
L'Europe après l'Europe
Dans le monde de l'" après Europe ", que Patocka situe dès la fin de la Première Guerre mondiale, et devant les impasses où nous a conduit ce qui ne s'appelait pas encore la " globalisation " et qu'il nommait lui-même " l'ère planétaire ", il convient de s'interroger sur l'héritage européen. Qu'a-t-on retenu ou occulté de l'expérience et du destin de l'Europe ? Il s'avère alors que l'adoption généralisée du seul calcul de la puissance - reste de sa suprématie déchue - constitue au fond un dévoiement de ses fondements philosophiques. Partant du thème socratique du " soin de l'âme ", Patocka élabore ensuite une analyse exigeante et radicale de l'identité de l'Europe, étrangère à toute notion réductrice d'appartenance et à toute illusoire spécificité. Il conjoint le projet ontologique, le projet critique et politique et le projet de vie pour fonder sa vision de l'Europe sur ce qu'il appelle un " rapport essentiel et explicite à l'impérissable ".
| Nombre de pages | 310 |
|---|---|
| Date de parution | 01/03/2007 |
| Poids | 430g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782864324966 |
|---|---|
| Titre | L'Europe après l'Europe |
| Auteur | Patocka Jan ; Abrams Erika ; Crépon Marc |
| Editeur | VERDIER |
| Largeur | 140 |
| Poids | 430 |
| Date de parution | 20070301 |
| Nombre de pages | 310,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

PAPIERS PHENOMENOLOGIQUES
PATOCKA JANRésumé : " Si la phénoménologie peut nous aider, écrit Jan Patocka en 1965, ce n'est pas en dépit de son inachèvement, mais précisément parce qu'elle n'est pas un système fermé. Une philosophie inachevée est une philosophie ouverte. Une philosophie qui, d'une certaine manière, recommence à nouveau à chaque pas, reprend chaque problème à partir du début. " Telle est la situation dont témoignent les Papiers phénoménologiques, recueil d'écrits datés des années 1965-1976, inédits en tchèque et en allemand, dont le texte a été établi, puis traduit par Erika Abrams. Le choix éditorial qu'elle propose se distribue selon deux axes principaux : tout d'abord, celui du mouvement de l'existence, rayonnant dans les problématiques de l'espace, de la corporéité, de l'être-avec ; ensuite, celui du mouvement de l'apparition, en confrontation critique avec les pensées de Husserl, de Heidegger et de Fink. De l'un à l'autre axe, et dans leurs recroisements, se trouvent les motifs complexes qui ont préparé à l'élaboration de la " phénoménologie asubjective ", sans doute l'apport le plus original de Patocka à la phénoménologie. À l'heure où l'essentiel de l'?uvre phénoménologique de Patocka commence à être connue du public français, il était indispensable, pour donner l'idée du travail phénoménologique, de pénétrer dans le " laboratoire " des pensées du philosophe tchèque. Et ce, pour tenter de conjurer le danger qui menace la phénoménologie depuis sa fondation par Husserl : sa réduction à des corps de doctrine où se perd ce qui fait la " vie " même de la phénoménologie. Incitation, donc, à la poursuivre plutôt qu'à la " compléter " ou à la " dépasser ", dans la découverte qu'il n'y a pas un seul de ses thèmes de réflexion qui ne soit très concrètement une question et un problème, ouverts à l'infini de la reprise incessante, au gré de styles d'interrogation irréductiblement divers.ÉPUISÉVOIR PRODUIT29,40 € -

Qu'est-ce que la phénoménologie ?
Patocka JanLoin du traité systématique sur la phénoménologie après Husserl et Heidegger, encore plus loin du commentaire savant de tel ou tel texte fondateur, le présent recueil est porté par quelques-unes des questions et perplexités fondamentales laissées pendantes par les deux maîtres de Fribourg. Témoins d'une méditation prolongée sur le sens de la phénoménologie comme interrogation ouverte à l'écart de toute réduction scolastique, les études ici rassemblées (écrites entre 1960 et 1976) sont appelées, par leur style et par leur fond, à faire de Patocka un véritable classique de la phénoménologie, à montrer que celle-ci, quoi qu'on en ait dit durant des années heureusement révolues, appartient toujours au mouvement de la pensée. Qu'il s'agisse du problème de l'autre et de la spatialisation originaire, de la réinterprétation du cogito à travers la conception d'une phénoménologie " asubjective " qui ouvre à un nouveau sens du monde et de sa phénoménalité, ou encore, dans le même mouvement, de la distinction rigoureuse qu'il faut désormais opérer entre épochè et réduction phénoménologique, la pensée ici au travail nous propose des réponses inédites à des apories bien connues, et qui sont susceptibles de constituer, à leur tour, autant de nouveaux départs pour la réflexion. Pour la première fois sans doute depuis le tournant du siècle, et avec une subtilité extrêmement stimulante, Patocka, dont on sait que la vie fut brutalement interrompue en 1977, était en train, parallèlement à Merleau-Ponty, de libérer la phénoménologie d'une métaphysique trop exclusive du temps originaire, et par là, de l'ouvrir à un sens plus aigu de la phénoménalité.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER27,35 € -

Platon et l'Europe. Séminaire privé du semestre d'été 1973
Patocka JanDans cet ouvrage, Jan Patocka nous propose un cheminement, une " tentative d'introduction aux questions générales d'orientation dans la situation présente du monde ". Remontant aux fondements spirituels de l'Europe et aux racines mêmes de la métaphysique chez Platon, il met le thème platonicien du soin de l'âme en parallèle avec la méthode de la phénoménologie de Husserl et le questionnement renouvelé par la pensée de Heidegger. Il s'interroge à la fois sur notre héritage et sur notre avenir. La fin de la philosophie est-elle possible. La philosophie - non pas celle qui s'est rendue tributaire de la science ou de la praxis révolutionnaire, mais celle des " hommes pris à la gorge par la nécessité vitale de s'expliquer avec la détresse fondamentale de la vie ", l'aspiration vers la " vie bonne " dont l'Europe est issue - n'est-elle pas à même de nous fournir, aujourd'hui encore, un appui et une arme contre le déclin ? N'y a-t-il pas un autre " engagement " que celui qui, se cantonnant dans le domaine du quotidien, s'égare fatalement, victime de prophètes antithétiques ? S'interroger sur le sens et les possibilités de la philosophie, c'est s'interroger sur le rôle qui pourra encore revenir à l'Europe dans l'histoire. Le message de Patocha est fait de lucidité et d'espoir.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,27 € -

Liberté et sacrifice. Ecrits politiques
Patocka JanRassemblant douze textes rédigés entre 1934 et 1976, ce recueil remet les Essais hérétiques en perspective en permettant de saisir quelques-unes des principales lignes de force qui font l'unité intime de l'?uvre de Patocka et communiquent à sa pensée la tonalité et la tension éthiques qui lui donnent son éclat particulier à l'intérieur du mouvement phénoménologique. Ligne de force de la liberté en tant qu'expérience fondamentale de l'être historique qu'est l'homme, transcendance qui, dans sa négativité, rejoint le " pas en arrière " des analyses phénoménologiques. Ligne, négative là encore, de la problématisation socratique. Ligne du destin qui s'ensuit et qui, incarnation exemplaire du conflit de la philosophie avec le monde comme il va, renvoie en direction du " sacrifice radical " à travers lequel la liberté, reniée à force de trop se revendiquer, refait signe à l'époque moderne, poussant Patocka, dans un regard qui embrasse toute l'étendue de l'histoire spirituelle de l'Europe, à considérer le Gestell heideggérien à travers le prisme du polemos dont parlait Héraclite. Écrits " polémiques " donc et " pathétiques ", autant que " politiques ", qui nous parlent de l'humanisme, de la modernité et de ce qui ne prétend pas " sauver ", mais qui résiste dans l'expérience philosophique vécue en tant que " soin de l'âme " - à la fois ébranlement radical et mode fondamental de la responsabilité vis-à-vis d'un sens à jamais problématique.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER24,00 €
Du même éditeur
-

Toutes les époques sont dégueulasses. Ré(é)crire, sensibiliser, contextualiser
Murat LaureLaure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.EN STOCKCOMMANDER7,50 € -

Goya de père en fille
Récondo Léonor deLéonor a quatre ans lorsque son père, le peintre Félix de Récondo, lui raconte l'exil d'Espagne en 1936 ; il avait quatre ans lui aussi, et fuyait avec sa mère et ses frères la guerre civile et les franquistes. En 2015, à la mort de son père, la question de la nationalité espagnole surgit, alors que la violoniste se mue en écrivaine : lui suffirait-il d'entreprendre les démarches, longues, pénibles, pour panser par le droit le sens de la filiation ? Habitée par les images de Goya (Les Désastres de la guerre) et celles de son père, qui y font écho (Prison), Léonor de Récondo lit et relie les mots et les souvenirs, l'art, la littérature et l'histoire. Entre la musicienne et le peintre, une mémoire, enfouie, trouée, se fait jour. Léonor de Récondo est née en 1976. Elle est l'autrice notamment de Amours (Sabine Wespieser, 2015), La Leçon de ténèbres (Stock, 2020) et Marcher dans tes pas (L'Iconoclaste, 2025).EN STOCKCOMMANDER7,00 € -

Eloge de l'ombre
Tanizaki Jun'ichiro ; Sieffert RenéCar un laque décoré à la poudre d'or n'est pas fait pour être embrassé d'un seul coup d'oeil dans un endroit illuminé, mais pour être deviné dans un lieu obscur, dans une lueur diffuse qui, par instants, en révèle l'un ou l'autre détail, de telle sorte que, la majeure partie de son décor somptueux constamment caché dans l'ombre, il suscite des résonances inexprimables. De plus, la brillance de sa surface étincelante reflète, quand il est placé dans un lieu obscur, l'agitation de la flamme du luminaire, décelant ainsi le moindre courant d'air qui traverse de temps à autre la pièce la plus calme, et discrètement incite l'homme à la rêverie. N'étaient les objets de laque dans l'espace ombreux, ce monde de rêve à l'incertaine clarté que sécrètent chandelles ou lampes à huile, ce battement du pouls de la nuit que sont les clignotements de la flamme, perdraient à coup sûr une bonne part de leur fascination. Ainsi que de minces filets d'eau courant sur les nattes pour se rassembler en nappes stagnantes, les rayons de lumière sont captés, l'un ici, l'autre là, puis se propagent ténus, incertains et scintillants, tissant sur la trame de la nuit comme un damas fait de ces dessins à la poudre d'or." Publié pour la première fois en 1978 dans l'admirable traduction de René Sieffert, ce livre culte est une réflexion sur la conception japonaise du beau.EN STOCKCOMMANDER16,50 €

