Reporter de l'underground", Alain Pacadis (1949-1986) écrivit pour le journal Libération de 1975 à 1986, mais aussi pour L'Écho des savanes, Playboy, Façade ou encore Gai Pied. À travers ses articles et chroniques, dont près de quatre cents sont réunis dans cette anthologie, revivent les mythiques années 70 et 80. Loin de réduire Alain Pacadis à son personnage de chroniqueur mondain déjanté, cette large sélection comprend des articles sur le cinéma, le rock, la drogue, le show-biz, la mode... Avec son mentor Yves Adrien, Pacadis fut le premier en France à couvrir dès 1975 la naissance du mouvement punk à New York, Londres et Paris. "Le trip électrique, pensait-il, est la continuation logique de la révolte militante." Il fut aussi celui qui comprit, dès le milieu des années 70, que le "grand soir" était dorénavant celui de l'ouverture du Palace ou des Bains-Douches. Traités comme un douloureux journal intime, ses articles comportent aussi de longs entretiens avec Serge Gainsbourg, William Burroughs, Brion Gysin, Iggy Pop, Andy Warhol...Au-delà de leur valeur historique, reste le spleen magnifique du style de ces chroniques qui n'ont plus aucun équivalent dans la presse d'aujourd'hui.
Nombre de pages
836
Date de parution
03/03/2005
Poids
764g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782207255384
Titre
Nightclubbing. Articles 1973-1986
Auteur
Pacadis Alain ; Bernier Alexis
Editeur
DENOEL
Largeur
151
Poids
764
Date de parution
20050303
Nombre de pages
836,00 €
Disponibilité
Epuisé
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1977, Paris punk, King's Road, Londres, New York, Bowery Street, Beaubourg, Star Wars, le jubilé de la reine Elizabeth II, la mort d'Elvis, Andy Warhol, Iggy Pop, Lou Reed, Blondie, Patti Smith, Cherry Vanilla, Sex Pistols, Clash, Damned, Serge Gainsbourg, Stinky Toys, Nico, Philippe Garrel, le cinéma, les défilés de mode, la défonce, les fêtes...
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...