L'enluminure tient tout ensemble de l'expérience visuelle et de la quête spirituelle. Elle a trouvé en Otto Pächt un analyste incomparable. Dans ce livre, qui concentre quarante années de recherches, l'auteur commence par affirmer le caractère autonome de l'enluminure - forme majeure de l'histoire de l'art, tout comme la peinture de chevalet ou la fresque. L'enluminure n'est pas "une grande peinture à échelle réduite" ; elle relève du grand art.?Examinant méthodiquement les deux cent quarante-deux illustrations - pour la plupart peu connues - reproduites dans l'ouvrage, Otto Pächt montre comment les représentations du monde extérieur, les signes sacrés (monogrammes, symboles), la configuration des lettres (jambages, hampes, panses, ligatures) et les constituants picturaux (surface, bordure, couleur, texture) se conjuguent dans l'espace du livre - lequel est à la fois réceptacle de la Parole et lieu de l'émotion du fidèle.?Pour Otto Pächt, l'image médiévale ressortit à la "pensée visuelle" : au-delà de son message narratif, elle pense par elle-même, elle fait sens par sa structure, ses tensions, ses apories, ses transgressions. En quoi elle interroge le statut de l'image en général, fût-ce l'image moderne.
Nombre de pages
222
Date de parution
01/10/1997
Poids
1 085g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782865890545
Titre
L'enluminure médiévale
Auteur
Pächt Otto ; Lacoste Jean ; Avril François
Editeur
MACULA
Largeur
210
Poids
1085
Date de parution
19971001
Nombre de pages
222,00 €
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Pächt Otto ; Galloy Delphine ; Demus Otto ; Lacost
Ma conviction relativement à l'histoire de l'art : au commencement était le regard, et non le verbe... " Otto Pächt. Qu'est-ce qu'une oeuvre d'art ? Comment l'approcher, la comprendre, l'interpréter ? Quelle différence entre oeuvre d'art et " chose d'art " ? Qu'en est-il des méthodes historique, génétique, iconographique, formaliste, sociologique ? Faut-il les exclure, les combiner ? Que faut-il penser de Riegl, Dvo?ák, Sedlmayr, Gombrich et, en général, des fondateurs de l'esthétique du XX? siècle ? Ce livre fut à l'origine un cours professé à l'université de Vienne pour donner aux étudiants et aux futurs historiens de l'art une méthode d'investigation qui tirerait parti des différentes théories en présence. Rien d'abstrait : Otto Pächt analyse de très près un ensemble d'oeuvres célèbres : enluminures, mosaïques, tableaux de Dürer ou de Rembrandt, la Judith de Donatello, la chapelle Pazzi de Brunelleschi... Chemin faisant, il soumet des auteurs célèbres, Von Schlosser, Wind, Gombrich, au crible de la critique. Il plaide pour une appréhension génétique des écoles et des oeuvres, emprunte avec modération à la psychologie de la forme et préconise un usage circonspect de l'iconographie. Otto Pächt (1902-1988) s'est taillé une réputation internationale comme médiéviste et spécialiste du XV? siècle (essais sur Van Eyck, Fouquet, Michael Pacher, etc.). Questions de méthode en histoire de l'art - où se concentre son expérience pédagogique - est publié en allemand, chinois, espagnol, japonais, italien et anglais. Delphine Galloy, conservateur aux Musées d'Angers, restitue, en une préface érudite et éclairante, le contexte des leçons données par Otto Pächt à ses élèves historiens de l'art en 1970-1971. Elle en précise également les traits majeurs, ainsi que leur portée historiographique et méthodologie pour la discipline.
Bassani Pacht Paola ; Papi Gianni ; Contini Robert
Le Bulletin de l'Association des Historiens de l'Art Italien, publication annuelle de l'AHAI, est une revue scientifique qui rassemble des articles de fond, des actes de journées d'études, des comptes-rendus d'ouvrages et un bloc notes reflétant l'actualité de la recherche. De par sa vocation internationale et pluridisciplinaire, il considère toute problématique ayant trait à l'art italien de l'Antiquité à nos jours et accorde, dans le souci de valoriser les échanges culturels entre pays, une importance particulière à l'étude des rapports franco-italiens. Il s'adresse à un large public d'universitaires, de conservateurs, de chercheurs et d'amateurs.
Au cours de ces dernières années, l'Europe a été au centre d'événements socio-politiques qui ont dangereusement ravivé les spectres du « Vieux Continent », faisant ressortir une multiplicité de tensions qui remettent en question, une fois de plus, la dimension historique, géographique et administrative de cet espace aux multiples définitions. Le numéro 21 de Studiolo invite à actualiser la réflexion critique sur l'Europe dans les arts, en favorisant un dialogue transdisciplinaire ainsi qu'en privilégiant des lectures qui soulignent le caractère complexe et contradictoire d'un espace et d'un imaginaire en perpétuelle transformation. Studiolo est une revue annuelle d'histoire de l'art dédiée à la production artistique et la circulation des images entre l'Italie, la France, l'Europe et le Monde, de la Renaissance à nos jours. Elle constitue un espace ouvert aux recherches les plus actuelles qui occupent toutes les disciplines de l'histoire de l'art, tant dans ses objets que dans ses méthodes. Chaque livraison de la revue comporte un dossier thématique, des varia, une rubrique regards critiques consacrée à l'historiographie et, dans la rubrique histoire de l'art à la Villa Médicis, une actualité des activités du département d'histoire de l'art et des chantiers de restauration de l'Académie de France à Rome ? Villa Médicis. Enfin champ libre ouvre ses pages aux pensionnaires artistes de l'année en cours. Précédents numéros coédités avec les Éditions Macula : no 17, 2020-2021, dossier « Raphaël/Raffaello » no 18, 2021-2022, dossier « Indétermination » no 19, 2023-2024, dossier « La vie des oeuvres » no 20, 2025-2026, dossier « Atlas. Soutenir, soutenable »