
Le voyage contre le tourisme
L'Office Mondial du Tourisme fanfaronne : les touristes sont deux milliards. Que signifie qu'un Terrien sur quatre soità un moment de l'année un touriste ? Une plus grande tolérance envers autrui ? Une ouverture d'esprit marquée parune curiosité sans limite ? Une disponibilité accrue envers ce qui nous est étranger ? Le tourisme n'est pas neutre. Ilfavorise une économie globalisée aux retombées locales minimes et banalise un néo-colonialisme de subordinationgénéralisée... De même, croire que le hit-parade des "hauts lieux" de l'Humanité mis en place par l'Unesco stimuleraitune "mémoire collective" aux fonctions éducatives se révèle un incroyable leurre. La multiplication des équipementsstandardisés (aérogares, hôtels, musées, fronts de mer et de fleuve, "quartiers historiques" , etc.) et descoûteux "événements" (Jeux Olympiques, Expositions universelles, etc.) homogénéisent les sites, leurs temporalitéset leurs spectacles. Le pic pétrolier et le dérèglement climatique appellent à une plus grande responsabilité envers lepourquoi et le comment des mobilités. Le tourisme est déjà responsable de 8 % des émissions mondiales de gaz àeffet de serre... Faut-il, là aussi, décroître ? Il convient, à coup sûr, de rompre avec le tourisme massifié (et ses sousproduitsque sont les tourismes sexuel, médical, équitable, durable...) et de privilégier le voyage et ses acclimatationsprogressives aux cultures que l'on découvre, plus lentes, plus économes, plus attentives. L'être humain est relationnel, il serait aberrant de lui interdire de voyager ! Mais, compte tenu des nouvelles contraintes environnementales, il devient indispensable de repenser le proche et le lointain, ces deux aimants de toute boussole existentielle.
| Nombre de pages | 120 |
|---|---|
| Date de parution | 07/05/2024 |
| Poids | 166g |
| Largeur | 150mm |
| EAN | 9791093250670 |
|---|---|
| Titre | Le voyage contre le tourisme |
| Auteur | Paquot Thierry ; Augé Marc |
| Editeur | ETEROTOPIA |
| Largeur | 150 |
| Poids | 166 |
| Date de parution | 20240507 |
| Nombre de pages | 120,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'amour des lieux. Topophilie, topophobie, topocide
Paquot ThierryRésumé : Chacun sait ce que les lieux font de lui. Notre autobiographie environnementale nous renseigne sur notre géographie affective. Si l'amour des lieux est un sentiment exigeant, il nous récompense de notre attention envers nos demeures et leurs paysages en nous ménageant pour autant que nous les ménageons. Aussi, ressentons-nous cruellement les lieux méchants, les maisons revêches, les quartiers indifférents, les architectures anxiogènes. Ces manifestations de topophobie provoquent un malaise, une spatiophagie, une schizotopie, une agoraphobie, un mal-être lié au lieu qui nous rejette... Au contraire, une maison ou un lieu d'une grande hospitalité nous réconforte, nous stabilise, nous enchante. Cela n'a pas échappé à Gaston Bachelard pour qui une habitation n'est pas un simple "corps de logis" mais un "corps de songes". Il en va du bonheur de chacun. De sa capacité à inscrire son existence dans des territorialités et des temporalités aimables... Tout être humain réclame un habitat et un territoire comme n'importe quel être vivant, ainsi convient-il sûrement d'élargir notre lieu de vie à la biorégion en attente de son éclosion...EN STOCKCOMMANDER17,00 € -

Mesure et démesure des villes
Paquot ThierryY a-t-il une "juste taille" des villes et une "bonne échelle" des territoires de notre existence ? Les métropoles actuelles, lancées dans une extension sans limites, encombrées de gratte-ciel et de centres commerciaux, sont-elles la solution ? Faudra-t-il privilégier des villes plus petites ? Depuis Platon, avec sa cité idéale de 5040 foyers, jusqu'à Ivan Illich, nombre de philosophes et d'intellectuels se sont penchés sur ces questions de la taille des villes, de leur mesure. Au-delà des statistiques, c'est bien une question existentielle et politique qui se pose à chacun d'entre nous. Dans cet essai foisonnant, Thierry Paquot entrelace démographie, histoire, urbanisme, écologie et nous guide dans le labyrinthe des idées et des expérimentations : naissance et croissance des cités, utopies phalanstériennes de Fourier, garden-city d'Ebenezer Howard, shrinking cities américaines... Il nous initie aussi à la pensée de théoriciens souvent méconnus en France (Kohr, Schumacher, Bookchin, Bairoch, Magnaghi, Sale...), parmi lesquels les partisans du small is beautiful ou des biorégions. Périple intellectuel et bibliographique, cet ouvrage propose des pistes concrètes pour définir une urbanité nouvelle, libre, respectueuse des humains et du monde vivant, des temps et des territoires.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,00 € -

Génération T pour la Terre. Recueil de nouvelles
PAQUOT THIERRYRésumé : Un recueil de nouvelles sélectionnées par un jury prestigieux et écrites par des jeunes de 18 à 35 ans dont l'objectif est de faire entendre la voix de celles et ceux qui feront le monde de demainA ; de comprendre les sujets, les craintes mais aussi les espoirs qui sont les leurs et les animent d'aujourd'hui.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,00 € -

Demeure terrestre. Enquête vagabonde sur l´habiter
Paquot ThierryUne histoire personnelle et philosophique autour de ce qu´habiter le monde et la Terre signifie. Une rencontre avec les lieux, les territoires, la langue et les grands philosophes qui ont marqué la réflexion autour de la notion d´""exister""".ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,00 €
Du même éditeur
-

Afrocritique. Essai sur l'infrapolitique des luttes noires
Bisoka Aymar Nyenyezi ; Kajibwami EmmanuelCe livre étudie les luttes de groupes de Noirs qui se battent pour leur dignité. Il examine le rôle déterminant joué par ces femmes et ces hommes noirs qui prennent soin des combattants, des blessés mais aussi des morts. Dans certaines situations, cette prise en charge de vies précaires et des corps sans vie peut produire des effets pervers : l'affolement, le chaos, voire l'extermination. Cependant, dans d'autres circonstances, elle peut sauver des vies, induire les bases d'une réorganisation de l'existence noire et contenir, par conséquent, les fragments d'un monde autre à venir pour lequel se battent ces subalternes. L'un des principaux facteurs de réorganisation de la vie, qui ressort de ces actes de soin, est la prise en charge de vies humaines, indépendamment de toute allusion au droit moderne et à l'appartenance sociopolitique. Comme si, prendre en charge véritablement la vie noire impliquait nécessairement la destruction de l'idée même de communauté politique au sens euro-occidental du terme. L'ouvrage propose de lier cet appel en faveur de la destruction de la communauté politique fondée sur le droit moderne, à l'appel à la destruction du monde blanc qui a marqué le long tournant induit par des Noirs d'Afrique et par leurs diasporas, dans les pensées critiques du début du siècle dernier. C'est précisément dans cet appel que ce livre situe l'infrapolitique des luttes noires. L'ouvrage se construit autour de ce projet, en rassemblant sous le vocable de tradition afrocritique un certain nombre de travaux d'auteurs d'Afrique et de ses diasporas qui, depuis un siècle, se sont intéressés aux relations entre modernité euro-occidentale, violence raciale et dignité noire dans le monde colonial et postcolonial.EN STOCKCOMMANDER24,99 € -

Gender. Sur le sexuel et sur le politique
Bernini Lorenzo ; Ciccarone Fontaine LeaEN STOCKCOMMANDER17,00 € -

Rituels et violences dans la performance
Lussac OlivierPartant du postulat que la performance, en tant qu'art d'action, est une forme décomplexée et individuelle du rituel qui, autrefois, avait cours de manière collective dans toutes les sociétés, l'auteur tente d'évaluer la portée de cette création qui est apparue dans les années 70 et qui, aujourd'hui, recouvre de nombreux aspects. Convoquant en même temps les paroles d'artistes et des écrits théoriques sur le domaine, son propos se décline en trois chapitres. Le premier met en lumière une possible définition de la performance, en regard du rituel (dans ses définitions anthropologiques, artistiques et esthétiques). Cet aspect conduit l'auteur à estimer que la performance est peut-être une nouvelle activité rituelle non fixée, fondamentalement plastique. Le second s'applique ensuite à l'analyse du contexte des années 70, avec, comme apogée, une étude sur les actions de Carolee Schneemann, en regard de l'érotisme et de l'objectivation, de l'essentialisme féministe et de l'écoféminisme. Le troisième, davantage contemporain, décline enfin les activités artistiques d'une des plus grandes artistes actuelles, Regina José Galindo, et ses possibles influences, afin d'évaluer les fondements d'une création engagée, et dont les thèmes principaux sont la violence, l'abjection, l'obscénité, et portant à l'acmé les questions du viol et du féminicide... La performance n'est donc pas, comme on a souvent tendance à le faire croire, un jeu artistique conforme et gratuit, mais plutôt une résistance aux traumatismes sociétaux et un "au-delà de l'esthétisable".ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,00 € -

Villes nomades. Histoires clandestines de la modernité
Cambot StanyUne double injonction est aujourd?hui faite aux villes et aux individus : les premières doivent devenir métropoles et les seconds mobiles. Ainsi, au programme de métropolisation du monde, répond une mobilité par lui souhaitée. Une mobilité de cadre métropolitain avec ses oripeaux (téléphones, ordinateurs, etc.) se déplaçant de "cité état" en "cité état" en avion ou train à grande vitesse. Les agents de la fabrique de la ville raccrochent alors le train, architectes en têtes, de peur de rater ce tournant comme ils ratèrent celui du développement pavillonnaire. On se pique désormais de mobile, de léger, de "logement une personne" ou de design de bidonville dans l?espoir qu?un marché émerge. Rien de subversif, mais l?aboutissement d?un programme économique et urbain qui se dessine dès le milieu du XIXe siècle dont le nouveau masque s?appelle métropole. Cependant et sans eux, depuis le nouveau millénaire, des tentes partout : des rassemblements militants ayant quitté la rue pour porter le coup là où, désormais, le pouvoir a Lieu, aux tristes révolutions oranges, en passant par les tentes contestataires ou nécessaires des sans-abris. Des camions, des caravanes, des containers aussi, abris ou logement de la renaissance d?un prolétariat nomade disparu dans les années 20. Des cabanes reconstituant, aux abords des métropoles rêvées, les bidonvilles que l?on croyait disparus. La fabrique même de la métropole génère ainsi une toute autre mobilité. On le voit ici comme à Moscou avec ces brigades d?ouvriers (pour utiliser la dénomination russe) venant de l?autre bout du pays ou du continent que l?on trouve en hôtel low cost, en camping, en caravane ou camion au pied du chantier, en lisière de métropole, au bord de la tache verte de la carte. C?est là, que ces mobilités de constructeurs croisent les espaces d?une autre mobilité, celle de la fuite. Celle de ceux que le programme urbain expulse que l?on retrouvent en camping, camion, campement, containers ou celle de ceux qui fuient la métropole l?entendant comme la construction d?un espace de contrôle (travellers, certains voyageurs, habitants de yourtes ou de cabane).Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER17,50 €
De la même catégorie
-

Résister. Edition revue et augmentée
Saqué SaloméNouvelle édition augmentée de ce petit pamphlet nécessaire à lire et à diffuser ! Salomé Saqué nous relate des faits, vérifiés et sourcés, sur l’extrême-droite, ses méthodes, ses origines comme ses dangers pour les droits et la démocratie. Mais elle nous donne aussi des pistes pour résister ensemble. Un ouvrage éclairant qui inspire à faire front commun avec beaucoup de justesse mais aussi de force et qui invite à un vrai débat démocratique.EN STOCKCOMMANDER5,00 € -

On ne peut plus rien dire.... Liberté d'expression : le grand détournement
Hochmann ThomasRésumé : "On ne peut plus rien dire..." La complainte de celles et ceux qui dénoncent la "censure", à l'instar d'un Donald Trump, s'étire à longueur de plateaux télévisés. Toute contradiction est dénoncée comme une agression, la lutte contre le racisme est présentée comme une marque d'intolérance "woke". Par un incroyable retournement, tout effort de protéger le débat démocratique est aujourd'hui brocardé comme une atteinte à "liberté d'expression". Pourtant, la haine et le mensonge nuisent gravement à la délibération démocratique : les restrictions de l'expression publique, loin d'être en contradiction avec la liberté d'expression, lui sont consubstantielles. Le juriste Thomas Hochmann révèle la manière dont la réaction a accaparé la liberté d'expression pour mieux imposer ses manières de dire. Mais il montre également comment se réapproprier cette liberté fondamentale, après avoir rappelé et défendu, exemples à l'appui, les lois qui interdisent les discours de haine et les campagnes de désinformation. Leur mise en oeuvre constitue désormais une de nos dernières chances de repousser l'extrême droite.EN STOCKCOMMANDER5,00 € -

Autopsie de l'université. Un regard sur l'enseignement universitaire et son évolution
Louryan StéphaneD'une communauté médiévale de clercs, l'université est progressivement devenue un véritable enseignement de masse, où les professeurs, censés être des érudits et des savants, sont de plus en plus confrontés à des étudiants impréparés aux exigences du haut enseignement, notamment en raison des déficiences d'un enseignement secondaire miné par l'idéologie de l'égalité des capacités et de la réussite pour tous. L'établissement est par ailleurs menacé par la toute-puissance de l'administration, la barbarie du "managérialisme" , l'irruption du juridisme, et plus récemment encore la "cancel culture" et le "wokisme" . Renvoyant dos à dos les excès du gauchisme culturel et la toute-puissance du néolibéralisme triomphant, l'auteur s'attache à identifier ce qui a progressivement muté une forteresse du savoir en ce que d'aucuns voudraient voir comme une machine à délivrer des diplômes. Il entend aussi dénoncer tout ce qui restreint la liberté et le pouvoir des professeurs. Depuis trop longtemps l'université absorbe peu à peu les dérives d'une société clientéliste dont les valeurs culturelles et intellectuelles se dégradent peu à peu, et en appelle à un sursaut salutaire de l'institution, qui suppose la fin de toute sujétion au pouvoir politique et économique.EN STOCKCOMMANDER16,00 €

