Oici 480 ans, le 12 décembre 1539, deux des plus puissants souverains du vieux monde se rencontraient à Loches-en-Touraine, le temps d'une paix éphémère qui rassura momentanément l'Europe.Après des années de guerre, François Ier roi de France et Charles Quint roi des Espagnes et empereur du Saint Empire romain germanique, se sont retrouvés au devant de la muraille de ville et de la porte Picois et cela, non sans une certaine émotion.Tous deux n'avaient cessé d'étendre leurs possessions et François Ier veillait particulièrement à ce que Charles Quint ne s'empare pas de la Bourgogne. Ce dernier, obligé d'aller mâter en partant de Madrid, une rébellion dans ses états des Pays-Bas, avait nécessité de faire passer ses troupes à travers le royaume de France. Aussi, fallait-il se réconcilier. A la plus grande surprise des contemporains, François Ier accepta et le plus grand des hasards fit que cela eut lieu à Loches, au c'ur du Val de Loire.C'est cette étonnante histoire que nous conte Pascal DUBRISAY à travers ce livre où fourmillent les détails de cette rencontre et les nombreuses illustrations choisies par lui.Le prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme qui descend à la fois de François Ier et de Charles Quint, dans la préface qu'il a écrite, nous donne son sentiment à ce sujet : « L'histoire montre que les promesses échangées à Loches ne résisteront guère aux appétits de l'Empereur, mais ce bref séjour mérite de servir d'exemple aux édiles, aux chefs d'Etats de tous les temps. »Une fois encore Loches est au c'ur de l'Histoire et c'est à cette découverte que le lecteur est invité comme témoin privilégié.
Mary Stuart naît à l'aube de la Renaissance, l'une des périodes à la fois les plus douces mais aussi les plus troubles et cruelles de l'Europe d'alors. Les guerres de Religion polluèrent les relations entre les peuples, particulièrement en France et en Angleterre, là justement où se dessina l'avenir de la jeune Marie. Que ce soit en Ecosse, son pays natal, ou en France, où une destinée remarquable aurait dû s'offrir à elle, tout ne fut que malheur parsemé de quelques instants de bonheur. Mary Stuart avait tout pour séduire : la beauté, l'intelligence, la volonté de bien faire, la culture et la grandeur d'âme nécessaire pour accomplir la lourde mission de devenir reine d'un Etat. Qui plus est, deux fois reine de deux pays différents ! C'est cette adolescente que la France accueillit sur son sol, à Roscoff, elle qui aussitôt le pied à terre suscita l'admiration de tous les témoins venus l'accueillir. La suite est, hélas, bien cruelle.
Cet italien flamboyant, bien né, voit le jour dans la deuxième moitié du XVe siècle. Protecteur des arts et principal mécène de Léonard de Vinci, Ludovic Sforza duc de Milan, dit Le More, a commandé de nombreuses toiles au maître, dont la plus célèbre, La Cène, pour le réfectoire du monastère de Sainte-Marie-des-Grâces à Milan ; mais aussi le projet grandiose de la statue de Francesco Sforza, les somptueuses écuries de son château de Vigevano, les canaux d'irrigation de la Loniellina... Le parcours de ce personnage hors norme est étourdissant : il s'empare du pouvoir en évinçant l'héritier légitime, il épouse la belle et riche Béatrice d'Este et évolue dans une cour d'une magnificence sans égal, noue de multiples et opportunes alliances avant que Louis XII, roi de France, ne s'empare du Milanais. La fin de Ludovic sera cependant beaucoup moins illustre car, vaincu, il est fait prisonnier pour être enfermé à Loches, la plus sûre prison de France, où il meurt 4 ans plus tard, oublié de tous. Inhumé dans la collégiale de Loches, les restes de Ludovic Sforza n'ont jamais été rapportés à la Chartreuse de Pavie où un sublime tombeau de marbre l'attendait. C'est ici à Loches que sa gloire a été contrariée. Elle méritait, 510 ans après, qu'un livre témoigne de la vie de ce seigneur insolite, de cet exceptionnel prince de la Renaissance.
Le 9 février 1450, meurt à Jumièges Agnès Sorel, Dame de Beauté, première maîtresse officielle d'un roi de France, Charles VII. Ainsi s'achève l'une des plus belles histoires du Moyen Age. Sa fin est à l'opposé de la vie qu'elle a menée auprès du roi : une vie faite d'influence très bénéfique au souverain qu'elle aide à tout instant dans sa reconquête du royaume. Sous son impulsion, la France se réveille et retrouve un lustre perdu pendant la guerre de Cent ans. Le pays des lys reconstitué va désormais pouvoir s'engager avec succès dans une nouvelle ère, celle de la Renaissance, qui en fera l'un des modèles du monde. Chateaubriand ne s'y trompait pas en écrivant que "de toutes les maîtresses royales, Agnès Sorel a été la seule à être utile à la France et à son roi." Elle va pourtant mourir soudainement à l'âge d'environ 25-27 ans. En 2004, une étude scientifique de ses restes apporte enfin la preuve formelle de son assassinat et permet d'identifier le moyen utilisé. La rencontre entre cette jeune femme inconnue et son royal amant donne naissance à une descendance inouïe : presque toutes les familles royales, impériales d'Europe, voire au-delà, ainsi que deux familles présidentielles et plusieurs dizaines de milliers d'anonymes ont en partage ce précieux héritage qui en fait la plus belle et la plus attachante "Grand-mère" de l'Europe.
Venir découvrir Loches, l'une des plus belles cités médiévales de France, Ville d'Art et d'Histoire, l'un des Plus Beaux Détours de France, c'est faire preuve de goût. Mais partir à la découverte de son environnement, le Pays lochois, est encore mieux. Car rien n'est plus harmonieux et beau que ses paysages vallonnés.. De petites rivières les arrosent, et les villages qui y sont plantés signent notre Histoire nationale depuis le Moyen Age, alors que se constituait le royaume de France. Dans le Pays lochois, châteaux, églises, demeures de caractère et sites remarquables portent un voix originale. Elle séduira les promeneurs et le amateurs de paysages secrets.
Ce livre est bien plus qu'un recueil d'images ; c'est le témoignage brut d'une expérience personnelle et professionnelle au coeur de l'actualité. A travers 190 photographies en noir et blanc réalisées en argentique, Jean-Paul Paireault nous restitue l'âme des années 1970-1980 avec une authenticité que seul le grain de l'émulsion peut capturer. Pendant dix ans, le photojournaliste a sillonné le globe, ses appareils en bandoulière, pour saisir des instantanés de cette époque : des luttes sociales, de la démocratisation des pays européens, des visages anonymes aux figures iconiques. Chaque cliché porte en lui la tension de l'instant et l'oeil se fait témoin engagé. L'argentique n'est pas ici un simple choix esthétique, mais une signature qui impose la patience ; il n'y a pas de retour arrière, pas de filtre numérique, juste la vérité, nue et directe, capturée en un seul déclic. Cet ouvrage s'adresse aux amateurs de photographie, aux passionnés d'histoire contemporaine et à tous ceux qui croient que l'objectif peut, parfois, changer le monde. C'est un héritage visuel, un poignant rappel de notre passé récent, et une célébration du métier de photojournaliste à l'ère de l'analogique.
L'église Notre-Dame de Véretz, bâtie pour l'essentiel à la fin du XVe et au début du XVIe siècle, est un édifice qui naquit de circonstances exceptionnelles. C'est un personnage d'envergure, Jean de la Barre, un proche de François Ier doté en son temps de moyens considérables, qui conçut pour Véretz un projet architectural global : la reconstruction du château et de l'église, dotée d'une chapelle seigneuriale accessible du coteau établissant un lien à la fois géographique et symbolique entre les deux. Au-delà de son intérêt architectural, l'église de Véretz fut le témoin de nombreux évènements et personnages importants. Proche des habitations, des activités économiques du village, des communautés de marchands, de mariniers et de carriers, elle fut également un lieu de rassemblement et de cohésion sociale, par la participation des populations aux grandes dates du calendrier chrétien, aux processions et aux cérémonies locales. Richement illustré et documenté, ce livre est une invitation à découvrir ou redécouvrir un édifice qui s'inscrit dans la longue histoire.
Dans ce cinquième volume, Jean-Paul Ragot vous présente la cathédrale de Tours et l'ensemble archiépiscopal : le cloître de la psallette, le palais, l'officialité... Les naissances, au XIe siècle, de nouvelles paroisses et édification de leurs superbes églises en milieu rural parmi de violents conflits féodaux Des vues anciennes de vieux ponts disparus : Amboise, Saint-Avertin ... Vous assisterez à l'édification puis à la destruction du palais du cardinal de Richelieu, Versailles avant l'heure... Au XVIe siècle, Henri III fuyant Paris installe le Parlement à Tours, s'ensuivent les féroces combats de la Ligue dans le faubourg Saint-Symphorien en flammes... Toutes les classes de la société défraient la chronique : violences gratuites en milieu rural..., adultère en petite ville..., féminicide chez des notables... Savez-vous que le Vieux Tours, tant admiré aujourd'hui, a failli être entièrement rasé jusqu'aux fondations dès 1960 ? Qui a réussi à inverser la tendance d'alors et à préserver au maximum ce si riche patrimoine bâti ? Tout un ensemble d'informations qui ne peuvent que vous captiver ! Et toujours plus d'une centaine de croquis aèrent les textes !