Fils d'un prince roumain exilé en France, Maurice Paléologue (1859-1944) débute une brillante carrière au quai d'Orsay dès 1880. Il est nommé ambassadeur de France à Saint-Pétersbourg au printemps de 1914. Partisan inconditionnel de l'alliance franco-russe qu'il est chargé de resserrer, il croit en la force du "rouleau compresseur russe" lorsque la guerre éclate. Comme beaucoup de ses contemporains, il est persuadé que le conflit sera bref et se soldera par la victoire des alliés. Il déchante bien vite et devient le spectateur inquiet de la détérioration du tsarisme. Il demeurera en poste auprès du gouvernement provisoire jusqu'à son rappel, au mois de mai 1917. Pendant toute cette période, il tient un journal précis dont la lecture s'apparente à un feuilleton. Très proche de la famille impériale, il se livre à une sérieuse critique du régime, dénonçant la bureaucratie, la police,, l'impéritie des hommes politiques et des chefs militaires. Il brosse un tableau terrifiant de Saint-Pétersbourg: il évoque aussi bien la misère populaire que la lourde atmosphère de la cour et le rôle délétère de Raspoutine, dont il relate de façon haletante l'assassinat le 31 décembre 1916. Les portraits du couple impérial qu'il côtoie quotidiennement sont saisissants de réalisme. Un document exceptionnel sur la fin du règne de Nicolas II.
Nombre de pages
704
Date de parution
15/10/2009
Poids
342g
Largeur
109mm
Plus d'informations
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EAN
9782715229303
Titre
Le crépuscule des tsars / Journal (1914-1917)
Auteur
Paléologue Maurice
Editeur
MERCURE DE FRAN
Largeur
109
Poids
342
Date de parution
20091015
Nombre de pages
704,00 €
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L'extrait présente une analyse détaillée de la correspondance entre François-René de Chateaubriand et Madame de Custine, mettant en lumière une période méconnue de la vie de l'écrivain. Le texte explore les débuts de leur relation, probablement initiée dans les salons parisiens, et se développe à travers une série de lettres échangées entre 1803 et 1804. Ces lettres révèlent non seulement l'intensité de leur lien, mais aussi les complexités des relations personnelles de Chateaubriand, passage délicat avec sa femme, Madame de Chateaubriand, et son amie proche, Madame de Beaumont. Le texte souligne la dualité de Chateaubriand, partagé entre ses passions fluctuantes et une fidélité changeante dans ses amitiés. La correspondance, bien que partiellement perdue, offre un aperçu précieux de l'homme derrière l'écrivain, dévoilant ses luttes internes et ses aspirations. Par ailleurs, le texte aborde les circonstances entourant le mariage de Chateaubriand, souvent mal compris, et rectifie certaines erreurs historiques. L'analyse met en avant la manière dont Chateaubriand a navigué entre ses obligations personnelles et ses évolutions littéraires, tout en maintenant des relations complexes avec les femmes de sa vie. Cette exploration enrichit la compréhension de l'oeuvre et de la personnalité de Chateaubriand, en révélant les influences personnelles qui ont façonné son écriture et son évolution du monde.
Le charme véritable des créatures autrefois vivantes que nous nous plaisons à évoquer aux heures de rêverie est de laisser toujours quelque chose à deviner d'elles-mêmes et de ne jamais livrer tout entier de secret de leur âme ; car c'est à ce prix qu'elles éveillent en nous le sentiment du mystère sans lequel il n'est pas de haute poésie. Ces ombres indécises et voilées ont encore le privilège d'être, en quelque sorte, réservées à l'imagination des esprits délicats et d'échapper aux atteintes du vulgaire. Il n'est pas donné à tout le monde de les comprendre, de les animer et de les aimer".
Il est à Charlottenbourg, au fond d'un parc silencieux, à l'extrémité d'une allée de cyprès, un très simple mausolée. C'est la sépulture du roi de Prusse Frédéric-Guillaume III, mort en 1840, et de son épouse, la reine Louise, morte en 1810. Dans la lumière bleuâtre qui descend de l'étroite coupole, leurs statues reposent sur des socles de marbre. Par un effet singulier, la reine attire et retient seule les regards ; on ne voit qu'elle. Etendue, la tête un peu inclinée, les yeux clos, les bras ramenés sur la poitrine, les jambes croisées, recouverte, pour seul vêtement, d'un léger voile qui laisse transparaître tout le corps, elle semble surprise dans son sommeil, et le profane qui la contemple, oubliant qu'elle est morte, subit la fascination de sa beauté. La figure a des contours d'une pureté exquise ; les cheveux, relevés aux tempes, l'encadrent avec grâce, et l'on devine à travers le marbre leur sève puissante et la chaude couleur blonde qui les dorait jadis ; la nuque est ronde, forte aussi, comme elle devait être pour n'avoir plié ni sous les coups de la fortune, ni sous l'outrage du vainqueur ; la gorge, haute et ferme, semble palpiter encore, et, de la taille aux pieds, des formes pleines s'allongent onduleusement".
Voici longtemps déjà que voyageurs et artistes déplorent, par tous pays, la disparition de la couleur locale, et l'altération profonde que le développement des relations commerciales et l'invasion des produits de l'industrie moderne ont fait subir aux anciennes moeurs, aux costumes, à l'aspect des campagnes, à la physionomie intime des villes, à tout ce qui donnait autrefois aux voyages leur charme pittoresque. S'il ne s'agissait que de l'Europe, si vieille, si activement fouillée en tous ses recoins, les esprits curieux de couleur locale en feraient aisément leur deuil : mais, dans tout le reste du monde comme à nos portes, la vie moderne a tout envahi, tout recouvert d'un enduit uniforme sous lequel apparaissent, par places, les teintes anciennes à demi effacées. Il semble désormais impossible de rencontrer un pays où la civilisation européenne n'ait déjà plus ou moins marqué son empreinte, où il soit permis de goûter sans mélange l'illusion d'être transporté loin de notre monde moderne où l'on puisse retrouver intacts les traits caractéristiques d'un peuple ou d'une société, et vivre en plein XIXe siècle de la vie que menaient des générations mortes depuis longtemps".
La nuit de Noël, dans un chalet isolé, deux femmes se disputent violemment. Quelques heures après, Alice est retrouvée morte au fond d'un ravin. Deux ans plus tard s'ouvre le procès du féminicide : sur le banc des accusés, Sarah, sa compagne, et Serge, un guide de haute montagne. Sarah raconte leur histoire - les ruptures, l'emprise, les coups. Elle décrit la dynamique des violences conjugales, mais n'avoue jamais le crime. Une écrivaine assiste aux débats. Elle observe les voix qui se succèdent et se contredisent. Victimes, accusés : chacun parle depuis sa place, avec ses mots, et sa part brute. Au fil du procès, entre silences et angles morts, les certitudes vacillent : tout devient suspect. Jusqu'au verdict. Avec son neuvième livre, Agnès Vannouvong propose un roman sombre et envoûtant.
Tourgueniev Ivan ; Mongault Henri ; Lartigue Pierr
Sourd-muet de naissance, le serf Gérasime est une force de la nature. Il rêvait d'épouser Tatiana, mais celle-ci est promise à un autre. Il se console en recueillant Moumou. La société russe du XIXe siècle est ainsi faite que Gérasime n'a le droit d'aimer qu'une chienne. Encore que... Ecrite pendant la détention de Tourguéniev à ta maison d'arrêt de Saint-Pétersbourg en mai 1852, cette nouvelle interdite par ta censure fut finalement publiée en mars 1854 dans ta revue Contemporain. Texte choisi et présenté par Pierre Lartigue.
Résumé : Félix Fénéon, critique d'art, inaugura un genre exceptionnel : les nouvelles en trois lignes. Il tint, pendant des années, avec un humour noir et une cruauté infinie, une rubrique de trois lignes dans un grand journal parisien. Les faits divers se succèdent à un rythme infernal. Comme si l'ironie du sort était une figure de style... Comme si les malheurs des uns allaient offrir aux autres des bonheurs d'écriture, et de lecture.