Look back in anger : titre impossible à traduire dans sa grondante et fulgurante brièveté. C'est l'oeuvre maîtresse et inaugurale d'un de ces "jeunes hommes en colère" (angry young men) dont, après tant de grisaille, on saluait l'avènement outre-Manche. Colère contre toute une éthique conservatrice, contre les conceptions et manières de vie d'une certaine haute bourgeoisie, contre l'éducation qu'elle s'est façonnée. C'est Jimmy Porter, grand jeune homme maigre en veste de tweed usé et pantalons de flanelle, qui furieusement clame tout cela - non pas dans l'abstrait et le théorique, mais contre son colonel de beau-père aux sentiments élevés ("fair play", respect libéral de soi et des autres) et sa "rhinocéros" de belle-mère à "l'air gavé et un brin avachi". La douce jeune femme de Jimmy, Alison, l'a adoré, l'admire, l'aime, l'accepte, s'anéantit pour lui. Mais sa soumission exaspère Jimmy ; il voit en elle d'abord la fille de ses parents, l'héritière d'une certaine classe sociale, de ses susceptibilités exigeantes et implacables. Il s'agit pour lui de les lui arracher, lambeaux par lambeaux, pour enfin l'atteindre et l'aimer, quitte à tuer l'enfant qu'elle va lui donner, quitte à la supprimer elle-même. Entre les deux, il y a l'ami Cliff Lewis, attentif, goguenard, fidèle, plein de répartie et d'humour ; et Héléna dont le rôle ambigu conduira la pièce à une conclusion si incertainement heureuse qu'elle est à peine une conclusion. Toute l'action se passe en un seul lieu et toujours le dimanche, ce dimanche anglais symbolique tout habité pour Osborne de convention et d'absurde vacance.
Nombre de pages
168
Date de parution
20/01/1986
Poids
195g
Largeur
126mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070706457
Titre
Jeune homme en colère. Pièce en trois actes
Auteur
Osborne J
Editeur
GALLIMARD
Largeur
126
Poids
195
Date de parution
19860120
Nombre de pages
168,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Le colonel Redl, beau, très ambitieux et brillant, a gravi sans difficulté, malgré ses origines modestes, les échelons de sa carrière dans l'armée impériale austro-hongroise. Il est maintenant responsable du service de contre-espionnage impérial. Parallèlement à sa carrière militaire, nous suivons l'évolution de son drame intérieur : ses tendances homosexuelles. Finalement un concours de circonstances le pousse au suicide. Par une ironie du sort on apprendra au lendemain de sa mort qu'il était le fils d'une pauvre paysanne juive, alors que sa vie durant il s'était voulu le type même de l'officier aryen, catholique et antisémite. Drame historique et social, drame de la vie privée et de la vie professionnelle aussi, cette pièce dont le climat baroque et tragique est fort attachant fit scandale au Royal Court Theatre à Londres en 1965.
Nathan Stiedowe, tueur en série d'une intelligence et d'une force exceptionnelles, reconstitue avec minutie les crimes atroces de prédécesseurs célèbres. Il a pour double objectif de remplir sa mission à la perfection pour prouver qu'il est le plus fort de tous, et surtout de "se venger de la garce qui lui a volé sa vie". L'agent spécial du FBI Dana Whitestone, l'une des meilleures dans sa partie, est la seule capable de neutraliser cet homme qui ne commet pas d'erreur. Convaincu de sa supériorité absolue, Nathan laisse à son intention sur chaque scène de crime un "souvenir" macabre pour indiquer où il frappera la fois suivante. Indices révoltants qu'elle parvient à décrypter, mais chaque fois trop tard. Pour ce qui est de jouer au chat et à la souris dans un grand bain sanglant, ces deux-là rejoignent brillamment, sur l'échelle de l'horreur et de la manipulation, les personnages de Karin Slaughter et de Mo Hayder.
Nathan Stiedowe, tueur en série d'une intelligence suprême, reproduit les crimes atroces de prédécesseurs célèbres (Richard Ramirez dit le "Night Stalker", David Berkowitz dit "Son of Sam", Richard Speck le tueur d'infirmières...), mais sans commettre les fautes qui leur ont valu de se faire prendre. Il a pour double objectif d'atteindre la perfection dans son entreprise et "se venger de la garce qui lui a volé sa vie". En l'occurrence, l'agent spécial du FBI Dana Whitestone, l'une des meilleures dans sa partie, qui ayant vu à 4 ans ses parents se faire massacrer par un cinglé de ce genre, a décidé de consacrer sa vie à empêcher que cela se reproduise. Convaincu de sa supériorité absolue, Nathan laisse à l'intention de Dana, sur chaque scène de crime, un "souvenir" pour indiquer où il frappera la fois suivante. Indices révoltants qu'elle décrypte, mais chaque fois, d'avion en avion, elle arrive trop tard sur les lieux. Le duel s'intensifie jusqu'au moment où Dana comprend qu'elle est la cible ultime du tueur...
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.