Une amitié poétique. Comprenant : Solitude ; Le craquement du corps fracassé et les Ecrits sur Biagi
Pasolini Pier Paolo ; Marin Biagio ; Valensi Miche
ECLAT
20,00 €
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EAN :9782841625468
Faire se retrouver dans un même volume le poète Biagio Marin (1891-1985), connu de quelques initiés et dont l'oeuvre en dialecte semble être aussi infinie que la lagune qui fait face à la petite ville de Grado, entre Trieste et Venise, et Pier Paolo Pasolini (1922-1975), célébré dans le monde entier comme l'horizon d'un siècle dont il fut l'icône pourfendue, est de l'ordre du naturel. Ces deux hommes, que plus de trente années séparent, furent amis. Amis de poésie, comme on l'est de l'enfance, passée pour l'un et pour l'autre dans ces régions des Trois Vénéties, à une époque où la langue était encore attachée au paysage. Aux six écrits inédits de Pasolini sur Marin s'ajoutent ici deux recueils en bilingue de Biagio Marin, dont les treize chants d'une litanie à la mémoire de l'ami "fracassé", au presque lendemain de sa mort tragique en 1975 aux environs d'Ostie. Les essais de Massimo Cacciari qui concluent le volume, inauguraient, il y a plus de quarante ans, une réflexion philosophique sur la question du dialecte et de sa relation au territoire auquel il semblerait appartenir. Un siècle après la naissance de Pasolini, cette amitié poétique permet de redécouvrir un pan trop peu connu de la littérature de la péninsule italienne.
Nombre de pages
280
Date de parution
06/01/2022
Poids
300g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782841625468
Titre
Une amitié poétique
Auteur
Pasolini Pier Paolo ; Marin Biagio ; Valensi Miche
Editeur
ECLAT
Largeur
125
Poids
300
Date de parution
20220106
Nombre de pages
280,00 €
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L'originalité de ce recueil des poèmes de Pasolini tient aux traductions des textes de jeunesse écrits en frioulan publiés pour la première fois avec l'original. Dans sa présentation, Dominique Fernandez insiste sur l'intérêt de ces poèmes pour comprendre l'évolution du poète à partir de la rupture, en 1950, avec ce qui fut pour lui l'éden : son village du Frioul, ce dialecte riche de saveurs poétiques, son adolescence où l'homosexualité n'était encore que virgilienne fratrie entre garçons. Après son exil vers Rome, Pasolini deviendra le personnage que l'on sait, parlant l'italien officiel, prisonnier d'une homosexualité désormais définie et brutalement dépourvue des ambiguïtés charmantes de l'adolescence.
Résumé : Classique contemporain au réalisme brutal, Une vie violente de Pier Paolo Pasolini renaît dans une nouvelle traduction éblouissante de Jean-Paul Manganaro. Dans la lignée des Ragazzi auquel il succède, Une vie violente poursuit l'exploration de la jeunesse perdue des bas-fonds romains. Tommasino, le héros du livre, tente de se forger une réputation dans un quartier de Rome livré aux petits malfrats. Pour ce faire, il s'adonne à la force des faibles, la violence, et devient un de ces vitelloni, un voyou à la petite semaine. La prison puis la maladie sauront-elles l'emmener sur les chemins de la rédemption ? Comme souvent avec Pasolini, véritable monument de la littérature italienne du XXe siècle, le choix du réalisme est un choix politique et moral : à travers la brièveté et la violence de ce destin, c'est celui de toute l'Italie d'après-guerre que l'auteur interroge.
Ces poèmes issus de trois recueils différents et dont la composition s'échelonne sur plus de dix années ont été choisis, en accord avec Pasolini, dans le souci de retracer aussi complètement que possible un itinéraire idéologique et poétique tourmenté. C'est tout le bilan d'une époque liée aux luttes et aux retombées du mouvement ouvrier qui se trouve ici consigné. Le cinéma a contribué à divulguer le message de Pasolini. Mais l'écriture poétique qui le fit d'abord connaître constitue son mode d'expression privilégié.
Un jeune homme fait irruption chez de riches bourgeois milanais. Il est la grâce, la beauté mêmes. Et sa visite est davantage une visitation, qui s'accomplit dans et par la possession physique. La servante Emilie, puis Pierre, le fils de famille, puis la mère et Odette, la fille, enfin le père, tous connaîtront le visiteur, au sens biblique du terme. Mais après son brusque départ, rien ne restera du message laissé. Seule l'humble servante connaîtra le salut car, à la différence des bourgeois selon Pasolini, elle n'a pas substitué de conscience à son âme, ni de morale à son sens du sacré. Conçu comme pièce en vers dont il reste des extraits, puis écrit parallèlement au film, séquence par séquence, Théorème est une parabole, d'un genre littéraire unique et inclassable.
Tu es à jamais voyageur, de même que tu ne peux t'établir nulle part ", s'écrie Ibn 'Arabî (Murcie 1165-Damas 1240) dans ses Illuminations de la Mecque. Ainsi, Le dévoilement des effets du voyage repose sur l'affirmation selon laquelle tous les êtres, jusqu'à la divinité elle-même, participent d'un voyage universel sans fin, ni dans ce monde ni dans l'autre. Mais ce livre se double d'un traité d'herméneutique. L'interprétation constitue elle-même un voyage qui noue, entre le Livre, le monde et l'Homme, un lien de correspondance essentiel pour la compréhension du texte. Ainsi, les trois voyages - vers Dieu, en Dieu et provenant de Dieu - dont il est question ici, doivent aussi être compris comme autant de voyages vers, dans et provenant du Livre, qui est à la fois ce qui réunit les êtres, mais aussi les distingue.
Dans ce long inédit, Benjamin Fondane révèle les implications philosophiques révolutionnaires qui découlent des travaux de Lévy-Bruhl (1857-1939) sur la mentalité primitive. En mettant à jour les mécanismes d'une logique différente, Lévy-Bruhl fait voler en éclat l'universalité de la logique d'Aristote sur laquelle repose notre pensée occidentale. Dès lors cette logique n'est rien d'autre qu'une arme politique qui fonde l'hégémonie de la rationalité. La démonstration de Fondane est implacable et bouleverse notre conception de la philosophie. Il nous incite à reconsidérer nos manières de penser et de vivre sous la contrainte de la raison, faisant écho à une tradition non aristotélicienne qu'incarnent des penseurs comme Michelstaedter, Lukasiewicz ou Alfred Korzybski.
Résumé : L'institution du Shabbat est la plus importante contribution du judaïsme à l'humanité, tout en étant le fondement de la vocation spécifique d'Israël. Résistance à l'oubli de l'origine, appel à la maîtrise du temps pour assurer la liberté de l'homme, évocation d'un jour futur "qui sera tout entier Shabbat et repos pour une vie du monde qui vient", il introduit dans l'existence une dimension essentielle, dont le monde contemporain, livré à la démesure, doit absolument prendre conscience. A un projet prioritairement économique, obsédé par la satisfaction du besoin et le culte de la croissance, il oppose une vision d'avenir liée non à un manque, mais à une plénitude. Il rappelle l'indispensable valeur de la limite et du lien entre les générations.
Dans les traditions philosophiques occidentales, c'est à la critique développée par la pensée marxiste que l'on doit de pouvoir aborder l'oeuvre de Moses Hess (1812-1875). Pourtant, le "rabbin des communistes", comme on l'a appelé, fut l'un des penseurs du XIXe siècle qui questionna au plus près les conditions de la liberté et de l'égalité sociales, en même temps qu'il ouvrit la voie à l'idée d'un foyer juif en Palestine, où cette liberté et cette égalité se seraient pleinement épanouies. Dans les études juives, la philosophie de Moses Hess est rarement évoquée, si l'on excepte quelques commentaires qui font de lui ce "communiste et sioniste, qui joua un rôle décisif dans le premier mouvement et inventa virtuellement le second". Le livre de Jean-Louis Bertocchi veut porter un éclairage nouveau sur cette oeuvre pionnière et singulière à bien des égards, dont le coeur est bel et bien la discussion serrée, "en accord divergeant", de la pensée de Spinoza, lu attentivement par Marx lui-même, et qui, dans le ciel d'un humanisme juif émancipé et émancipateur, dessine une constellation en perpétuel mouvement, où scintillent tour à tour philosophie, communisme et sionisme.