Ramiro Oviedo est un des poètes de la Génération des Grands de notre Amérique latine universelle. Iconoclaste, émeutier, torero métaphysique, joueur de poker indien, lanceur de couteau sur des cibles vivantes dans les cirques, Guignol du poème devenu vivant, astronaute. Il est un des frères fondamentaux que la poésie invente lorsqu'elle est seule. Ce recueil est un coffre de pirate trouvé dans une île abandonnée par son destin. L'écriture de Ramiro Oviedo se déploie loin des dogmes et des tics-tocs à la mode des souffrances narcissiques d'une génération de petits morts en plastique. Il est toujours "l'Autre" de Rimbaud et le Fou d'Artaud, le cri de Mozart dans la Divine comédie dantesque des Andes ou des anges mis à mort dans des géométries tordues par des géographes mécaniques. Poète des grands drapeaux de l'espérance, il guillotine sa tête pour manger son intérieur comme on fait avec les singes vivants. Il faut lire absolument ce livre, car c'est lui qui nous lit. Il est la chair recouverte de papiers journaux qui donne à boire à la terre le sang qui arrose nos roses. Debout dans l'enfer, il alimente le feu avec ses propres poèmes coupés dans des échafauds. Boxeur sans ring, ses gants cachent ses poings déchirés jusqu'aux os. Ce livre est celui de l'honneur d'un poète dans la constellation de toute la poé-terre et de tout ce poé-ciel où même le soleil dans son frigo éclate de rire en nous voyant nous éteindre. En avant avec Ramiro Oviedo, avec ses mots comme des dents à répétition arrachées à une bouche qui nous invite à tirer comme pour un entraînement devant la poésie totale de l'univers. Serge Pey.
Nombre de pages
240
Date de parution
02/07/2024
Poids
614g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782355772962
Titre
La Fureur fauve
Auteur
Oviedo Ramiro ; Pey Serge
Editeur
RUMEUR LIBRE
Largeur
141
Poids
614
Date de parution
20240702
Nombre de pages
240,00 €
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György Kurtág a célébré son quatre-vingt-dixième anniversaire en 2016. A cette occasion, deux centres de recherche ont organisé un colloque international à l'Institut hongrois de Paris. Les organisateurs souhaitaient rendre hommage à l'oeuvre exceptionnelle du compositeur hongrois, mais aussi souligner et analyser ce qui forme le coeur vivant de l'expression musicale dans ses créations : la relation intimement nouée entre la composition et l'interprétation. Kurtág, plus qu'aucun autre compositeur peut-être, demande en effet une appréhension sensible et corporelle des signes, un mode de connaissance singulier, irréductible, qui conduit au coeur de l'expérience musicale. Trois aspects essentiels traversent les textes ici réunis : la dimension performative, renforcée par l'exigence du compositeur quant à la qualité de la sonorité, des gestes et de l'expression demandée aux interprètes ; le rapport à l'Histoire, à travers les références, hommages, évocations, citations, objets volés ou empruntés, déformés ; enfin, le rapport à la réécriture (gestes interprétés, écritures retravaillées).
Résumé : Dans les Andes, comme dans le monde entier, des Ordres Secrets ont existé´ pour conserver la connaissance initiatique. L'un de ces Ordres était celui des Wakakue´ ; ces derniers connaissaient les secrets de la transmutation et ceux de la connaissance supérieure au travers de l'énergie vibratoire et de la lumière. Les conquistadors et particulièrement l'église catholique persécutèrent et exterminèrent prêtres et hommes de sagesse d'Amérique. Sachant que tout ceci arriverait, les Wakakue´ et d'autres sages, ont garde´ leur connaissance dans le ventre de la terre et dans le coeur du soleil, pour qu'après 500 ans, elle puisse s'activer et se réveiller a` nouveau.
Résumé : Comment les expériences du jeu et de l'écoute sont-elles impliquées dans l'écriture musicale des XXe et XXIe siècles chez György Kurtág et Helmut Lachenmann, chez Luciano Berio, Anton Webern, Pierre Boulez, Fausto Romitelli et Olga Neuwirth ? Les réponses ici proposées passent par une esthétique du corps, de la sensation, du lien matière-signification, du devenir et du possible pour dégager non seulement de nouvelles catégories de l'écriture musicale mais aussi une conception ouverte de l'oeuvre : une sensation en train de se faire, le devenir enchevêtré des trois actes constitutifs du musical - jouerécouterécrire. L'ouvrage fait ainsi apparaître l'idée selon laquelle la véritable matière de la musique n'est ni la note ni le son, mais le geste, c'est-à-dire un faire indissociable d'un affect, c'est-à-dire d'un sentir. Le propre de la musique c'est alors de faire sentir : quelque chose qui n'était pas perceptible jusque-là le devient - une brèche s'ouvre, celle d'un monde possible. Un geste musical nous touche, il fait irruption, il transforme nos manières de sentir et de penser. Il fait sensation. Avec le soutien de l'université de Paris 8 (Laboratoire MUSIDANSE)
Une maladie rare, une intolérance totale aux quelques traitements existants, et le couperet tombe ; ".?Le mieux que vous puissiez faire est de laisser tomber et accepter que vous allez mourir". Ce genre d'électrochoc peut vous anéantir. Mais paradoxalement, il peut aussi devenir un incroyable stimulant pour avancer toujours un peu plus loin, malgré un destin inéluctable. Et ce, en allant parfois jusqu'à le transcender et déjouer les pronostics des "sachants". C'était en 2011, et j'aurais dû mourir…
Au silence anxieux et blanc du lever a succédé ce que pressent le bon moment, un simple abandon, aller, avoir quitté sans idée, un peu à la manière espiègle dont part le propre à rien. La route est ouverte. "Bon, très bien. Si je suis un propre à rien, je pars dans le monde et j'y vais chercher ma chance." (Joseph von Eichendorff.) Entrer, être dans l'immense fêlure émettant les bruits blancs, les harmonies du cosmos dans les craquelures du ciel bleu et les veinules argentées de la prairie (de l'assiette-monde-prairie). Sans chemin au tournant: juste le visible s'émancipant de toute attente pour être là. Ici. Et alors uni chêne s'élève sur les prés.