Son oeuvre est "bricologique" ; ses créations sous forme de poèmes-rébus graphiques et de folles sculptures-machines aux rouages improbables mais maitrisés, mettent en scène les processus d'élaboration de ses idées et accompagnent avec humour le visiteur dans les circonvolutions de la pensée de l'artiste. Le travail peut se percevoir à deux niveaux : au-delà d'une première rencontre narrative avec l'oeuvre autour du processus de création et de ses mécanismes en mouvement, sculptures et dessins proposent également une autre vision. Cette dernière se construit en fonction de l'installation des pièces dans l'espace où il est alors question de lignes et de surfaces, de rythmes et de mouvements, et enfin du contexte créant ainsi une ultime dimension qui peut encore faire basculer la perception de l'oeuvre. [... ] En tant que plasticien, J'aime me moquer poliment de ces sensations que nous sommes sensés ressentir lorsque certains artistes n'ont plus rien à dire. Attiré par les choses que l'on étiquettera d'inclassable ailleurs, mes recherches n'ont pas peur de la défaite cérébrale. Cela me permet de naviguer dans des sphères de connaissances ennivrées, auto-référencées où je me sens bien. A ce sujet, avez-vous déjà entendu parler de la non-évolutionâ? L. P. Le Champ des Impossibles est une plateforme artistique et un outil culturel ambitieux de développement du territoire. Au service du public, il a pour mission de soutenir les artistes dans leurs créations, de conserver leurs oeuvres et de les diffuser auprès du plus grand nombre. Il s'agit de favoriser dans le Perche, en milieu rural, la diffusion de l'art contemporain et la médiation culturelle nourries par un dialogue vivant avec les artistes. Ce projet de territoire utilise l'art contemporain comme terrain partagé afin de créer du vivre ensemble en assurant la circulation des idées et des artistes. Les résidences de la Slow factory sont un axe majeur de cette stratégie. Les invitations guidées par le regard de Christine Ollier sont des temps de création passionnants, de rencontres et de croisements d'horizons.
Nombre de pages
64
Date de parution
07/06/2022
Poids
97g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782350465692
Titre
Loïc Pantaly. Refuser l’inimaginable
Auteur
Pantaly Loïc ; Berck Emmanuel
Editeur
FILIGRANES
Largeur
120
Poids
97
Date de parution
20220607
Nombre de pages
64,00 €
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Le bonheur tue est un projet artistique né de la nécessité de transformer des photographies de presse illustrant différentes périodes de l'histoire du Liban. La double explosion du port de Beyrouth, en 2020, a ravivé la douleur et l'angoisse de tout un peuple, ranimant les traumatismes d'un pays régulièrement meurtri. L'artiste, ayant grandi en tentant de fuir ces "images fantômes" , cherche désormais à se les réapproprier en coloriant et en manipulant ces clichés, pour mieux comprendre et exorciser les souffrances du passé. A travers une approche mêlant images d'Epinal et photos de guerre, l'oeuvre questionne l'éternel retour du traumatisme, révélant des motifs récurrents tels que la fuite, le cri ou la détresse. Loin de la recherche du spectaculaire, l'artiste privilégie une sélection subjective de photos qui, par leur mise en dialogue et leur dimension universelle, deviennent des archétypes de la tragédie humaine. Grâce à la coloration et au photomontage, plusieurs strates temporelles et symboliques s'entrelacent, confrontant la mémoire individuelle et collective. Ce projet souligne la difficulté d'apprivoiser la douleur psychique et met en lumière la dualité des Libanais oscillant entre fierté et autodétestation, face à un pays où la beauté et le chaos coexistent.
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Deauville, dont l?identité est multiple et complexe, s?est prêtée, depuis sa fondation en 1860, au jeu des regards et des réappropriations. Tour à tour, les premiers photographes, les reporters de la presse illustrée, les grands auteurs des années 1930 et 1950, nombre de photographes de Magnum, et les plus grands photographes de mode ont investi et restitué Deauville avec la curiosité, l?attention et l?écoute qui permettent d?être inspiré et créatif. Avec Planche(s) Contact, festival de créations photographiques créé en 2010, Lise Sarfati, Charles Fréger, Massimo Vitali, Filip Dujardin, Meffre & Marchand, Paolo Roversi, Sarah Moon, Kishin Shinoyama, Lars Turnbjörk, Harry Gruyaert, Philippe Ramette? ont été invités, sous forme de commandes photographiques du festival, à photographier une part de la ville, une part de Deauville. Cinq ans après sa création, Planche(s) Contact s?affirme en 2015 comme le principal festival photographique d?une Normandie qui a joué un rôle essentiel dans l?histoire de la photographie, comme elle l?a joué quelques années auparavant dans l?histoire de l?impressionnisme. Cette sixième édition de Planche(s) Contact, en proposant une trentaine d?expositions en libre accès, s?affirme désormais comme un rendez-vous majeur et créatif, rassembleur et festif, pour célébrer la photographie en Normandie.