En Belgique, dans un ministère qui construit des piscines, des stades, des autoroutes, des tunnels. Pour le narrateur, c'est un univers de mort. L'unique obsession de cet homme est le temps. Pourquoi a-t-il survécu à sa naissance ? Pourquoi cette précipitation vers la fin ? Son psychanalyste reste muet à ses inlassables questions. Suspendu à cette énigme, le narrateur ne cesse d'observer méticuleusement son milieu de bureaucrate. Il assiste au rituel quotidien de l'exercice du pouvoir. Il déchiffre les gestes et actes des personnages qui l'entourent. Il les traque dans leurs dialogues. Il les entend rire et pleurer. Il les voit souffrir, s'amuser aussi, obtenir quelques bonheurs vite éteints. Au fond, il n'est pas vraiment malheureux. Avec une patience minutieuse doublée d'un humour décapant, l'auteur parvient à nous construire un univers qui tantôt nous fait éclater de rire et tantôt nous plonge dans un cruel désespoir.
Nombre de pages
192
Date de parution
04/05/1987
Poids
266g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070708482
Titre
L'ordre du jour
Auteur
Outers Jean-Luc
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
266
Date de parution
19870504
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans les sous-sols de l'Observatoire royal d'Uccle, Célestin est responsable du bureau de l'heure. Il lui appartient de vérifier les horloges de l'Observatoire et de transmettre l'heure exacte à la Radio-Télévision, à la Société des chemins de fer et à l'horloge parlante. En somme, il est le responsable du temps. Mais, dans sa propre vie, Célestin se sent tributaire du temps qui a fui, celui qui a marqué son histoire et lui a laissé des marques indélébiles, telles les meurtrissures d'un amour d'adolescence. Un jour, il décide de se rendre là où habitait Marine, la tant-aimée, afin de savoir ce qu'elle est devenue et, pourquoi pas, lui avouer enfin son amour. Aidé par Gilda, la propriétaire de l'ancienne demeure de Marine, il va tenter de retrouver sa trace. Jean-Luc Outers, qui est né et vit à Bruxelles, est l'auteur de L'Ordre du jour, La Compagnie des eaux, La Place du mort.
Je pris Luca dans mes bras et marchai jusqu'aubord de l'océan. Il faisait nuit à présent. Un cargocroisait au large et on apercevait au loin les lumières de la ville qui scintillaient dans l'eau. Luca s'était endormi, la tête posée sur mon épaule, bercé par le fracas des lames qui s'écrasaient face à nous. Je sentais contre moi sa mémoire minuscule qui se reposait enfin après cette rude épreuve. Comment faisait-elle pour emmagasiner tant d'immensité ? Les déserts et les océans réussiraient-ils à y trouver place à l'abri de l'oubli et des plis du temps ? J.-L. O.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.