Au moment où Jacques Chirac quitte la scène politique, Charles Pasqua, l'homme qui en sait le plus sur l'aventure chiraquienne, rompt le silence et raconte ce qu'il a vécu à ses côtés de 1974 à 1988. « Le grand jeu », comme l'écrit Charles Pasqua, commence au moment de la mort de George Pompidou quand Jacques Chirac choisit de rallier la candidature de Valéry Giscard d'Estaing. Charles Pasqua à la fois le soutient et le prévient : « Après t'avoir utilisé, il te jettera. » Comme dans les Atrides s'ouvre une guerre des droites dans laquelle tous les coups sont permis. De la constitution de RPR à l'appel de Cochin en passant par la conquête de la mairie de Paris en 1978, Charles Pasqua est à la manoeuvre aux côtés d'un Jacques Chirac dont on découvre le tempérament ambigu, fait d'ambition et d'hésitations. Puis vient le temps de l'opposition à la gauche en 1981. Uni dans sa bataille contre François Mitterrand, le camp chiraquien est traversé, en fait, de divisions : d'un côté les hommes du RPR avec Charles Pasqua, de l'autre les hommes de la mairie de Paris avec Edouard Balladur et Alain Juppé. Guerre d'influence dont Charles Pasqua nous livre les manoeuvres. La victoire législative de 1986 et le retour de Jacques Chirac à Matignon aggraveront ces conflits : ainsi voit-on un Charles Pasqua placé sous la surveillance de Robert Pandraud au ministère de l'Intérieur. C'est une double cohabitation qui s'ouvre : l'une, avec François Mitterrand, publique mais dont Charles Pasqua livre des épisodes inédits ; l'autre, jusque-là méconnue, entre les chiraquiens venus du RPR et les chiraquiens venus de la mairie de Paris. Et, au milieu, un Jacques Chirac qui, comme l'écrit Charles Pasqua dans le chapitre consacré à la tempête de la réforme Devaquet, « hésite, tiraillé entre ses divers conseillers, incapable de décider, jusqu'au drame Malik Oussekine. » Ce livre nous fait découvrir l'envers du décor de douze années décisives de notre Histoire et la personnalité de nos trois derniers présidents de la République, Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand, ce dernier étant celui que Charles Pasqua, de manière inattendue, respecte le plus. Charles Pasqua, co-fondateur du RPR, ministre de l'Intérieur, président du Conseil général des Hauts de Seine, est, aujourd'hui, sénateur des Hauts de Seine et président du RPF
Résumé : " J'aime bien Jacques Chirac, mais je préfère quand même la France. J'ai de l'estime pour Lionel Jospin, mais pas au point d'abandonner la République. Je sais qu'ils sont comme moi, en ce moment, les Français, qu'ils se sentent plutôt de droite ou bien plutôt de gauche. Ils ont bien vu que, dans le passage à l'an 2000, le bogue qui menaçait la France était bien plus inquiétant que celui qui risque de détraquer les ordinateurs. Il va tout bonnement faire disparaître une construction tout aussi sophistiquée que le dernier logiciel de M. Bill Gates : la République française. " Charles Pasqua
Résumé : Est-il, aujourd'hui, nécessaire d'expliquer que la civilisation doit être défendue contre la barbarie ? Ce combat, Charles Pasqua n'a cessé de le mener, jeune homme contre la barbarie nazie, ministre contre le terrorisme. Au fil de cette expérience, illustrée par de nombreuses confidences inédites, il s'est forgé une conviction et une philosophie politique dont il livre l'essentiel : Non, la décadence n'est pas inéluctable. Qu'il s'agisse de démographie, d'éducation, de nouvelles technologies, de ressources énergétiques ou de la mondialisation, rien ne condamne la France au déclin si ce n'est la frilosité de ses dirigeants, leur absence de vision de l'avenir et d'ambition. Une salutaire leçon d'optimisme.
Lola est une enfant de 12 ans, tuée dans d'atroces circonstances le 14 octobre 2022. Placée en garde à vue, la principale suspecte, D. B., est mise en examen pour meurtre, précédé, accompagné ou suivi d'actes de tortures ou de barbaries, et pour viol. En quelques heures à peine, ce terrible fait-divers bouleverse l'opinion publique, faisant l'objet d'un emballement médiatique inédit. La cynique récupération politique qui s'ensuit entraîne la remise en question de grands principes démocratiques, avec notamment des appels à une justice expéditive et un rétablissement de la peine de mort. Ce livre, écrit par les avocats de D. B., première femme condamnée à la perpétuité incompressible, raconte de l'intérieur les contours de cette affaire hors norme, depuis ses premiers instants jusqu'à la plaidoirie finale, en passant par le récit d'une reconstitution exceptionnelle ou la description d'une Unité pour Malades Difficiles. A partir du point de vue trop peu entendu des avocats "du Mal., La Sinistre Comédie dépeint surtout une effroyable traversée des enfers, caractérisée par l'inquiétant basculement populiste des élites médiatiques et politiques dans leur rapport à la justice et au crime. "S'il faut savoir se taire dans le respect du Droit, il ne faut pas avoir peur de parler pour le défendre. C'est la raison de ce livre."
Tout commence par un mail d'alerte, en février 2022, quelques mois avant le drame qui coûtera la vie à une fillette dans une crèche privée à Lyon. Deux ans et demi d'investigations, 200 témoins, des lanceurs d'alerte qui risquent leur vie professionnelle, des documents explosifs démontrant l'enfer du décor. Ce récit saisissant révèle les secrets de People&Baby, le "premier gestionnaire indépendant français de crèches". Un groupe qui pèserait 1 milliard d'euros. Mais un ogre peut en cacher bien d'autres : un secteur qui fait bloc, des mairies complices, le sommet de l'Etat impliqué...
Le Gall Laurent ; Lagadec Philippe ; Durand Sébast
Pour vous, qu'est-ce qu'un drapeau ? " : c'est la question au départ de ce livre. Des histoires du tricolore et des drapeaux, il y en a beaucoup. Des travaux qui portent sur le sens qu'on lui/leur donne, il n'y en a quasiment pas. Objet banal le drapeau ? Surface de projection(s) avant tout qui raconte nos attachements individuels au fait d'appartenir à une/des communauté(s). " Pour vous, qu'est-ce qu'un drapeau ? " : c'est la question au départ de ce livre. Le mot n'a rien d'anodin et charrie avec lui ceux d'Etat-nation, de stade, d'extrême droite... Par-delà la convocation d'un symbole de la République française, le drapeau fait en effet partie de nos vies. Reflet de nos socialisations et de nos attachements individuels, il raconte ce qui fait que nous nous sentons appartenir à une ou à plusieurs communautés (de la famille au club sportif en passant par la " nation "). Convoquant des références cinématographiques et littéraires, mais aussi des bribes puisées dans l'actualité (Ukraine, Palestine, Etats-Unis...), ce " plaidoyer " interdisciplinaire en faveur d'une meilleure compréhension des objets politiques est le fruit d'une longue enquête ethnographique menée à Brest (ce pourrait être partout en France) depuis 2015. Fourmillant et incarné par les paroles des témoins, cet essai enlevé, en une époque où le récit national est mis aux enchères de celui qui le " tricolorisera " toujours plus, est d'abord une occasion de s'interroger sur ce que sont la nation et la République dans un monde aux contours si instables.