A l'origine, ces notes n'étaient pas destinées à être publiées. Je les ai rédigées sur plus de dix années, sans raison objective, au cours de nombreux séjours effectués à Berlin à l'occasion d'autres recherches consacrées tout d'abord à la vie artistique de la République de Weimar, puis à l'émigration antinazie (...). " La confrontation permanente entre le passé de la ville, son histoire et le visage qu'on lui connaît maintenant ne peut que susciter un sentiment d'inquiétante étrangeté. C'est pour tenter de cerner cette impression, de conjurer ce malaise, que j'ai fixé, au hasard des errances et des rencontres, les images qui m'avaient le plus touché. (...). Ces notes sont nées de la confrontation constante du réel et de l'imaginaire, d'une certaine aura de tristesse et de beauté qui planait sur ces ruines. " Par une succession de " fragments " sur les thèmes les plus divers (portraits et lieux), l'auteur se livre sur Berlin à un jeu de découpage qui superpose plusieurs villes : celle de l'époque de Weimar, hantée par Brecht, l'expressionnisme en son déclin et la montée du nazisme : celle des années 1970, enchevêtrement de ruines et d'immeubles modernes : celle enfin de Wim Wenders, frôlée par les ailes des anges.
Nombre de pages
306
Date de parution
17/01/1997
Poids
300g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782228890663
Titre
Retour à Berlin
Auteur
Palmier Jean-Michel
Editeur
PAYOT
Largeur
110
Poids
300
Date de parution
19970117
Nombre de pages
306,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ils furent des centaines, des milliers d'intellectuels, d'artistes, d'écrivains, de militants, d'opposants divers à quitter l'Allemagne à partir de 1933. Ils étaient, selon le mot de Heinrich Mann, ?la meilleure Allemagne et ne reconnaissaient plus leur pays dans l'Etat qui légalisait la terreur et la barbarie. Qualifiés par Goebbels de "cadavres en sursis", ils émigreront aussi bien à Paris, à Amsterdam, à Prague, à Oslo, à Vienne, qu'à New York, Los Angeles, Shangaï, Mexico, Jérusalem ou Moscou. Ecrivains, poètes, peintres, architectes, cinéastes, metteurs en scène ou acteurs, ils tenteront, tout au long de leur exil, de lutter contre le national-socialisme par leurs oeuvres. Cet ouvrage retrace leur histoire, celle de leurs combats, de leurs échecs, de leurs rares victoires en suivant leur destin depuis la montée du national-socialisme jusqu'au retour d'une partie des survivants dans leur patrie en ruines. Si on peut brûler des livres, martyriser des hommes, on ne peut anéantir l'esprit qu'ils portent. Et l'histoire de cette émigration antinazie nous concerne plus que jamais. Cet ouvrage a été couronné par l'Académie française. Jean-Michel Palmier fût professeur d'esthétique à l'université Paris I, spécialiste des courants artistiques de l'Allemagne des années 1920 1930. Il est l'auteur de L'Expressionnisme comme révolte (Payot, 1978), L'Expressionnisme et les arts (Payot, 1980), Retour à Berlin (Payot, 1989).""
Autobiographiques, ces Rêveries d'un montreur d'ombres témoignent de l'héritage intellectuel de Jean-Michel Palmier. Y apparaissent les figures de Jean Duvignaud, Paul Virilio et Georges Perec, à qui il doit d'avoir publié ces textes personnels. L'on y croise aussi Martin Heidegger, Ernst Bloch, ces rencontres fondamentales qui ont déterminé ses champs d'investigation multiples. Entre souvenirs de Berlin et de Vienne, Jean-Michel Palmier aborde avant tout son rapport à l'enseignement, le jeu des échanges et des fascinations né au contact de ses nombreux étudiants. Interrogeant son rôle de passeur, d'éveilleur des consciences, il développe ainsi une réflexion sensible et distanciée sur cette volonté de transmettre et de partager qui l'a toujours animé, dessinant à cette occasion les contours d'une communauté imaginaire liée par les mêmes passions. . . Jean-Michel Palmier (1944-1998) était professeur d'Esthétique et des sciences de l'art à l'université de Paris I. Spécialiste de la République de Weimar, il a travaillé sur les écrits Politiques de Martin Heidegger et publié une thèse sur le poète Georg Trakl avant de s'attacher à faire connaître les pensées de Jacques Lacan, de Wilhelm Reich ou encore de Herbert Marcuse. Ses travaux sur l'expressionnisme, sur la ville de Berlin, sur le théâtre d'Erwin Piscato ou le cinéma de Béla Balâzs, sur Dada, sur Ernst Bloch ou Georg Lukâcs ont ensuite largement contribué à faire connaître le foisonnement intellectuel et artistique de cette période. Il a consacré ses derniers travaux à Walter Benjamin.
Posez une question, Bryson y répond dans ce livre, clair, synthétique, vivant, truffé d'anecdotes, qui conjugue avec bonheur science et sourire. Vous y apprendrez sans efforts par quels hasards, traits de génie, intuitions, déductions, expérimentations, débats, les hommes en sont arrivés à connaître le monde tel qu'ils le connaissent aujourd'hui. Tout y est (ou presque) de l'histoire des sciences, de notre planète et de l'univers. Un merveilleux compagnon, dont la lecture devrait être recommandée à tous les collégiens? et à leurs parents!Ce livre a été un best-seller en France et dans le monde entier. Il a reçu le prestigieux prix Aventis du meilleur livre de vulgarisation scientifique et l'Union européenne lui a décerné le prix Descartes pour la communication scientifique.
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Résumé : Si les parents et leur comportement étaient à l'origine de tous les troubles et de toutes les difficultés que vivent leurs enfants, les choses seraient simples : les parents compréhensifs, éclairés et aimants auraient toujours des enfants heureux et équilibrés , les parents durs, injustes et sans tendresse auraient toujours des enfants névrosés qui deviendraient à leur tour des parents névrosés. Pour Edmund Bergler, ce sont les "élaborations internes" que l'enfant a de ses expériences, les fantasmes qu'il choisit de créer à partir de son environnement, qui ont l'effet le plus tenace. C'est ce qui expliquerait pourquoi les résultats de l'influence extérieure sont limités, voire contradictoires, et pourquoi parents et éducateurs contrôlent moins l'avenir de l'enfant qu'on ne le croit généralement. Ils sont en tout cas impuissants devant cette force décisive qu'est l'élaboration inconsciente des fantasmes de l'enfant. Formé au sein de l'école viennoise, émigré en 1937 aux Etats-Unis, où il est mort en 1962, Edmund Bergler est l'un des grands noms de la psychanalyse. Il est l'auteur de "La Névrose de base" (Petite Bibliothèque Payot nº 382).
Oublier un nom, casser un bibelot familier, se tromper de clefs, commettre un lapsus, tous ces petits accidents ordinaires doivent s'interpréter comme des manifestations de l'inconscient. En effet celui-ci travaille sans cesse, infatigablement. Freud a montré comment le rêvé était la voie royale d'accès à l'inconscient. Il dessine dans cet ouvrage de 1901 d'autres chemins vers cette part qui échappe à notre contrôle et qui, par ses manifestations, traduit nos désirs.