L'analyse du langage à Port-Royal. 6 études logico-grammaticales
PARIENTE JEAN-CLAUDE
MINUIT
23,06 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9782707310422
La Grammaire et la Logique de Port-Royal sont prises dans un contexte qui n'est plus le nôtre. Leurs auteurs recueillent les résultats de la réflexion de leurs prédécesseurs, mais ils les infléchissent en fonction des débats auxquels ils sont personnellement mêlés : débats sur le cartésianisme, sur l'Eucharistie ou sur la Grâce. Comment des oeuvres aussi datées ont-elles encore pouvoir de nous intéresser ? C'est sans doute que les Messieurs ne nous ont pas seulement légué deux traités distincts, du reste appelés à servir d'oeuvres de référence pour plusieurs décennies, mais une méthode d'analyse des faits de langage. On essaie ici de reconstituer cette méthode dans son unité, de discerner ses conditions d'application, de préciser quel partage elle instaure entre les tâches de la grammaire et celles de la logique, à quels obstacles elle se heurte, comment - et parfois au prix de quels compromis - elle en vient à bout. Du même coup se trouve mis en relief tout ce qui sépare dans ces domaines l'âge classique et le nôtre. Aucun de nos formalismes ne semble pouvoir rendre compte de manière convenable des intuitions de Port-Royal. La référence constante des faits de langage aux opérations de la pensée creuse la distance entre ces formalismes et ces intuitions. Mais c'est justement cette distance qui rend intéressante l'oeuvre des Messieurs : loin d'être simplement des précurseurs malhabiles, ils ont voulu faire autre chose que nous ; c'est pourquoi ils nous aident à prendre conscience de toutes les options théoriques à travers lesquelles se sont formées nos procédures d'analyse du langage.
Date de parution
01/10/1985
Poids
438g
Largeur
137mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782707310422
Titre
L'analyse du langage à Port-Royal. 6 études logico-grammaticales
Auteur
PARIENTE JEAN-CLAUDE
Editeur
MINUIT
Largeur
137
Poids
438
Date de parution
19851001
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Le présent livre tente. sinon d'explorer le langage dans toutes ses dimensions, du moins de donner une idée de sa volubilité, de montrer soit par des études théoriques, soit par des recherches historiques, de quel secours il nous est pour aller vers le réel, à quels obstacles il se heurte dans cette tâche, et quelles ressources il met en ?uvre pour l'accomplir. Faute de pouvoir proposer une définition théoriquement fondée de ses rapports avec la pensée, cet ouvrage expose des échantillons de son fonctionnement, afin qu'il apparaisse moins comme un instrument que comme l'élément au sein duquel nous maîtrisons ou recueillons le réel selon diverses modalités qui vont de la vie quotidienne à la connaissance ou à la poésie. Ces échantillons ont été choisis pour leur diversité. Certains concernent notre expérience la plus immédiate, celle que nous faisons du monde ou du moi dans la sensation ; certains sont liés à notre rapport aux autres, qu'il s'agisse seulement de les désigner ou qu'il s'agisse de se représenter leur for intérieur ; certains portent sur le langage lui-même du fait de son aptitude à se faire métalangage : certains s'attachent à mettre en évidence la façon dont il nous permet de dépasser les expériences premières. En un sens, ce livre se présente comme un témoignage plus que comme une théorie : il n'a pas d'autre unité que celle de la diversité de son objet.
Lycéens, étudiants et tous ceux qui veulent découvrir ou redécouvrir Bachelard. L'?uvre de Gaston Bachelard se répartit sur deux versants, philosophie des sciences, notamment des sciences du réel, et philosophie des images, des images poétiques en particulier. S'agit-il d'une même philosophie, ou faut-il opposer en lui le philosophe du jour et celui de la nuit, celui des concepts et celui des images ? On verra ici que l'examen de son vocabulaire donne de puissants arguments pour trancher en faveur de l'unité, mais d'une unité qui se cherche et qui se construit inlassablement à travers les réaménagements qu'elle s'impose pour se constituer en philosophie du nouveau.
L'oeuvre de Gaston Bachelard se répartit sur deux versants, philosophie des sciences, notamment des sciences du réel, et philosophie des images, des images poétiques en particulier. S'agit-il d'une même philosophie, ou faut-il opposer en lui le philosophe du jour et celui de la nuit, celui des concepts et celui des images ? On verra ici que l'examen de son vocabulaire donne de puissants arguments pour trancher en faveur de l'unité, mais d'une unité qui se cherche et qui se construit inlassablement à travers les réaménagements qu'elle s'impose pour se constituer en philosophie du nouveau.
Aux derniers jours de février, au plus tard les premiers jours de mars, le printemps s'annonce d'une manière ou d'une autre ! Le ciel de nos hivers bordelais est toujours froid, mais le soleil le sèche et l'éclaircit. Les nuages semblent avoir disparu et la douceur du climat se fait espérer. [...] Au marché de Libourne, l'humeur et les étals ont eux aussi changé. Les marchands ont l'invective forte et gaie, les petits légumes et les tendres salades font leur apparition. Fini les soupes et les pot-au-feu, vive les asperges, les fèves, les petits pois ! Les ostréiculteurs proposent aux flâneurs des huîtres qu'ils peuvent déguster avec un verre de vin blanc sur de minuscules tables posées en équilibre sur les trottoir." Christine Valette-Pariente, propriétaire du domaine de Troplong-Mondot, à Saint-Emilion, nous conte au fil des mois et des floraisons, l'amour de son pays, de la terre, de la vigne, et nous fait partager sa passion pour la gastronomie et les produits régionaux. Plus de cent recettes, accompagnées des illustrations de l'auteur, transportent vos papilles des vignes aux fourneaux. Appréciez le foie mi-cuit aux épiées, les nems de canards, le poulet en feuilles de figuier, la charlotte au chocolat ou encore les macarons de Saint-Emilion. Sans oublier tous les conseils et secrets de réalisation des confitures, coulis, chutney, et conserves.
La vie sociale est un théâtre, mais un théâtre particulièrement dangereux. A ne pas marquer la déférence qu'exige son rôle, à se tenir mal, à trop se détacher des autres comédiens, l'acteur, ici, court de grands risques. Celui, d'abord, de perdre la face ; et peut-être même la liberté : les hôpitaux psychiatriques sont là pour accueillir ceux qui s'écartent du texte. Il arrive ainsi que la pièce prenne l'allure d'un drame plein de fatalité et d'action, où l'acteur-acrobate - sportif, flambeur ou criminel - se doit et nous doit de travailler sans filet. Et les spectateurs d'applaudir, puis de retourner à leurs comédies quotidiennes, satisfaits d'avoir vu incarnée un instant, resplendissant dans sa rareté, la morale toujours sauve qui les soutient.
Dans Fin de partie il y a déjà cette notion d'immobilité, cette notion d'enfouissement. Le personnage principal est dans un fauteuil, il est infirme et aveugle, et tous les mouvements qu'il peut faire c'est sur son fauteuil roulant, poussé par un domestique, peut-être un fils adoptif, qui est lui-même assez malade, mal en point, qui marche difficilement. Et ce vieillard a ses parents encore, qui sont dans des poubelles, son père et sa mère qu'on voit de temps en temps apparaître et qui ont un très charmant dialogue d'amour. Nous voyons deux êtres qui se déchirent, qui jouent une partie comme une partie d'échecs et ils marquent des points, l'un après l'autre, mais celui qui peut bouger a peut-être une plus grande chance de s'en tirer, seulement ils sont liés, organiquement, par une espèce de tendresse qui s'exprime avec beaucoup de haine, de sarcasme, et par tout un jeu. Par conséquent, il y a dans cette pièce - qui est à un niveau théâtral absolument direct, où il n'y a pas d'immense symbole à cher-cher, où le style est d'une absolue simplicité -, il y a cette espèce de jeu qu'ils se font l'un à l'autre, et qui se termine aussi d'une façon ambiguë parce que le suspense dérisoire de la pièce, s'il y a suspense, c'est ce fils Clov, partira-t-il ou non? Et on ne le sait pas jusqu'à la fin. Je dois dire aussi que c'est une pièce comique. Les exégètes de Beckett parlent d'un "message", d'une espèce de chose comme ça. Ils oublient de dire le principal, c'est que c'est une chose qui est une découverte du langage, de faire exploser un langage très quotidien. Il n'y a pas de littérature plaquée, absolument pas. Faire exploser un langage quotidien où chaque chose est à la fois comique et tragique.