. Il propose de repenser le lien social aujourd'hui, pour mieux relever les défis contemporains de la solidarité.
Porter un regard neuf sur la réalité du monde social en l'interrogeant autrement ", telle pourrait être la devise du sociologue. Car la sociologie, depuis sa naissance à la fin du XIXe siècle, se propose de chasser les mythes de la vie ordinaire, d'aller voir derrière les apparences pour mieux saisir l'homme en société. Pour cela, cette discipline a forgé des méthodes, des concepts pour penser les liens de l'individu à la société. Au-delà des oppositions d'écoles et de méthodes, vingt et un sociologues se sont réunis afin de choisir et de définir les 100 mots qui font le coeur de leur discipline et de leur métier. De "classes sociales" à "habitus", d'"intégration" à "paradigme", de "lien social" à "type idéal", cet ouvrage nous montre combien le regard sociologique est indispensable aujourd'hui au développement de la conscience que les sociétés ont d'elles-mêmes.
Résumé : Depuis la Révolution, l'assistance aux pauvres figure parmi les devoirs de la nation. En instaurant le revenu minimum d'insertion en décembre 1988, la France a souhaité compléter son système de protection sociale par une aide dont le double objectif est de procurer des moyens convenables d'existence aux plus démunis et de les encourager à entreprendre eux-mêmes les actions nécessaires pour cesser d'être assistés. Comment peut-on expliquer qu'il a fallu attendre la fin des années 1980 pour que cette loi soit votée en France, alors que d'autres pays en Europe avaient mis en place un revenu minimum garanti il y a déjà plusieurs années ? Comment les actions dites d'insertion ont-elles été mises en ?uvre à l'échelon local ? Quels en ont été les effets ? Pour répondre à ces questions, l'auteur analyse les attitudes de la société française envers ses pauvres au cours de deux périodes - les Trente Glorieuses, les années 1980 - et se fonde sur les débats parlementaires et de nombreux résultats d'enquêtes pour interpréter l'expérience du RMI. Il y voit une réponse collective à ce qui a été perçu comme une dégradation de la cohésion sociale.
Lyotard politiqueYves Charles Zarka, EditorialI. Dossier: Lyotard politiqueJean-Michel Durafour et François Frimat, PrésentationJean-Michel Salanskis, Difficile politiqueAmparoVega, Socialisme ou Barbarie et le militantisme de Lyotard Bruno Chaouat, La clameur originaire du politiqueJean-Louis Déotte, Le paradoxe des Immatériaux: entre répulsion et fascinationClaire Pagès, Les Marx de LyotardGaëlle Bernard, Sur la crise « postmoderne » de la légitimation et la confusion des raisonsJean-François Nordmann, Rompre avec l'horizon de l'émancipation démocratiqueCorinne Enaudeau, La politique entre nihilisme et histoireII. Grand article inédit« Peinture et désir », conférence inédite de Jean-François Lyotard à la Sorbonne de 1972, présentation pour François Frimat et Jean-Michel Durafour III. Vie PolitiqueJacques de Saint-Victor, présentationPierre-Noël Giraud, Maurice Allais: « Celui qui avait tort d'avoir raison »Christian Godin, Excuses et attritions publiques: une nouvelle mode inquisitorialeVincent Michelot, Les Tea Parties: entre populisme et conservatismeJean Yves Camus, Le processus de normalisation des droites radicales en EuropeMarie Holzman, Chine: un prix Nobel de la paix que ne passe pasIV. Vie IntellectuelleChristian Godin, présentationChristian Godin, « La culture pour chacun »: Une nouvelle politique culturelle?Charlotte Lacoste, La fascination du mal: une nouvelle mode littéraireDiane Scott, Guitry ou l'inattendu de la réconciliation nationaleReynald Lahanque, Houellebecq ou la platitude comme styleYvon Quiniou, Le spectre moral de MarxV. RecensionDolorès Lyotard, Jean-François Lyotard: questions au cinéma (Ce que le cinéma se figure), PUF, coll. « Intervention philosophique », Paris, 2009, par Jean-Michel Durafour
Résumé : Qu'est-ce qui s'éduque dans L'Education sentimentale ? Ni le sentiment, réduit à la blague du sentimentalisme individuel et collectif, ni le " jeune homme " dont l'histoire ne rejoint pas une Histoire en rupture de sens, ni les héros sans héroïsme d'une Révolution manquée, ni le genre du roman, désormais fondé sur la " négation du romanesque ".
Cet essai parcourt les textes de référence classiques de Descartes, de Rousseau ou encore de Cervantès, pour montrer comment tous participent à l'écriture du monde.
Résumé : Ce livre fait un point très complet sur la crise de 1929. Il couvre tout le temps et l'espace de cet événement majeur. Il examine en détail toutes les grandes explications proposées à ce sujet. Mais il avance également une thèse originale : la crise de 1929 y est présentée comme une crise de l'émergence américaine. Ce sont les conditions de cette émergence, la rapidité. avec laquelle elle a eu lieu, qui ont fait la grande dépression. De la même façon qu'une île surgie du fond de l'océan, montant à toute allure à la surface, sera en équilibre intérieur instable et va lever une vague qui ira balayer les continents déjà établis. Crise de l'émergence américaine, la crise de 1929 l'est à un double titre, à la fois sur le plan intérieur américain et sur le plan international. Sur le premier de ces plans, il faut souligner que le monde américain a longtemps accordé une place très importante aux entrepreneurs individuels. Or, en quelques dizaines d'années, à la jonction des XIXe et XXe siècles, cet univers a été transformé en un monde où prédominent sociétés et salariat. Du contraste violent entre ces deux états a surgi, au XXe siècle commençant, la faille cachée de l'économie américaine. La colonisation intérieure a joué ici un rôle décisif. Les conditions de cette colonisation ont fait le très faible degré de marchandisation et de salarisation, et la très forte présence des entrepreneurs individuels. Mais ces mêmes conditions (c'est-à-dire un territoire neuf) ont fait la très rapide montée ultérieure de la marchandisation et de la salarisation, une fois la colonisation terminée et la fin de la frontière proclamée. La crise de 1929 trace ainsi une ligne de partage dans l'histoire des fluctuations économiques : elle ouvre l'ère des crises salariales. L'émergence américaine aura joué également un rôle décisif au plan international. La montée de la puissance américaine a été en effet tellement rapide qu'elle a empêché, à un moment crucial, le Royaume-Uni de jouer son ancien rôle stabilisateur, sans que les Etats-Unis soient pour autant déjà capables de remplacer la vieille Angleterre. Cette double incapacité s'est manifestée lorsqu'à la fin de la Première Guerre mondiale l'Allemagne a été abandonnée à son sort. Elle s'est faite cruellement sentir à nouveau, en 1931, à l'occasion de la crise bancaire allemande et de la chute de la Livre anglaise. Dans sa dimension internationale, la crise de 1929 est donc celle de l'entre-deux, celle d'une guerre inachevée. Il faudra une deuxième guerre mondiale pour mener les choses à leur terme et répondre aux questions que la première n'avait fait que poser.