Ôta Hirotarô (1912-2007) est l'un des premiers et des plus célèbres historiens de l'architecture japonaise. Ses manuels d'histoire de l'architecture sont encore aujourd'hui plébiscités par le public. Dans cet ouvrage, nous proposons la traduction commentée de deux de ses manuscrits, qui synthétisent l'histoire de l'architecture japonaise et la firent entrer dans l'historiographie moderne. Le premier texte, partisan, engagé dans la définition de l'identité nationale nipponne, est intitulé "Particularités de l'architecture japonaise". Il fut publié en 1954 et est régulièrement réédité en tête de son ouvrage à succès intitulé Introduction à l'histoire de l'architecture japonaise (1947). Le second texte, intitulé "Histoire de l'architecture japonaise", est un résumé de ce même ouvrage et fut publié en 1966. Les photographies sont tirées de l'édition collector dirigée par Ôta Hirotarô, Japanese Architecture and Gardens (1966), et signées par le photographe d'architecture Tsujimoto Yonesaburô.
Le syndrome de Paris est un trouble psychiatrique très particulier qui n'atteint que les Japonais, qu'ils soient touristes ou expatriés à Paris. Ce phénomène hors du commun intrigue et interroge.À travers de nombreux cas concrets, choisis parmi ses patients, Hiroaki Ota, psychiatre et lui-même japonais, propose ici d'approcher au plus près l'extrême vulnérabilité de ces hommes ? et surtout de ces femmes ? venus chercher le bonheur à Paris, la Ville Lumière, objet de leurs rêves. Mais leurs rêves s'effondreront, les plongeant dans le stress et parfois dans des délires paranoïaques insoupçonnables.Par son approche historique et psychosociologique, ce livre révélera et aidera à comprendre les mystères de l'âme japonaise. Le lecteur découvrira aussi l'univers particulier de la civilisation japonaise, longtemps coupée du monde, qui a développé un mode de pensée et des codes de communication qui lui sont propres.
D'étranges cas de mort subite surviennent simultanément à divers endroits. Les victimes n'ont aucun lien apparent entre elles. Pourquoi sont-elles frappées par le même funeste destin ? L'interne en médecine Akira Sasaki est malgré lui mêlé à ce mystère lorsqu'il se retrouve dans l'antre d'un "hitokui", un monstre qui se nourrit d'êtres humains... Mita L'appétit est l'un des grands désirs de l'être humain. Cette histoire est celle d'individus qui s'y abandonnent et s'y perdent. Paradoxalement, le mangaka que je suis est plus souvent assailli par le sommeil que par la faim. En tout cas, j'espère que vous apprécierez Hitokui. Yokan Ota Merci de vous être procuré ce manga. Hitokui est ma première série reliée, alors imaginez un peu ma joie ! Je vous prie de bien vouloir pardonner mon manque d'expérience et vous souhaite une excellente lecture.
Qui survivra dans lantre du hitokui ? Emporté par sa nature altruiste, le docteur Sasaki est passé à loffensive avec ses poings pour seule arme. Bien que téméraire, cette stratégie savère inefficace et soulève un nouveau dilemme : un ennemi intouchable peut-il être vaincu ...
Malgré l'échec de sa tactique secrète, Akira Sasaki affirme avoir démasqué le hitokui. Quel indice lui permet d'être aussi catégorique ? Même si son accusation s'avère fondée, le hitokui reste un adversaire redoutable à ne pas sous-estimer...
Objet de fascination pour les Occidentaux qui les découvrent vers 186o, les estampes japonaises vont jouer un rôle considérable dans la formation de l'art moderne. Pourtant, pour les japonais, l'ukiyoe, les "images du monde flottant", est un moyen de représentation "vulgaire, dont les créateurs ne sont pas considérés comme des artistes, par opposition avec la peinture savante qui trouve son origine en Chine. En effet, les estampes apparaissent avec le transfert de la capitale de Kyôto à Edo, au XVIIIe siècle, et sont destinées aux artisans et aux marchands. D'abord monochromes, puis coloriées, elles deviennent polychromes et atteignent leur perfection technique dans la seconde moitié du mue siècle. D'une grande diversité, elles remplissent de nombreuses fonctions et connaissent un succès considérable : aussi bien publicitaires (maisons de courtisanes, kabuki, sumô, magasins) que décoratives (estampes piliers, surimono), éducatives (encyclopédiques, narratives) que ludiques (jeux, personnages et décors à découper), médiatiques (paysages, légendes, faits divers) qu'érotiques. Ce livre invite à découvrir l'histoire, les genres et la technique des estampes japonaises, ainsi que les principaux créateurs : Moronobu, Harunobu, Utamaro, Hokusai, Hiroshige, Kuniyoshi, Kunisada...
Des dames de cour des rouleaux peints de l'époque de Heian jusqu'aux héroïnes des manga, sans oublier les beautés du "monde flottant" d'Utamaro, ce livre retrace l'évolution des canons de la beauté féminine à travers l'art japonais. Si le nu comme genre n'apparaît au japon qu'à la fin du XIXe siècle, sous l'influence occidentale, les portraits de "beautés", les bain, s'imposent très tôt comme le genre de prédilection des artistes. Ces beautés qui leur servent de modèles (personnages de l'aristocratie, geisha, courtisanes), raffinées ou extravagantes, donnent le ton des modes et inspirent toutes les femmes. Elles nous permettent aujourd'hui de parcourir l'histoire des artifices de la séduction : le maquillage, la coiffure, les modes vestimentaires remarquables au japon par leur richesse et leur raffinement. Ces représentations livrent également de précieux témoignages sur la place de la femme dans la société japonaise au fil des siècles. Une iconographie exceptionnelle conservée dans les musées japonais, en grande partie inédite en France.