Et maintenant, on fait quoi ? Regard d'un entrepreneur
Papin Serge
CHERCHE MIDI
13,00 €
Epuisé
EAN :9782749140926
Comment ? Comment, en répétant depuis hier les mêmes erreurs, peut-on prétendre trouver une nouvelle solution pour la réussite d'aujourd'hui et demain ? Cette phrase est sans guillemets parce qu'elle ne m'appartient pas. Et aussi parce qu'il n'est pas certain que, telle quelle, le pointilleux Albert Einstein l'ait prononcée. Lui dont l'horizon fracassait toutes les frontières. Lui dont le charisme fantasque et l'indépendance d'esprit ont inventé la relativité de notre espace de vie en même temps que l'empire de sa cohérence et de sa désolance. Cette interrogation du vieil et cher Albert reste cependant rien de moins que... relative. Sauf que, une fois encore, il aura sans doute envisagé le résultat quand, 59 ans après sa mort, nous n'en sommes encore qu'à déchiffrer le problème. Il ne s'agit pas d'un jeu de mots. Mais d'un très annonciateur feu de maux. Car, il faut le dire et donc l'écrire très vite : dans ce monde où le franco-français reste un drôle d'oiseau, le cocorico ne fait pas le printemps. Depuis quand ? Pourquoi ? Comment ? Sans qui ... Les plus grands bouleversements de pensée qu'a connu notre monde depuis un quart de siècle sont nés à l'Est et, plus récemment, au sud du continent européen : de l'Oural jusqu'à la mer de Chine, du Maghreb jusqu'à l'Egypte. Un mot, mal défini depuis bien des années, a capturé l'encre du savoir pour s'imprimer sur les pages de journaux distribués à des centaines de millions d'exemplaires avant de s'envoler comme un cerf-volant sur la toile d'Internet. Ce mot est : modernité. Cette modernité dont la magnifique poétesse russe Marina Tsvtaeva résume le sens et l'essence dans une curieuse formule : "Être moderne, c'est aller contre les 9/10èmes de son temps". Mais, dans le temps présent, que faire du 1/10e restant ? Le combattre ou "faire avec" ? Avancer ou anticiper ? Laisser faire ou avancer ... Ce livre n'a que la prétention d'une nécessité : celle d'une réflexion, d'un accord sur l'idée de débattre et d'un souhait - forcément, il ne s'agit "que" d'un livre - de faire émerger non pas des ilots mais un continent d'actions possibles. Toujours les réflexions sont nourries par l'expérience acquises dans l'action et dans la mesure de ses conséquences. Cette expérience est forcément humaine. Elle mêle la connaissance et la curiosité.
Nombre de pages
144
Date de parution
16/10/2014
Poids
200g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782749140926
Titre
Et maintenant, on fait quoi ? Regard d'un entrepreneur
Auteur
Papin Serge
Editeur
CHERCHE MIDI
Largeur
140
Poids
200
Date de parution
20141016
Nombre de pages
144,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La grande distribution est, depuis des années, désignée comme responsable d'un certain nombre de maux récurrents de la société française: détresse des filières agricoles, disparition du petit commerce, appauvrissement des PME, mauvaises conditions de travail du personnel...En cette période où le pouvoir d'achat est, plus que jamais, une préoccupation des Français, la perspective des élections présidentielles risque, une fois de plus, de transformer la grande distribution en bouc émissaire.La réalité est beaucoup plus complexe. La grande distribution ne doit pas être vue comme une cause mais plutôt comme une conséquence d'un changement radical de la société française passée, en 40 ans, d'une culture rurale issue d'un modèle ancestral à une société moderne fortement urbanisée et mondialisée.La France aujourd'hui se sent nostalgique d'une période révolue où « tout était mieux avant », la grande distribution tenant ici le rôle du coupable.Dans ce livre d'entretiens, Serge Papin, président du groupement coopératif Système U, tente de rétablir des vérités sur les différences de pratiques et de valeurs entre des groupes de distribution coopératif (tels Système U) et des groupes capitalistes, sur les attentes nouvelles des consommateurs en matière de qualité des produits, ou encore sur la valorisation des métiers du commerce...
Scandales alimentaires à répétition, guerre des prix entre les grandes enseignes, agriculteurs en détresse, déclin des hypermarchés : notre modèle productiviste semble à bout de souffle. Avec la montée en puissance du bio et de l'e-commerce, sans oublier la multiplication des circuits courts et des supermarchés coopératifs, c'est une autre façon de s'alimenter qui se dessine. Mais peut-on croire à un miracle vert qui nous permettra de retrouver le goût des bonnes choses ? Quelle serait la voie pour un renouveau paysan ? La grande distribution et le bien-être alimentaire sont-ils définitivement irréconciliables ? Qui de mieux pour en débattre que Périco Legasse, défenseur farouche de la gastronomie française, et Serge Papin, ancien patron de Système U ? Aussi vif qu'éclairant, le passionnant échange que se livrent ces deux fortes personnalités offre une mise au point brillante sur des sujets qui nous concernent tous. Cet échange a été animé par Elodie Lepage, journaliste santé à L'Obs.
De quoi peuvent bien débattre Serge Papin, patron atypique de la grande distribution (Système U), et Jean-Marie Pelt, écologiste convaincu? De la "fin de l'existentialisme du caddie", signe des bouleversements récents des comportements des consommateurs. En effet, la hausse des prix, la baisse du pouvoir d'achat, avec en toile de fond la crise économique internationale, ont poussé les Français à redéfinir leurs priorités d'achats. S'éloignant du superflu et du futile pour privilégier l'utile. Comparant les prix, optant plus massivement pour le hard-discount et les marques des grands distributeurs pour dépenser moins. Mais aussi privilégiant des produits respectueux de l'environnement (commerce équitable, produits bios) qui, eux, ne connaissent pas la crise. Plus que des changements ponctuels, conjoncturels, répondant aux difficultés économiques actuelles, c'est une tendance durable qui s'esquisse depuis peu. Une évolution profonde des valeurs. La consommation ne ferait plus le bonheur. Victime de ses excès, la société de consommation de masse serait vouée à disparaître pour laisser place à des consommateurs devenus "responsables". Qualité des produits, qualité du service, prix réduits et proximité vont-ils devenir les maîtres mots d'une nouvelle consommation à échelle humaine? Ce dialogue, né d'une confrontation entre deux personnalités qu'a priori tout oppose, dépasse le choc des conceptions et prouve que les points de vue de représentants d'univers différents peuvent se conjuguer de manière constructive pour comprendre et préparer ce qui, demain, sera sans doute une société de l'après-consommation.
Un portrait vivant et enlevé de Pierre Desproges, homme empli de contradictions et si attachant, dont l'humour politiquement incorrect manque cruellement à notre époque. En 1976, Pierre Desproges (1939-1988) décide de claquer la porte du légendaire Petit Rapporteur pour se laisser aller à des circonlocutions langagières capables de percuter le sens commun. Et c'est ainsi que surgit, il y a exactement un demi-siècle, la figure de proue du politiquement incorrect . La satire de haut vol, le stand up et la grande littérature révèlent alors chez ce " fils " de Pierre Dac, d'Alexandre Vialatte et de Michel Audiard une incarnation aboutie de l'humour noir jubilatoire. Desproges, c'est notre mauvaise conscience qui s'encanaille. Étonnant, non ... Ce même artiste, devenu plus tard procureur au Tribunal des flagrants délires , invente une rhétorique radiophonique ravageuse en nous gratifiant de mots taillés comme des diamants pour écorcher les bienpensants. Avec, en prime, le sentiment aigu de posséder une bouille d'enfant pour s'attirer toutes les indulgences. D'une plume vive et sensible, Jean-Michel Djian nous croque ici, plus qu'un saltimbanque torturé, la figure libre et emblématique d'une génération pour qui la montée en puissance de la bêtise humaine et de l' absurdité du monde justifiait tous les excès de langage.
Si le chanteur est prolifique, l?homme est plutôt discret et taiseux par nature. Francis Cabrel est tout sauf un exhibitionniste. Excepté sur une scène, il n?aime guère être en pleine lumière. Cabrel par Cabrel constitue un document rare: l?auteur-compositeur-interprète de Je l?aime à mourir, de Saïd et Mohamed, de La Dame de Haute-Savoie et de dizaines d?autres succès, s?y livre sans se dissimuler. Il parle de tout, à c?ur ouvert: de son enfance, de sa vie de famille, des sports qu?il prise, des artistes qui l?ont influencé, de ses goûts musicaux et littéraires, de la façon dont il écrit et compose, de son rapport à la politique et à l?argent, de ses enthousiasmes, de ses colères? Et même de sa vie « après la chanson »! Sous les confidences perce toute l?humanité de Francis Cabrel: sa sincérité et son humour. Et sous la simplicité du ton se révèle toute la richesse d?un artiste métissé et universel: « Je suis, dit-il, un immigré italien vivant en Occitanie, chantant en français des chansons américaines. »
Alain Chamfort, pour la première fois, se retourne sur son passé, ses aventures -musicales etamoureuses, ses rencontres (Claude François, Serge Gainsbourg, Véronique Sanson, Jane Birkin?),et fait le bilan d'un parcours, pointe ses blessures secrètes, ses regrets. En quelque sorte, il se met à nu dans une anti-biographie élégante où il sonde d'abord ses passions.
La joie de vivre d'Henri Salvador n'était pas qu'un ouragan d'éclats de rires! C'était aussi une gouaille, une lucidité sur la vie, la mort, et l'amour des mots, de la chanson, de l'être humain, des femmes et de demain! Un sentimental, pudique et solaire insufflant son légendaire optimisme. A travers ses pensées et répliques, nous découvrons un homme sensible doublé d'un éternel enfant farceur avec ses peines, ses peurs, son bonheur de vivre et de rire de tout et malgré tout. Des amis témoignent de sa fidélité, de sa générosité, de son amour pour la musique et la chanson françaises, de son humour potache et de sa simplicité de fantaisiste crooner. Il tisse ainsi au fil des mots le portrait d'un homme libre pour vivre toutes ses passions.