George Painter nous offre le premier volume d'une nouvelle biographie de Chateaubriand. Il y décrit l'enfance bretonne de son héros à Saint-Malo et au château de Combourg, ses aventures et ses amitiés dans le Paris révolutionnaire, sa traversée de l'Atlantique en 1791 et l'extraordinaire périple qui, au départ de Baltimore, le mènera jusqu'aux zones frontalières encore mal connues dans l'ouest des Etats-Unis. Le livre se termine avec son mariage, la campagne à laquelle il participe sans conviction dans l'armée des Princes et l'exil en Angleterre. Une étude approfondie des sources originales et de nombreux documents, en grande partie inconnus ou mal utilisés jusqu'ici, ont permis à l'auteur d'apporter plusieurs informations inédites et de rectifier bien des idées reçues, en particulier sur l'itinéraire américain de Chateaubriand, sa visite au président Washington, la personnalité de son compagnon Francis Tulloch, son activité politique à Paris et en Bretagne au début de la Révolution, la manière dont il a vécu le siège de Thionville et son arrivée à Jersey. Comme dans sa célèbre biographie de Proust, George Painter a magistralement étudié les rapports entre l'art et la vie d'un jeune homme et la manière dont ils ont façonné un écrivain de génie. Il remplace pour nous le personnage vaniteux et faux d'une légende hostile par un Chateaubriand sincère et tout semblable à l'homme des Mémoires d'outre-tombe.
Nombre de pages
444
Date de parution
03/12/1979
Poids
480g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782070289912
Titre
Châteaubriand. Tome 1
Auteur
Painter George D.
Editeur
GALLIMARD
Largeur
150
Poids
480
Date de parution
19791203
Nombre de pages
444,00 €
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« Je ne saurais trop recommander la vertu purgative, exorcisante, du pastiche », écrivait Marcel Proust dont on connaît le génie dans ce domaine. La gloire posthume venue, son ?uvre n'échappa pas aux parodies et aux caricatures, souvent maladroites. Il y eut pourtant un écrivain de talent pour oser lui rendre le plus beau des hommages sous la forme qu'il avait si bien illustrée en imaginant un épisode inédit d?Àla Recherche du temps perdu de l'autre côté de la Manche. Délicieux et teinté d'une légère ironie, ce brillant exercice de style constitue une évocation courtoise et affectueuse du vaste génie de Proust, à coups de phrases sinueuses mais limpides, et nous promène de Londres à la campagne du Surrey sur les traces imaginaires d'un voyage que l'auteur de Pastiches et mélanges n'eut pas le temps d'accomplir.« La mystérieuse et profonde émotion avec laquelle le narrateur aborde et assimile l'univers inconnu de l'Angleterre, est proustienne à un degré hallucinant. » George D. Painter
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.