Présentation de l'éditeur Enfantés par la tempête est le deuxième roman de Nicolas Ostrovski, l'auteur de Et l'acier fut trempé qu'André Gide considérait comme un homme remarquable et un grand écrivain. Ostrovski mourut peu après en avoir achevé le premier volume. Alors que Et l'acier fut trempé montrait la montée vers la révolution russe, Enfantés par la tempête relate les difficultés du mouvement révolutionnaire ukrainien en 1918. Le cadre du roman est la Volhinie, une partie de l'Ukraine alors sous domination de la Pologne, elle-même sous occupation des armées du kaiser. Le roman est basé sur le choc des trois nationalismes : polonais, ukrainien, allemand. Il montre la résurgence du nationalisme polonais qui utilise la défaite de l'armée allemande pour reprendre le pouvoir perdu et faire barrage au mouvement révolutionnaire qui est son seul ennemi. Pour arriver à leurs fins, les nationalistes polonais vont faire alliance avec Pétlioura, antisémite ukrainien dont l'objectif principal est de balayer les bolcheviks et d'installer son pouvoir sur l'Ukraine. Alors qu'il s'oppose aux visées des nationalistes polonais sur l'Ukraine, Pétlioura est momentanément leur allié. Le roman se déroule alternativement dans tous les milieux de Volhinie, qu'ils soient nationalistes ou révolutionnaires, s'attachant avec sympathie aux milieux révolutionnaires dans lesquels les juifs sont très actifs. Nul schématisme dans Enfantés par la tempête qui est tout autant un roman d'aventure que Et l'acier fut trempé. Si l'Histoire est au coeur du roman, elle n'en est pas la motivation première. Ostrovski montre avec une grande objectivité les comportements des différents personnages en lutte. Le lecteur bascule du petit monde du comte Moguelnitski, ses hobereaux, ses hommes de main, ses valets, ses servantes à ceux des bolcheviks qui dans l'ombre préparent l'insurrection. Ce roman est tout autant un chef d'oeuvre que Et l'acier fut trempé. Il n'était plus disponible en librairie depuis plus de quarante ans.
Nombre de pages
337
Date de parution
11/09/2014
Poids
394g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782370710086
Titre
Enfantés par la tempête
Auteur
Ostrovski Nicolas ; Wassiltchikov Michel
Editeur
TEMPS CERISES
Largeur
140
Poids
394
Date de parution
20140911
Nombre de pages
337,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Ostrovski Nicolas ; Feldman V ; Kolodkine P ; Eych
Voici un livre mythique de la littérature soviétique. Il nous raconte la vie aventureuse du jeune Pavel Kortchaguine emporté par les événements de la révolution d'Octobre. Il participe à la guerre civile contre les armées blanches, connaît des amours contrariées, et sa vie brûle au feu de l'action. Et l'acier fût trempé est le livre du romantisme révolutionnaire. Introuvable en France depuis de nombreuses années, c'est un roman qui a profondément marqué des générations de lecteurs. Son auteur, Nicolas Ostrovski, qui écrivit ce roman dans les années trente, fut également un des acteurs de cette révolution (à quinze ans, il entre dans la cavalerie rouge de Boudienny). Il meurt à trente-deux ans, aveugle et paralysé, après avoir écrit deux romans majeurs, celui-ci et Enfanté par la tempête.
Ostrovski fut immédiatement reconnu et adopté par la plupart des écrivains, des publicistes et des critique littéraires de sa brillante génération comme leur dramaturge à partir de 1849. L'auteur a plu à tous les publics, grâce à la qualité de sa langue, concrète, inventive en images, charriant toute la tradition orale. Chaque personnage parle d'ailleurs un langage différent, adapté à son caractère. Le drame de L'Orage est en lui-même banal : une jeune femme mal mariée, Katerina, bien que hantée par la conscience du péché et par la peur de l'enfer, trahit son décevant époux Tikhon à la première occasion pour un Boris de passage qui n'a guère plus d'étoffe ; incapable d'assumer le poids de sa propre duplicité ni la cruauté de son entourage, elle finit par se donner la mort. Pourquoi ce titre, L'Orage? Celui-ci a longtemps été perçu dans la conscience païenne, même christianisée, comme un signe de la colère d'en haut. Ainsi le drame entrevu par Ostrovski concernerait toute la Russie et son issue, humainement du moins, serait fatale.
Pourquoi y sommes-nous venus, dans cette forêt, ce bois profond et sans soleil ? Pourquoi, vieux frère, avons-nous donc effrayé les hiboux et les chouettes ? Pourquoi les avoir dérangés ? qu'ils vivent comme ça leur chante ! Ici, tout est en ordre, vieux frère, comme ce doit l'être dans une forêt.
Le mariage de Balzaminov, comédie du maître incontesté du théâtre russe Alexandre Nikolaïevitch Ostrovski, met en scène l'univers de la Russie telle que Gogol l'a magnifiée. Un jeune homme est à marier, Micha, fils-à-maman, coq en pâte cerné par des femmes époustouflantes : sa mère dominatrice, qui le noie sous des effluves de baisers, la grosse cuisinière effrontée, la marieuse rusée, les femmes à marier. Ignorant de la vie réelle, dans sa cage dorée, il tombe dans le piège tendu par un officier à grosses bacchantes, caricature du système répressif de la Russie.
A sa parution, en 1947, ce roman fit scandale. "Les uns ne voulaient y voir qu'un invraisemblable tissu d'histoires de haute fantaisie, d'autres n'y trouvaient que trop de vraisemblance Ce roman où j'essaie de dire la drôle de paix que nous vivions. Ce roman qui raconte la vie quotidienne de l'époque devrait me rappeler que rien n'est jamais gagné, ni tout à fait ni pour toujours". Anne-Marie est retournée aux îles, mais son mari et ses enfants lui sont devenus des étrangers. Son mari, collaborateur, la hait, sa fille a épousé les idées du père, son fils est un petit voyou qui l'aime toujours, mais son père ne le laissera pas partir. Anne-Marie n'a plus de famille, elle rentre donc à Paris. Elle se rend compte que la guerre, l'occupation, l'ont fait sortir des rails de sa vie de petite bourgeoise pour vivre une vie comme elle n'en avait jamais imaginé une.
Poète et essayiste, il est certainement l'une des figures majeures non seulement de Cuba mais de toute l'Amérique latine. Il a publié une trentaine de recueils qui forment comme le journal intime et public d'une vie à travers les événements du siècle. Retamar a côtoyé les grandes figures de la poésie et de la littérature cubaine (Lezama Lima, Alejo Carpentier, Nicolas Guillén). Influencé aussi par la poésie anglaise et notamment par TS Eliot, il a développé une écriture à la fois savante et accessible qui rapproche la langue poétique de la langue parlée. On peut rattacher son écriture à la "poésie conversationnelle" qui a eu une grande influence dans la poésie hispano-américaine. Cette tendance évoque les poètes de la Beat generation, mais aussi le grand poète nicaraguayen Ernesto Cardenal, voire le Salvadorien Roque Dalton. Poète de grande culture, Retamar se montre sensible et attentif à la vie dans sa précieuse simplicité, aux êtres humains réels, qu'il s'agisse de ses propres filles, d'amis écrivains, de révolutionnaires, ou d'inconnus.
Ce livre réunit les trois derniers recueils de Ritsos : Les négatifs du silence, L'arbre nu et Tard bien tard dans la nuit, qui donne son titre à l'ensemble. Yannis Ritsos a écrit ces poèmes entre juin 1987 et mai 1988. La période où ils ont été écrits leur confère une valeur testamentaire. Ritsos y dresse le bilan de sa vie, de ses engagements poétiques et politiques. Il se montre comme à son accoutumée toujours amoureux de la vie et lucide, sans complaisance pour lui-même. Mais il ne renie rien. Et au lieu que l'approche de la fin assombrisse le climat des poèmes, ceux-ci baignent dans une atmosphère sereine, teintée d'humour, avec toujours ce mélange de réalisme et de merveilleux qui caractérise la parole de celui qui fut, au-delà de la Grèce, l'un des plus grands poètes du XXe siècle.