En ce début de XXIe siècle, le Sahel est bouleversé par de nombreux enjeux socio-politiques, sécuritaires, économiques, écologiques, démographiques, migratoires, alimentaires, sanitaires, et énergétiques, accentués parla mondialisation et les tensions géopolitiques globales contemporaines. Ces crises se sont accrues depuis l'intervention de 2011 en Libye et ses répercussions notamment au Mali puis au Maghreb, ainsi qu'au Sahel et dans les Etats du Golfe de Guinée. L'engagement croissant de partenaires multilatéraux et de forces militaires étrangères avec un "puzzle de stratégies" pour le Sahel, a contribué à l'affaiblissement des pouvoirs régaliens des Etats. Devenu l'épicentre du terrorisme international, le Sahel est également marqué par des changements inconstitutionnels, par la montée des nationalismes et par la défiance des citoyens à l'égard des acteurs traditionnels. La création de l'Alliance des Etats du Sahel constitue un réel défi pour les mécanismes régionaux de sécurité collective, marqués par une fragmentation des organisations de coopération régionale. Cet ouvrage avance des pistes de réflexion pour repenser les mutualisations nécessaires afin de répondre aux défis de stabilité et de développement durable, dans un paysage constellé de crises aux ramifications internationales. Rédigé par des spécialistes majeurs travaillant au plus près du terrain, ce livre offre des éclairages nouveaux, des données inédites et formule des recommandations concrètes pour analyser la situation et comprendre les perspectives futures pour les pays du Sahel.
Dans la littérature tout comme dans les sciences de l'éducation, il s'agit avant tout de texte, comme la médiation par laquelle les différents spécialistes se comprennent et entrent dans une dynamique d'échanges et de complémentarité. Cet ouvrage est le fruit du travail de chercheurs, animés par le désir de partager des connaissances construites sur des thématiques relevant de la littérature et des sciences de l'éducation. Il explore de nouveaux champs d'étude et permet d'appréhender de quelle manière les travaux des spécialistes sont perçus par rapport à l'expérience de la vie quotidienne.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.