Le cas du K2. Mathématiques & alpinisme, 2e édition revue et corrigée
Parrochia Daniel ; Damilano François
CORRIDOR BL
15,00 €
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EAN :9782914033756
Le mathématicien André Weil rappelle dans son oeuvre que certaines surfaces mathématiques connues en géométrie algébrique, les surfaces K3, ont été ainsi nommées d'après trois mathématiciens (Kummer, Kähler et Kodaira) et une montagne du Pakistan, le K2. L'auteur du présent ouvrage a pris le prétexte de ce rapprochement pour réfléchir sur les mathématiques et la montagne, les variétés de Calabi-Yau, la théorie des cordes, la géométrie tropicale ou la recherche opérationnelle, domaines auxquels il introduit le lecteur sans qu'il s'en aperçoive ou presque. Au fil de ce voyage au Karakoram (l'un des plus grands massifs montagneux de la planète avec l'Himalaya et ses glaciers), il en vient à s'interroger sur ce noble projet occidental, naguère encore défendu par Nietzsche ou par Daumal, mais auquel on a visiblement renoncé - qui consistait à chercher à s'élever : dans la pensée comme dans la vie. Avec les forces fondamentales de la nature et la variabilité astronomique du climat, le cas du K2, montagne-limite et à peine accessible, est alors emblématique de ce qui échappe ou nous dépasse, dans la grande inversion de valeurs qui caractérise l'époque actuelle.
Nombre de pages
117
Date de parution
07/02/2018
Poids
165g
Plus d'informations
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EAN
9782914033756
Titre
Le cas du K2. Mathématiques & alpinisme, 2e édition revue et corrigée
Auteur
Parrochia Daniel ; Damilano François
Editeur
CORRIDOR BL
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0
Poids
165
Date de parution
20180207
Nombre de pages
117,00 €
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Depuis quelque temps déjà, les réseaux ont pris une importance considérable dans notre société. Un philosophe examine leurs différents usages, s'interrogeant tour à tour sur le cristal et le vivant, autant que sur leurs répliques à grande échelle : réseaux de transports et de télécommunications, flux économiques et échanges culturels. Où va la société moderne ? Vers un filet enchevêtré (réseau de réseaux), vers quelque catastrophe de grande ampleur ? Ou vers une maîtrise progressive de cet univers fluide de la communication, dans lequel, pour le meilleur et pour le pire, nous sommes aujourd'hui entrés ?
Aujourd'hui, après, une prodigieuse expansion du savoir pendant deux millénaires, les disciplines initiales voient leurs frontières se chevaucher au profit de multiples formations transversales. En une démonstration puissamment étayée, cet ouvrage donne les repères nécessaires pour s'orienter dans cette nébuleuse d'informations et de sens, la Science.
Au XXe siècle, la science a découvert (ou redécouvert) la notion de complexité et ses trois formes : compositionnelle, systémique, algorithmique. Mais la littérature, attentive aux singularités de la vie, n'a cessé de rendre manifeste une telle complexité. Elle en a exploré la première forme dans les romans où foisonnent les personnages (Balzac, Proust, Martin du Gard)? ; la deuxième, à travers les intrigues enchevêtrées des romans policiers ou apparentés (James, Joyce, Borges, Bioy Casares, Modiano, Echenoz). On peut même soutenir que la dernière forme ne lui a pas échappé, si l'on prend en compte certains romans-machines (Roussel, Sollers, Pérec) ou l'essai de Camus sur Le mythe de Sisyphe, l'absurde de répétition étant précisément l'illustration d'une boucle infinie algorithmique. Après avoir étudié les sources de la complexité, le présent travail commente certaines figures de celle-ci et tente, au-delà de la science et de la politique, de caractériser le type de savoir auquel la littérature donne accès.
Les mathématiques peuvent-elles s'appliquer avec succès en philosophie et dans les sciences humaines ? Sont-elles, au contraire, réservées au physicien ? Loin de se laisser abuser par les discours qui ne voient dans les mathématiques qu'un moyen de sélection et de contrôle, ou un simple langage au service de l'interrogation de la nature, le texte suggère que la véritable puissance de la discipline est à chercher dans son pouvoir d'exprimer la cohérence du monde, grâce à des modèles qui résument les situations et en révèlent l'essence. En ce sens, les mathématiques intéressent le philosophe - non comme objet épistémologique, mais comme outil systématique. Le mathématicien, quant à lui, trouvera ici réunies un ensemble d'informations inédites sur l'origine philosophique des structures qu'il utilise quotidiennement.