Son maquis, ses toits de lauze, les pelouses de ses lacs de montagne, ses pins et ses cascades sont verts. Les rochers du golfe de Porto, les automnes flamboyants, les vins et la robe du catenacciu de Sartène sont rouges. La mer, le ciel, le manteau de la Vierge qui accorde à l'île sa protection, les granits sont bleus. Les aubes et les petits cochons qui courent sous les forêts sont roses. Les murailles des citadelles, les tours littorales, l'huile, les miels et les voix des chanteurs sont dorés. Les sommets couverts de neige plusieurs mois de l'hiver, l'écume des vagues, les vergers au printemps et les fleurs d'oranger sont blancs. Les collines dans les lointains, à la fin du jour, les lilas, les parterres de fleurs et les ornements des confréries sont mauves. Les blés, le sable, les plages, les pâtisseries et les paniers tressés en éclats de châtaignier sont blonds. Les merles, les olives, les moules de l'étang de Diane, les petites vieilles qui peuplent les hameaux et la Tête de Maure sur son drapeau sont noirs. Multicolores et bariolés, fleurs, papillons, façades, barques, poissons, oiseaux, autels en marbre, arcs-en-ciel et couchers de soleil donnent à la Corse des couleurs de toute beauté.
Nombre de pages
144
Date de parution
23/05/2000
Poids
730g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9782719105610
Titre
La Corse
Auteur
Paoli Robert ; Rossa Amadeo
Editeur
PELICAN
Largeur
220
Poids
730
Date de parution
20000523
Nombre de pages
144,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce texte poétique à la structure ouverte ancre le récit dans un passé mythique méditerranéen en même temps qu'intensément actuel (le Cap Corse). A travers la voix de Minoa, qui confie son désarroi, ses doutes, ses perplexités face à la vie et à l'amour, toute une réflexion sur l'écriture est engagée. Pour explorer le monde intérieur qui la fonde et dans lequel elle se débat, la narratrice choisit des modalités d'écriture et des tonalités volontairement diversifiées. L'ensemble épistolaire des Feuillets de Minoa (première partie), est ponctué par de brefs poèmes dont la tonalité sagement érotique rompt avec la prose des lettres tout imprégnées du "sentimentalisme" du XVIIIe siècle. Les Journuits (seconde partie) combinent récits oniriques et prose journalistique. Les Petites fantaisies minoennes (3e partie), brefs textes en vers, jouent le rôle d'intermède ludique. La dernière partie, Chants de Minoa, rassemble des poèmes inspirés par la même ferveur lyrique. Avec en ouverture une sextine écrite selon les règles mises en place au XIIe siècle et en chant final, le "Brame de la Minotaure", l'ouvrage, tendu à l'extrême, constitue une partition surprenante. Si la voix dominante est celle de Minoa, les différents modes d'expression qu'elle emploie pour la faire résonner, rendent compte d'une intériorité polyphonique d'une grande intensité.
Laurent Cocherel réside en Bretagne depuis sa plus jeune enfance. Petit-fils de terre-Neuvas, cette filiation au monde de la mer lui a ouvert les yeux sur le précieux héritage maritime des côtes bretonnes. Photographe, journaliste, il a parcouru maintes fois le littoral breton et écrit de nombreux articles sur la région. Il a été également guide naturaliste pour diverses agences de randonnées sur les îles et les sentiers de sa région. Il est l'auteur de deux livres sur la Bretagne (île d'Ouessant, marais de Guérande). Après avoir été rédacteur en chef du magazine Horizons Nature, il est désormais grand reporter pour le magazine Terre Sauvage. Ses passions pour le monde maritime, la nature et la randonnée l'ont naturellement conduit à explorer dans les moindres recoins le sentier des douaniers du littoral breton.
Avec ses marchés, aux poissons, à l'ail, aux santons, avec ses toits de terre cuite, ses façades ocrées, son accent parfumé, c'est une ville provençale. Avec ses collines, son ciel toujours bleu - qui, de l'aube au crépuscule, passe pourtant de l'orangé au rose -, avec ses habitants - en transit pour quelques jours ou quelques générations - accourus avec leurs tenues bariolées, leurs us et leurs coutumes, des trois continents qui bordent la mer antique, c'est une cité méditerranéenne. Entre l'Europe et l'Orient, le nord et le sud, le vieux continent et les mondes nouveaux, là où transitent les hommes et les marchandises, c'est un port. Avec le soleil pour costume, l'Estaque et les calanques pour jardins, avec Notre-Dame-de-la-Garde pour protectrice et un passé millénaire, sensuelle, unique et singulière, de toutes les couleurs du charme, c'est Marseille.
Marcher, oui, mais en observant autre chose que le bout de ses pieds, telle est l'invitation de cet ouvrage. Les joies simples et conviviales de la balade en famille nous offrent, souvent à la porte même de nos cités, l'opportunité de découvrir des sites étonnants et de retrouver notre patrimoine historique oublié. Cent promenades originales en boucle sont ici sélectionnées pour refléter l'immense diversité des paysages français et l'histoire, grande ou petite, du pays, en privilégiant les objectifs insolites et émouvants : dolmens, capitelles, ruines d'abbayes et de châteaux, moulins et hameaux abandonnés... Présentés de façon pratique, ces itinéraires sont aussi l'occasion de livrer les petits secrets des chemins, des étangs, des champs et des forêts : l'appétit de la mante religieuse, le chant des grillons et les errances du renard... Le dépaysement que l'on cherche à l'autre bout du monde est souvent à notre porte. En France aussi, les yeux grands ouverts sur les chemins, le bonheur est aussi simple que de mettre un pied devant l'autre.
A la fois ouvert sur l'Atlantique vers lequel se sont élancés il y a cinq cents ans de grands navigateurs en quête de nouvelles routes maritimes, et adossé à l'Espagne qui lui a longtemps contesté sa souveraineté, le Portugal est le petit pays d'une vieille nation européenne aux multiples expressions régionales. Qu'il s'agisse au nord du Minho vallonné et couvert de vignes, des vallées du Douro, des montagnes du Tras-os-Montes, ou au sud des plaines ondoyantes de I'Alentejo, le fort ancrage rural de la population a fait naître des particularismes où se reflètent des manières de vivre bien différentes. L'exode rural vers les villes du littoral - Lisbonne et Porto en tête qui sont devenues deux grandes agglomérations - ainsi que le rapide développement économique qui a permis de moderniser le pays depuis une quinzaine d'années, n'ont pas gommé la richesse de cette diversité culturelle où la cordialité et le souci du prochain priment toujours. Et c'est là une des raisons fortes pour laquelle le voyageur se sent bien au Portugal...