Mes treize oncles. Légendes pour un album de photographies
Otrochenko Vladislav ; Tatsis-Botton Anne-Marie
VERDIER
13,50 €
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EAN :9782864326748
Suscitée par les images d'un album de photos, ou par les récits que la mémoire a légués au narrateur, la prose foisonnante d'Otrochenko nous emporte d'emblée dans les aventures et légendes d'une saga familiale hors du commun dont il tire une fabuleuse évocation. Dans la Russie impériale du début du vingtième siècle, le Cosaque Malackh va engendrer treize enfants, treize "oncles" dont la forte personnalité nous est représentée avec un mélange de tendresse et de réalisme sans concessions, mais dans un joyeux délire qui déborde largement, pour notre plus gand plaisir, la simple réalité. La demeure familiale, hantée par le patriarche, se met à enfler, à s'agrandir, se doter d'enfilades de pièces infinies habitées par la nombreuse parentèle. Le temps aussi se laisse désorienter et la chronologie bousculer. On y voit, entre autres, les enfants naître avec l'uniforme militaire, le frère cadet assister à la naissance de son aîné, et un Grec, père putatif de cet histrion flamboyant, prédire avec succès l'avenir et prophétiser une nouvelle religion de l'amour...
Nombre de pages
120
Date de parution
20/09/2012
Poids
169g
Largeur
157mm
Plus d'informations
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EAN
9782864326748
Titre
Mes treize oncles. Légendes pour un album de photographies
Auteur
Otrochenko Vladislav ; Tatsis-Botton Anne-Marie
Editeur
VERDIER
Largeur
157
Poids
169
Date de parution
20120920
Nombre de pages
120,00 €
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Loin des steppes cosaques, Vladislav Otrochenko galope ici dans des terres de haute fantaisie. En homme libre, se défiant du temps et de la géographie, il explore sa propre conception de l'espace et visite les grandes oeuvres universelles - Catulle, Ovide, Pouchkine, Platonov, Nietzsche, Schopenhauer... Il s'arrête sur certaines bizarreries ou mystifications, s'amuse des incohérences. Dans un cycle de petits textes sur Gogol, il dérape joyeusement vers le fantastique avec la minutie d'un enquêteur policier. Au-delà de l'ivresse du mensonge, se dégage peu à peu une interrogation puissante sur la réalité et l'histoire. A l'heure où les conflits ébranlent l'Europe, où les peuples se replient et la pensée s'englue dans le présent immédiat en quête de certitudes, la mise à distance est plus que jamais nécessaire. C'est sans doute la seule leçon de la littérature. Par-dessus toutes les frontières, cette défense de la gratuité, des mystères et des opacités a force de manifeste.
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