Revendiquer le "mariage gay". Belgique, France, Espagne
Paternotte David
UNIV BRUXELLES
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EAN :9782800414997
Nouvelle étape dans le processus de reconnaissance légale des unions de même sexe, le "mariage gay" est aujourd'hui débattu dans de nombreux pays. Ce livre pionnier se penche sur l'émergence de cette revendication en Belgique, en Espagne et en France, trois Etats où les militants gays et lesbiens exigèrent très tôt le droit de se marier. Il examine les arguments utilisés et retrace le parcours de cette revendication jusqu'à sa reconnaissance par la loi en Belgique (2003), en Espagne (2005) et en France (2008). Il dévoile l'importance des réseaux d'acteurs et montre, à travers le concept de "triangle de velours", comment le parcours d'une revendication est influencé par les formes d'organisation du mouvement social qui la porte. S'appuyant sur une comparaison transnationale et sur une étude minutieuse du travail des acteurs, l'auteur explique pourquoi les militants belges, espagnols et français ont commencé à revendiquer le droit au mariage au même moment (1996-1997) et à l'aide des mêmes arguments. A l'inverse de la plupart des travaux sur le sujet, cet ouvrage défend la nécessité de considérer l'Europe comme un espace transnational et insiste sur le rôle des échanges et influences entre militants de différents pays. Il examine les convergences revendicatives entre les mouvements belge, espagnol et français en mobilisant des travaux sur les mouvements sociaux, les politiques publiques, l'européanisation et les relations internationales. Pour terminer, l'auteur s'interroge sur les conséquences de l'adoption du droit comme principale matrice de revendication, alors que les militants belges, espagnols et français ont très rarement eu recours aux cours et tribunaux. Plutôt que de considérer l'émergence de la demande du droit au mariage comme la conséquence logique du développement du mouvement homosexuel en Occident, il soutient la thèse d'une rupture avec l'agenda revendicatif plus ancien et s'interroge sur les transformations du militantisme gay et lesbien au cours des vingt dernières années.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
215
Date de parution
22/02/2011
Poids
360g
Largeur
160mm
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EAN
9782800414997
Titre
Revendiquer le "mariage gay". Belgique, France, Espagne
Auteur
Paternotte David
Editeur
UNIV BRUXELLES
Largeur
160
Poids
360
Date de parution
20110222
Nombre de pages
215,00 €
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Que dire de l'Etat et de la citoyenneté aujourd'hui ? Cet ouvrage fait la synthèse des défis contemporains et les met en rapport avec les questions de genre. Il s'articule autour de cinq problématiques : penser l'Etat et la démocratie, genre et politiques sociales, interroger la citoyenneté, participation politique des femmes et la citoyenneté en pratiques. Rendant hommage à Bérengère Marques-Pereira, il rassemble quelques-uns des meilleurs spécialistes internationaux.
Résumé : Depuis 2012, les mobilisations françaises contre l'ouverture du mariage et de l'adoption aux unions de même sexe ont défrayé la chronique, tant en France qu'à l'étranger. Celles-ci ont révélé l'existence d'un mouvement sans précédent, dont l'agenda dépasse largement la reconnaissance des droits des homosexuel.le.s. En effet, ces opposants ne refusent pas seulement le droit de se marier ou de devenir parents aux couples de même sexe, mais dénoncent aussi ce qu'ils appellent l'"idéologie" ou la "théorie du genre". Cette "idéologie/théorie", qui nierait l'altérité sexuelle et refuserait de penser les relations entre les hommes et femmes sur le mode de la complémentarité, constituerait une dangereuse menace pour l'humanité. Pour cette raison, les groupes appartenant à cette mouvance ont élargi leur champ d'action et se mobilisent par exemple contre l'enseignement du genre dans les écoles ou à l'université. Si ces mobilisations ont pris des allures spectaculaires dans l'Hexagone, on les retrouve ? avec des fortunes diverses ? dans un grand nombre de pays. Elles se manifestent aussi au sein d'institutions internationales telles que le Conseil de l'Europe ou l'ONU. A partir d'une relecture d'auteurs comme Judith Butler, l'"idéologie/théorie du genre" offre un cadre analytique permettant de dénoncer les détournements de langage auxquels se livreraient indistinctement théoricien.ne.s du genre, militant.e.s féministes et activistes LGBT et d'embrasser ces trois ennemis de manière simultanée. L'"idéologie/théorie du genre" constitue ainsi un outil puissant de contre-offensive idéologique et un instrument de lutte contre les avancées en termes de droits. Comme le montre ce numéro, ce discours est particulièrement présent au sein de l'Eglise catholique qui, de certaines communautés locales aux plus hautes instances de la hiérarchie vaticane, dénonce avec véhémence les méfaits supposés du genre et se mobilise pour les contrer. Ce numéro thématique s'articule en trois parties. Il pose tout d'abord quelques balises historiques et théoriques et situe ces mobilisations dans un cadre sociologique et idéologique plus vaste. Il s'intéresse ensuite au cas français et souligne tant l'exemplarité que la singularité des débats récents dans l'Hexagone. Dans un troisième temps, il compare ces mobilisations à ce qui s'est passé dans d'autres pays et aborde des enjeux similaires en Belgique, en Espagne, en Italie et au Mexique.
Résumé : "Les femmes aiment-elles la guerre ?". Au vu des nombreuses mobilisations de femmes en faveur de la paix, nous serions tentées de répondre à cette question par la négative. A bien y regarder cependant, les femmes ont de tout temps pris part à la guerre, d'une manière ou d'une autre. Pour quelles raisons certaines oeuvrent-elles avec acharnement pour la paix alors que d'autres s'engagent comme résistantes, combattantes ou "terroristes" ? Quels sont les vécus des femmes dans les luttes guerrières ou pacifistes ? Malgré leur motivation, les femmes rencontrent-elles des obstacles dans les institutions liées à l'univers de la guerre ? A partir de regards psychosociaux, sociologiques, historiens et politologiques, les textes qui composent ce volume apportent des réponses à ces questions. En mettant en lumière les multiples manières de penser le lien entre femmes, guerre et paix, ils permettent d'interroger davantage le rôle des femmes et les rapports de genre à l'oeuvre dans nos sociétés.
Kuhar Roman ; Paternotte David ; Chetaille Agnès ;
Après plusieurs décennies de progrès constant, l'Europe fait face une nouvelle vague d'opposition à l'égalité de genre et aux droits sexuels, des revendications rassemblées sous le vocable de " théorie " ou " idéologie " du genre. Cette opposition se manifeste à propos d'enjeux divers, comme l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, l'avortement, les technologies de reproduction, l'éducation sexuelle, les législations antidiscriminatoires ou les droits des personnes trans. Comment un concept universitaire comme le genre, repris par une organisation religieuse telle l'Eglise catholique romaine, a-t-il pu se convertir en un puissant outil de mobilisation et devenir la cible de mouvements sociaux ? Comment ces discours et ces formes de mobilisation traversent-ils les frontières ? Qui sont les acteurs de ces mouvements ? A partir de l'étude des mouvements anti-genre de treize pays européens, dans une approche transnationale et comparée, cet ouvrage présente les points de rencontre entre mobilisations religieuses, populisme de droite et angoisses nationales dans l'Europe d'aujourd'hui.
Résumé : En Europe, l'entrée dans le XXIe siècle a dévoilé d'impressionnantes dynamiques politiques et électorales. La Belgique et son système de partis n'échappent pas à ces mouvements : longueur exceptionnelle dans la formation des exécutifs, volatilité électorale accrue, fragmentation du système politique, augmentation de la défiance envers le politique dans plusieurs parties de la société... L'ambition de cet ouvrage est néanmoins d'analyser les événements et les changements contemporains dans une perspective plus profonde que le temps court. La configuration actuelle du système politique belge et de ses acteurs a beaucoup évolué, mais des constantes peuvent aussi être mises en évidence. Dans une analyse des transformations de la vie politique et du système politique depuis l'indépendance de la Belgique et en mobilisant les clivages qui ont structuré les débats et les choix politiques, l'auteur isole six grandes phases : 1830-1893, 1894-1918, 1919-1945, 1946-1965, 1965-1999 et l'entrée dans le XXIe siècle. Ce sont ces six temps de l'histoire politique belge qui sont décortiqués dans cette toute nouvelle édition. Bien sûr, comme dans tout découpage chronologique, les frontières entre les différentes étapes temporelles sont poreuses. Il importe d'approcher les évolutions dans une optique dynamique où, sans être légion, les ruptures n'en sont pas moins essentielles. Pascal Delwit est professeur de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB), où il mène ses recherches au Centre d'étude de la vie politique. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et articles sur la vie politique belge et européenne.
Pourquoi le populisme est-il devenu un concept aussi central dans le débat public ? Pour quelles raisons joue-t-il le rôle d'épouvantail de la démocratie ? Quel est le rapport entre notre conception contemporaine du phénomène et ses origines historiques ? Le populisme est-il de droite, de gauche, les deux à la fois ou ni l'un ni l'autre ? En amorçant une réponse à chacune de ces questions, cet ouvrage déconstruit les principales idées reçues et connotations péjoratives dont le populisme fait l'objet dans la littérature scientifique et dans le discours médiatique.
Résumé : Michel Foucault l'a montré, la critique de la prison naît avec la prison et se répète depuis le XIXe siècle, tout comme les principes qui lui sont opposés : correction, classification, travail, éducation, contrôle ou assistance. Aujourd'hui, des changements sont intervenus, comme de nouvelles normes tendant à la reconnaissance de droits aux détenus. Les modalités de leur mise en oeuvre les font cependant apparaître comme un nouveau discours de légitimation de la prison. La surpopulation est souvent avancée pour expliquer ce décalage, mais elle ne doit pas occulter d'autres écueils, parfois plus fondamentaux, que cet ouvrage tente de discerner en faisant le point sur trois thèmes : les histoires de la prison en Belgique, du XIXe siècle à aujourd'hui ; les normes qui la régissent, de leur création à leur exécution ; les pratiques de ceux qui la pensent et, surtout, de ceux qui y vivent, professionnels ou détenus.
A des fins didactiques, l'ouvrage est décomposé en sept chapitres. Le premier porte sur l'histoire de la discipline, sur la définition de son champ d'investigation et sur les règles de base à respecter. Le deuxième présente le coeur de la science politique : le pouvoir politique et son évolution. Le troisième se fixe sur l'étude des régimes politiques : les régimes autoritaires, hybrides, totalitaires et démocratiques. Les chapitres suivants sont une plongée dans le fonctionnement de la démocratie représentative. Le quatrième porte sur les règles qui entourent le vote et l'élection, en particulier les modes de scrutin. Le cinquième traite de l'acte principal qui légitime la démocratie représentative, l'élection au suffrage universel. Qui vote, pour quoi et pourquoi ? Mais aussi, qui ne vote pas et pour quelles raisons ? Le sixième a trait à ces acteurs majeurs de la démocratie représentative que sont les partis politiques. Comment évoluent-ils ? Sur quelles idéologies fondent-ils leur action ? Enfin, le dernier chapitre aborde la très grande diversité, au fond et dans leur expression, des formes de participation dans les sociétés.