Est-il vrai et crédible que les juifs tuent en secret les enfants chrétiens et utilisent leur sang ?
Osiander Andréas
LABOR ET FIDES
23,45 €
Épuisé
EAN :9782830916355
Le traité Est-il vrai et crédible que les juifs tuent en secret les enfants chrétiens et utilisent leur sang ? est l'un des rares essais, et même le seul, au XVIe siècle, au sein de la Réforme, visant la défense des juifs contre les accusations, infondées, dont ils étaient régulièrement l'objet depuis le Moyen Age, en particulier celle d'assassiner des enfants chrétiens pour s'approprier leur sang. Hébraïsant, fin connaisseur des sources rabbiniques, Andreas Osiander démontre en vingt propositions qu'il est impossible que des juifs commettent un tel acte, au regard de leur propre tradition et de l'éthique juives, notamment si l'on pense aux lois bibliques et rabbiniques concernant l'usage du sang. Contre l'irrationalité de la rumeur et le poids d'un antijudaïsme séculaire, Osiander met en avant des arguments théologiques, philosophiques et logiques pour démontrer l'absurdité de telles accusations. Cette traduction française, la première qui soit réalisée de ce traité, est proposée avec une introduction, resituant Osiander et son traité dans le contexte du XVIe, et des notes permettant de mesurer l'ampleur de la culture hébraïque du Réformateur.
Résumé : "Croire, c'est refuser de réduire l'improbable à l'impossible. Et en ce sens, vois-tu, cela dépasse largement la question de Dieu". Dans une réponse à son fils qui l'interroge sur sa foi, Marion Muller-Colard nous entraîne dans une réflexion sur la place qu'occupent les croyances dans nos vies et l'usage que nous en faisons. S'appuyant sur des philosophes des sciences comme Karl Kopper, cherchant à comprendre le complotisme comme une croyance paradoxale liée à "l'emballement immunitaire du doute" , observant l'émergence de nouvelles croyances et du déplacement d'attitudes religieuses vers le militantisme, Marion Muller-Colard nous fait prendre conscience qu'on croit peut-être plus qu'on ne le croit. Un petit livre essentiel pour développer le savoir-croire et éviter de confondre connaissance et croyance.
A l'âge où on l'on cherche des figures inspirantes pour nous guider vers l'émancipation, les défis et les promesses de la vie d'adulte, Hélène Vignal ne pouvait pas se tourner vers ses parents : pris dans l'admiration malsaine qu'ils vouaient à un véritable gourou, ils ne pouvaient pas être des modèles pour l'adolescente qui bouillonnait silencieusement devant les injustices du monde et de sa propre vie. Un jour, en allumant la radio, elle rencontre par les ondes celui qu'elle va admirer le temps qu'il faut pour trouver sa juste place dans le monde. Car admirer peut nous hisser au-delà de nos propres capacités. A condition que l'admiré nous conduise ailleurs qu'à son seul plaisir d'être admiré, impasse dangereuse qui condamne à l'aliénation et au mépris de soi. De cette expérience précoce du meilleur et du pire de l'admiration, Hélène Vignal tire un récit puissant de la rage d'être à la fois libre et relié. Une lecture urgente pour prévenir l'emprise et trouver les admirations qui font grandir !
Résumé : L'ouvrage explore l'imaginaire médiéval au travers de ses deux composantes majeures : les héros, comme Charlemagne, le roi Arthur, Robin des Bois, mais aussi le renard et la licorne ; et, les merveilles, trois édifices ou puissances qui dominent la société, à savoir la cathédrale, le château fort et le cloître. L'iconographie médiévale ignore les frontières entre le naturel et le surnaturel, l'ici-bas et l'au-delà, et couvre un large espace géographique. Cette histoire de l'imaginaire est aussi une histoire dans la longue durée, présentant ces héros et merveilles tels que le Moyen Age les a construits, vénérés, puis légués aux siècles futurs.
Résumé : L'histoire n'a cessé d'être pour Edgar Morin un sujet de réflexion - y compris l'Histoire à laquelle il a participé. Témoin des atrocités de la guerre, des bouleversements économiques et écologiques, penseur des civilisations, Edgar Morin en a tiré des leçons fondamentales qui éclairent le passé et nous aident à construire l'avenir. Depuis son poste de vigie, il nous apprend que l'improbable peut advenir, que les destructeurs peuvent être aussi de grands civilisateurs, que les mythes influent puissamment sur le réel, qu'un seul individu peut parfois changer le cours de l'Histoire... Dans un esprit de synthèse particulièrement vif, Edgar Morin nous entraîne dans le grand voyage de l'humanité, de l'Antiquité à nos jours. Une réflexion profonde et personnelle sur le temps long, nourrie d'une expérience humaine et intellectuelle incomparable.
Refonte de Vie des seigneurs au Moyen Age 97827373-63245 - La vie quotidienne des Seigneurs - Les croisades, les guerres, la vie au château, la chasse, les tournois - La féodalité
Résumé : Les rythmes entraînent dans leur mouvement la vie tout entière des individus et des sociétés : les comportements quotidiens et les expériences esthétiques, les déplacements dans l'espace aussi bien que l'ordre du temps. Il n'y a pas de vie sans rythme, c'est-à-dire - comme dans un air de jazz ou une toile abstraite de Mondrian - sans une mise en ordre variable de faits qui se répètent en combinant indéfiniment périodicité et rupture. Philosophes, sociologues, anthropologues, musicologues s'interrogent parmi d'autres depuis deux siècles sur les rythmes sociaux, dont Marcel Mauss disait qu'ils commandent les représentations du temps. Pourtant, il n'existe pas à ce jour une histoire des rythmes qui confronte nos conceptions et expériences du rythme à celles du passé. Or, le contraste est fort entre notre monde moderne, où les rythmes sont partout, mais sont observés dans des champs séparés (rythmes scolaires, arythmie cardiaque, tempo musical, croissance économique en dents de scie...) et la civilisation holiste de l'Europe médiévale : ici, la notion de rythme, héritée de l'Antiquité gréco-romaine, paraît ne concerner que la musique, la poésie et la danse, mais elle entre en fait en résonance avec la totalité de la Création, que Dieu aurait façonnée en six jours. C'est à ce rythme fondateur que le présent livre emprunte sa propre scansion, en explorant successivement les significations du rhythmus médiéval, les rythmes du corps et du monde, ceux du temps, de l'espace et du récit, avant de s'interroger sur la fonction des rythmes dans le changement social et la marche de l'histoire.