Pourquoi se fatiguer à relater une vie sans éclat? N est-ce pas se rabaisser au pathétique des héros et adresser des louanges imméritées à l existence? Voilà pourquoi Papini le provocateur se propose d écrire, en 1912, une Vie de Personne, dédiée à Personne et qui se fout bien des règles du monde.Esthète bavard, agitateur volubile, il nous raconte un morceau de notre vie qui nous échappe; ce moment qui dépasse la mémoire et commence par l acte d amour: « Moi je me rappelle avoir été germe barbotant dans le sperme des testicules paternels et je me rappelle avoir eu depuis lors une volonté extrême de vie et de liberté. » Et effectivement, ce gamète enragé s installe dans le ventre de sa mère pour prospérer sans égard pour elle.Ce voyage intra-utérin offrira à l embryon l opportunité de clamer sa haine envers ses géniteurs, son insatiable et absurde désir de vivre; avant d éclore enfin, de s affranchir par la naissance ce premier sanglot qui ne s arrête jamais. Biographie de l'auteur Giovanni Papini est né en 1881 à Florence. D abord instituteur, il fonde en 1903 la revue Il Leonardo, puis en 1911 Anima, par laquelle il fait connaître ses positions nihilistes et anticléricales. Partie prenante du mouvement futuriste, Giovanni Papini est l auteur de nouvelles, poésies et essais dont le Crépuscule de la Philosophie, il se convertit au catholicisme en 1920. Après la chute du régime fasciste, il se retire au Monastère de La Verna où il finit ses jours.
Nombre de pages
47
Date de parution
22/01/2009
Poids
43g
Largeur
90mm
Plus d'informations
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EAN
9782844852984
Titre
La Vie de Personne
Auteur
Papini Giovanni ; Frappat Hélène
Editeur
ALLIA
Largeur
90
Poids
43
Date de parution
20090122
Nombre de pages
47,00 €
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- "Je soupçonne Papini d'avoir été injustement oublié" disait de lui Jorge Borges. J'avais 11 ou 12 ans quand, j'ai lu Papini, "Le tragique quotidien" et "Le pilote aveugle". Aujourd'hui, en le relisant, je découvre des fables que je croyais avoir inventées et que j'ai réélaborées à d'autres points de l'espace et du temps. Comme Poe, Giovanni Papini ne veut pas que ses récits fantastiques apparaissent réels". - La première publication de ce texte dans la collection Babel s'est épuisée en 1982.
Race prolifique", les imbéciles, du fait même de leur nombre, assurent la survie de l'espèce. Ils sont aussi source de divertissement et autorisent la plus grande paresse. Leur domination, vu la masse qu'ils représentent, permet l'oisiveté. Car si tous les hommes étaient intelligents, que d'efforts il faudrait déployer. Qui plus est, sans imbécile, pas de génie. En effet, l'imbécile accepte volontiers des tâches, voire des responsabilités, dont l'homme intelligent ne voudrait pour rien au monde. Raison pour laquelle les puissants en sont souvent doté, d'imbécillité. L'imbécile a ceci de dangereux qu'il se mêle de tout et volontiers d'art et de littérature, quand ce n'est pas de politique. C'est que les imbéciles sont partout et prolifèrent. Mais ce peut aussi être un avantage.
Quand il paraît en 1921 en Italie, cet ouvrage connaît d'emblée un succès foudroyant; les éditions et les traductions se succèdent. L'auteur, figure de proue des avant-gardes, est un intellectuel iconoclaste, redoutable polémiste, et athée. Son livre est moins un texte de plus sur Jésus que l'histoire de sa rencontre avec les Évangiles et de sa conversion. Papini veut jeter les bases d'une nouvelle façon de vivre le christianisme, et c'est pourquoi son texte demeure d'une inaltérable actualité. Le Christ qui se dégage de ce récit est un combattant de la vérité et de l'amour, et c'est ce Christ que Papini engage le lecteur à rendre présent dans sa vie.
Dans Le Mariage du Ciel et de l'Enfer, recueil de poésies en prose publié en 1790, William Blake exprime sa méfiance vis-à-vis de la conception religieuse manichéenne de la vie. En Enfer, la sagesse des démons triomphe sur celle des anges. L'Ame et le Corps ne sont pas deux entités distinctes. Le poète proclame au contraire l'unité humaine, et un nouvel ordre moral dans lequel le vice et la vertu ne feraient qu'un. Mêlant prose et poésie, humour et cynisme, il en vient à écrire une véritable apologie du Mal, à l'encontre des opinions de son époque qui encensait la Raison. Moderne tant par ses idées que par son style hybride, William Blake se détache ici des conceptions religieuses pour proclamer une vision novatrice de la vie, pleine de lucidité.
Des plaines, des villes, des nuits, des îles... Demande à la brûlure est une errance peuplée de visions, de routes et de fantômes. Comme un carnet de voyage dans un monde flottant, les poèmes deviennent parfois des aphorismes, des fragments. "Le corps, amené à mourir / Un piège pour le désir" : comment lui échapper ? Comment se protéger de cette absence dont le souffle irradie la mémoire ? En se détachant du présent, au risque de se perdre en soi-même. En contemplant à travers de fragiles souvenirs le mouvement incessant du monde, les paysages dessinés par la mer et la fumée, un "soleil s'écroulant dans ma bouche". Et en rêvant le jour pour traverser les nuits, quand la puissance des images invoque et conjure des ombres voluptueuses. "L'obscurité s'accouple au vent / Pour me tenir ici".
Je me demande si je l'aime et je suis forcé de répondre : Non, je lui reproche de m'avoir châtré, c'est vraiment peu de chose, mais enfin... Et puis elle m'a mis au monde et je fais profession de haïr le monde. " Dans une langue à la beauté froide, Albert Caraco évoque la mort de sa mère. Vivant à l'écart de ses contemporains, celui dont la "vie entière est une école de la mort" préfère aux illusions de l'amour et de la procréation une "sainte indifférence". Quelques éclairs percent pourtant à travers ce texte aussi cruel que lucide. Les souvenirs heureux qui subsistent, le portrait pudique de la mère, le récit déchirant de son agonie. Dans cette méditation sur l'anéantissement, Caraco livre sa vision obsédante des mères et des fils, des femmes et des hommes, et de leur impossible rencontre.