
Passeurs de mémoire. De Théocrite à Alfred Jarry, la poésie de toujours lue par 43 poètes d'aujourd'
Le temps passe, mais les oeuvres demeurent. Dès l'instant de leur naissance, disait en substance Merleau-Ponty, elles regardent jusqu'au fond de l'avenir. Ce livre, à sa manière, en témoigne. Il s'agit moins d'une anthologie que d'une oeuvre polyphonique où se tissent ensemble les liens de mémoire et cet aspect essentiel de l'activité poétique que l'on pourrait appeler "la quête du moderne dans le passé". Qu'il s'agisse de Virgile, de Dante, de Wang Wei, d'Étienne Jodelle, de John Donne, de Bashô, d'Évariste Parny, de Leopardi ou de Laforgue, c'est-à-dire de poètes dont les noms sont demeurés en pleine lumière ou dans une plus secrète pénombre, pour les poètes d'aujourd'hui qui les lisent, ces poètes d'autrefois sont nos contemporains. L'éloignement ou la proximité ne tiennent pas à une distance objective mais à la qualité du regard. Ce livre est aussi celui d'une réprocité du regard. Les poètes du passé sont rendus à la fraîcheur inaltérable de la présence, mais en retour ils éclairent aussi d'un nouveau jour les gestes profonds qui animent les ouvres des poètes d'aujourd'hui. En somme, c'est un livre de rencontres qui est proposé ici. Des rencontres dont le lecteur ne sera pas seulement le témoin, puisqu'il s'y trouvera impliqué par toutes les ressources du plaisir, de l'intelligence et de la sensibilité.
| EAN | 9782070307722 |
|---|---|
| Titre | Passeurs de mémoire. De Théocrite à Alfred Jarry, la poésie de toujours lue par 43 poètes d'aujourd' |
| Auteur | Para Jean-Baptiste |
| Editeur | GALLIMARD |
| Largeur | 108 |
| Poids | 296 |
| Date de parution | 20050310 |
| Nombre de pages | 372,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Europe N° 1159-1160, novembre-décembre 2025 : Samuel Beckett
Para Jean-BaptisteA l'évocation du nom de Samuel Beckett (1906-1989), ce sont les silhouettes de deux clochards dépenaillés et magnifiques qui viennent immédiatement à l'esprit. En effet, pour la postérité, Beckett restera avant tout l'auteur d'En attendant Godot. Et plus généralement un auteur dramatique. Il faut dire que la première représentation de cette pièce, en 1953, a été l'occasion d'une des plus grandes déflagrations de l'histoire du théâtre. Beckett s'est imposé très vite comme l'initiateur d'un théâtre d'un type nouveau, dont l'ambition serait désormais de faire voir l'invisible. Il refuse un art qui se contenterait d'être, comme le théâtre traditionnel, représentation. Le théâtre nouveau devient, avec Beckett, un art de la pure présence. A chaque nouvelle pièce, il aura tenté de réaliser toujours mieux cette ambition. On peut trouver étrange, pourtant, de réduire ainsi une oeuvre immense et protéiforme, solitaire s'il en est, bilingue de plus, faite de nouvelles et de romans, de pièces de théâtre d'envergure et de "dramaticules" , de proses au statut parfois incertain et de poèmes sans pareils. Et d'une correspondance immense. C'est oublier, en particulier, que Samuel Beckett a inventé un langage romanesque nouveau où l'humour et la dérision ont leur place en même temps qu'un certain tragique de l'écriture. Et, dans tous les genres qu'il a abordés, se dessine un nouveau rapport aux personnages. Ceux-ci en effet, chez Beckett, soumis à un dépouillement toujours plus grand, sont pris dans des corps vus davantage comme des obstacles que comme des possibilités. Dans cet état de délabrement, ce qui demeure, c'est la parole. Une parole loin de toute forme de communication, mais qui permet bien plutôt à l'être de se manifester. Le présent numéro d'Europe propose des approches nouvelles et originales sur une oeuvre qu'on ne finira jamais, à chaque lecture, de redécouvrir. Une oeuvre en laquelle on a pu voir avant tout "une épopée du langage, une aventure de mots" . Textes de Robin Wilkinson, John Banville, Jean-Michel Rabaté, Thierry Robin, Gabriel Josipovici, Jean-Michel Gouvard, Llewellyn Brown, Stanley E. Gontarski, Matthieu Protin, Barbara Bray, Marek Kedzierski, Mégane Mazé, Maylis Besserie, Denis Lavant, Alice Clabaut, Judy Hegarty Lovett, Hélène Lecossois, Pascale Sardin, Yann Mével.EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Europe N° 1161-1162, janvier-février 2026 : Rainer Maria Rilke
Para Jean-BaptisteRainer Maria Rilke est né en 1875 à Prague, d'une ancienne famille carinthienne dont il était le dernier représentant. Après une enfance triste et inquiète, enfin sorti de l'Ecole des Cadets à laquelle son père, officier, l'avait condamné, c'est une vie de voyages qu'il commence. Découvertes de l'Italie, de la Russie dont il apprend la langue. Stations à Worpswede où vit un groupe de peintres paysagistes et où il rencontre Clara Westhoff Séjours à Meudon où l'attire la protection amicale de Rodin, à Paris où il fait la connaissance de Gide et de Verhaeren dans les Baux où l'enchante le pur paysage provençal. Voyages encore et toujours en Suède, à Rome, à Venise, en Belgique, au Danemark, en Egypte, en Dalmatie, en Espagne enfin - jusqu'à la guerre qui déchire en lui des fibres secrètes et le condamne à des années d'immobilité et de silence... Dans la solitude de la campagne valaisanne, il s'affranchit peu à peu du long cauchemar et remet sur le métier ses plus purs poèmes, les Elégies, conçues et commencées dès 1913 dans le petit château de Duino, où le bruit monotone de l'Adriatique, qui venait en battre les fondations, lui avait prêté ses rythmes les plus amples. Il vient de traduire les poèmes de Paul Valéry et - don aimable et imprévu - d'accorder sa a petite lyre u avec les mots les plus clairs de la langue française, lorsque, à l'âge de cinquante-deux ans, la mort l'enlève à une gloire européenne qu'il ne redoutait même plus, tant il avait fini par en faire peu de cas. Au commencement de Rilke était la poésie, et à sa fin encore, chaque parole qu'il prononçait, en était chargée. Mais entre ces deux poésies se place une vie riche en expériences intimes, en souffrances qui peu à peu épuisèrent une âme et un corps sensibles à l'excès, en lune avec tous les démons du coeur. " Car les vers ne sont pas des sentiments (on les a toujours assez tôt) mais des expériences..."EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Le jeûne des yeux et autres exercices du regard
Para Jean-BaptisteRésumé : A propos d'icônes, de masques africains, de poteries japonaises, de peintres classiques ou contemporains, de sculpteurs, de photographes, on trouvera ici un essaim de notes qui sont autant de séquences d'un journal du regard. De Poussin et Mignard à Kandinsky et Filonov, d'Alfred Kubin à Joseph Beuys, de Paul Rebeyrolle à Louise Bourgeois, de Mark Rothko à Cindy Sherman, des présences tutélaires nous escortent, qui toutes ont le pouvoir de dissiper la cendre morte des jours. Il est des ?uvres où le silence tremble, d'autres où la respiration des dieux est visible, d'autres encore qui démaillent l'époque avec véhémence et mettent à nu l'horreur ou la merveille. On chemine dans ces pages en compagnie d'alliés substantiels, aussi diverses soient les argiles dont ils sont tirés. Un principe sous-tend la démarche de l'auteur : si les ?uvres d'art sont l'objet de notre regard, celles qui nous importent sont aussi l'organe de notre vision. Et c'est sans doute ici que prend source l'écriture : " La langue est un ?il ", disait Wallace Stevens.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER20,55 € -

Europe N° 1031, Mars 2015 : Antoine Emaz, Gaston Miron
Para Jean-BaptisteNé en 1955, Antoine Emaz est aujourd'hui considéré comme l'un des poètes français les plus importants de sa génération. Il a suivi un chemin de grande exigence, conforté par les hauts exemples de Pierre Reverdy et André du Bouchet. La poésie pour Antoine Emaz est indissociable de la vie. "Elle est à chaque fois invention d'un écrire-vivre, une tension de langue contre ce qui nous rend muets." La force et la précision sensible de son oeuvre vont de pair avec son dépouillement, sa nudité, sa retenue. Si son apparente précarité nous bouleverse, dans son attention à l'ordinaire des jours, au travail humain, à la fatigue, c est qu'on y sent obstinément palpiter une parole soucieuse de dire le plus justement possible note relation au monde. Même quand il y a "peu à voir sauf le ciel et la lumière qui baisse", même quand tombe "une pluie fine de rien", même quand le corps et le coeur sont harassés, la possibilité d'une parole demeure. La voix qui parvient jusqu'à nous, un peu mate et presque assourdie, a prêté tant d'attention à l'inaperçu qu'au moment de la lecture, au moment de la rencontre et du partage, l'émotion que l'on sent poindre a le pouvoir de ranimer la vie. Le refus de toute emphase et le choix résolu de la sobriété finissent par révéler au coeur des jours me clairière inépuisable. Et c'est ainsi que sans meurtrir les sources du souffle et du silence, cette voix nous parle de ce qui nous maintient malgré tout à hauteur humaine dans un monde où nous avons de plus en plus de mal à respirer.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER20,00 €
Du même éditeur
-

Je suis Romane Monnier
Delphine de ViganLes gens ne comprennent pas. Ils pensent que j'exagère. Mais en fait, je cherche quelque chose qui a disparu. Quelque chose de pur, de limpide... qui n'existe plus". Qui est Romane Monnier ? D'elle, il ne reste qu'un téléphone portable. Des notes, des messages, des souvenirs, des enregistrements, autant de traces confiées à un inconnu, un samedi soir dans un bar.EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Haute-Folie
Wauters AntoineJe crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.EN STOCKCOMMANDER19,00 € -

La nuit au coeur
Appanah NathachaDe ces nuits et de ces vies, de ces femmes qui courent, de ces coeurs qui luttent, de ces instants qui sont si accablants qu'ils ne rentrent pas dans la mesure du temps, il a fallu faire quelque chose. Il y a l'impossibilité de la vérité entière à chaque page mais la quête désespérée d'une justesse au plus près de la vie, de la nuit, du coeur, du corps, de l'esprit. De ces trois femmes, il a fallu commencer par la première, celle qui vient d'avoir vingt-cinq ans quand elle court et qui est la seule à être encore en vie aujourd'hui. Cette femme, c'est moi". La nuit au coeur entrelace trois histoires de femmes victimes de la violence de leur compagnon. Sur le fil entre force et humilité, Nathacha Appanah scrute l'énigme insupportable du féminicide conjugal, quand la nuit noire prend la place de l'amour.EN STOCKCOMMANDER21,00 € -

Ce qui reste
Schlink Bernhard ; Lortholary BernardA soixante-seize ans, Martin apprend qu'il n'a plus que quelques mois devant lui. Il s'attelle alors à mettre sa vie en ordre avant de mourir : il le doit à son épouse, Ulla, et à leur jeune fils, David. Mais comment savoir ce qui sera le plus important pour eux, une fois qu'il ne sera plus là? Et comment profiter ensemble du peu de temps dont ils disposent, tout en préparant celui de l'après ? Dans Ce qui reste, Bernhard Schlink nous invite au coeur d'une famille qui traverse des semaines bouleversantes, parce qu'elles ne reviendront jamais et par ce qu'elles révèlent comme surprises. Posant l'essentielle question de la transmission dans le cadre intime, le grand romancier allemand nous interroge délicatement sur le sens de nos choix, la possibilité du pardon et, en dernière instance, le rôle de l'amour dans nos existences.EN STOCKCOMMANDER20,00 €
De la même catégorie
-

Des mots à ton adresse pour te dire merci. 8 poèmes intemporels
Sans doute cela paraît simple De dire une chose aussi simple. Chaque fois pourtant je sens bien Que je ne le dis pas très bien Et qu'il me faudrait d'autres mots Bien plus émouvants que mes mots... POESIES DE : Paul Verlaine Maurice Carême Victor Hugo Jules Barbey D'Aurevilly Jean Richepin Leconte de Lisle Emily DickinsonEN STOCKCOMMANDER7,95 € -

La chaise de Van Gogh
Pigani PaolaDeux hommes, un paysan ferrailleur et un peintre, ont creusé dans leur exil, terre et lumière une vie durant avant de nous laisser leur force solaire. Dans ce second recueil publié à La Boucherie Littéraire, Paola Pigani délivre un long poème d'adieux qui prend naissance au pied d'une chaise vide. L'absence se matérialise, la mort, jamais qu'une voix nostalgique éloigne pour dire l'enfance terrestre offerte en héritage par son père et sa mémoire ardente comme un champ d'or peint par Van Gogh.EN STOCKCOMMANDER15,00 €


