
Liquidation totale
Que peut-on espérer comprendre. appréhender, d'une ville à laquelle rien. aucune histoire commune ne nous rattache. sinon un endurant désir de voir ? Toutes ces cités d'une vallée ouvrière qui aura pesé sur le siècle écoulé, l'une après l'autre visitées : une archéologie humaine de la disparition et de la perte par la pratique assidue d'une épigraphie de vitrines, de pignons, de façades. de frontons. En quête de quoi, précisément ? D'inscriptions déteintes, à moitié effacées. de palimpsestes hérités d'un jadis ou d'un naguère qui subsistent encore, ici et là. dans des niches ou poches de temps malmené, mais sauvegardé, sédimenté en strates quasi géologiques. Jean Baton, Au Colifichet, Salon Carmen, Musette l'Etoile, Paris Couture, Bimbeloterie, Blanche-Neige et ses Sept. Café de l'Usine...
| Nombre de pages | 92 |
|---|---|
| Date de parution | 20/01/2011 |
| Poids | 210g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782868535382 |
|---|---|
| Titre | Liquidation totale |
| Auteur | Ortlieb Gilles |
| Editeur | TEMPS IL FAIT |
| Largeur | 140 |
| Poids | 210 |
| Date de parution | 20110120 |
| Nombre de pages | 92,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Tombeau des anges
Ortlieb GillesCes « anges »-là n?ont rien de célestes, puisqu?il s?agit ici des terminaisons des noms de villes de cette région de Lorraine autour de Thionville, Florange, Hayange, Gandrange, Uckange, Hagondange et tant d?autres. Des localités de cette « vallée des anges » que l?on appelait aussi, il n?y pas si longtemps, la « vallée du fer ». De cette épopée sidérurgique, mines et aciéries étroitement imbriquées sur quelques centaines de kilomètres carrés, rien ou presque ne subsiste aujourd?hui: usines dépecées, cités ouvrières vidées, commerces en perdition? De ce constat d?un monde révolu, Gille Ortlieb tire un propos tout à la fois nostalgique et plein d?humour, à l?exemple de ces sinistres banlieues industrielles moribondes aux magasins minables, mais dont les rues portent des noms si bucoliques? Si les derniers vestiges s?effacent à coups de bulldozer, si les acteurs de cette épopée industrielle disparaissent les uns après les autres, Gilles Ortlieb n?idéalise pas pour autant le passé, dont la rudesse, la violence, parfois, ressurgit au fil des documents, par exemple ces motifs de licenciements, cités in extenso, témoins éloquents d?un temps où l?usine nourrissait l?homme, mais broyait l?individu.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER18,30 € -

Au grand miroir
Ortlieb GillesRésumé : "Son nouveau gîte bruxellois ne doit pas être beaucoup plus spacieux que sa chambre d'hôtel de Dieppe, mais il offre encore cet avantage précieux d'être autre, ailleurs, différent. Et puis la Grand'Place n'est pas loin avec sa flèche ajourée, ses dorures, ses frontons en escalier, ses cavaliers sur les toitures et son style joujou, et les bruissantes galeries Saint-Hubert à deux pas. La ville, pour ce qu'il en a aperçu au cours de ses premières explorations, tiendrait plutôt de la grosse bourgade que d'une vraie capitale, la Senne puante qui court encore, ces années-là, à ciel ouvert, n'est pas la Seine, on l'a dit et il le répétera, mais il tâchera de s'y faire, comme à l'odeur des draps. Baudelaire n'est d'ailleurs pas venu ici pour flâner, de nombreuses tâches l'attendent et il s'y attelle sans tarder. Quoi faire d'autre, d'ailleurs, sinon s'occuper à occuper se journées, et tâcher de justifier ainsi ce qu'il faut bien appeler sa fuite ? "Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER17,76 € -

Des orphelins
Ortlieb GillesMais d'où vient, en quoi consiste au juste cette valeur ajoutée dont on nimbe parfois les ?uvres dormantes, négligées, occultées - pour peu, naturellement, qu'elles témoignent de quelques qualités indispensables? Car il ne s'agit pas d'un plaisir aristocratique pour happy few, ni de jouer au saint-bernard dans des neiges révolues, encore moins au défenseur de l'écrivain en veuvage de lecteur. Non, y voir plutôt une façon de contre-pouvoir, l'expression d'une autre vérité possible, quelquefois un antidote au présent à travers une perception plus juste du temps, parce que rapportée à d'autres repères, d'autres étalonnages. La tentation est grande, pour dire les choses autrement, d'y chercher confirmation que la machinerie du passé ressemble, examinée de près, à s'y méprendre aux rouages qu'on devine ou voit tourner encore, quotidiennement. G.O.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER17,76 € -

Place au cirque
Ortlieb GillesDernier hiverLa flamme, sur la neige, du soldat inconnuet le fouillis des guirlandes très lucidesraccrochées pour les fêtes, de chaque côtéde l'avenue, à n'éclairer qu'elles-mêmeset la nuit démâtée de décembre, rongéepar le sel des trottoirs et aussi tranchanteque l'espoir. Si la main reste dans l'ombre,un ongle ce soir brille par-dessus le taindes toitures, qui s'égouttent à petit bruitdans l'année finissante : «Grand réveillonau cirque, avec champagne et cotillons».Gilles Ortlieb.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER14,10 €
Du même éditeur
-

Marcher à l'estime. Une chronique de la nature, Edition revue et augmentée
Cloux PatrickRésumé : Voici l'un des livres de Patrick Cloux qui aura touché bien des lecteurs. Paru d'abord il y a tout juste trente ans, un peu en avance sur son temps, il rencontra des amoureux de la marche autant que des amateurs d' "objets de nature" . Conçu dans la mouvance des peintres et des poètes du Land Art, ce traité d'émerveillement ne pèse rien dans un sac à dos. Il célèbre les formes naturelles et les oeuvres de fortune que la liberté vive des chemins nous distribue en abondance.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 € -

Goethe en Alsace
Dadelsen Jean-Paul deDadelsen a démontré que la poésie n'est pas nécessairement liée au génie fracassant mais qu'elle peut être l'aventure intérieure de chacun d'entre nous. Ni barde ni prophète, Jean-Paul est seulement une voix, claire, transparente, qui nous parle, appuyée sur une prosodie conçue par lui, pour lui - de tout. Car familier de la Bible comme de Shakespeare, et si loin de nos canons classiques ou modernes, Dadelsen sait ce que chacun sait, et surtout les plus modestes parmi nous : toute chose relève de la poésie - la lumière du soir, les draps dans l'armoire, les religieuses à gros derrière et les ombres des morts qui nous furent chers et qui nous entourent quand l'été finit et que le jour tombe. Exemplaire au-delà de la mort, Dadelsen nous montre, sans y toucher, que la poésie, comme la sainteté sans doute, naît et se développe là où on ne l'attend pas : dans le silence et l'obscurité - dans une continuité aussi, apprise auprès des poètes-frères, et ce survol montre s'il en était besoin que Jean-Paul de Dadelsen n'est pas né de rien. Il a trouvé ses propres sources, celles dont son âme et son art avaient besoin. Les courants de la création ne surgissent jamais des laboratoires où ils sont attendus. Mais ailleurs - de la liberté.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,00 € -

Le vélo de Saint-Paul
Commère PascalRésumé : Des chevaux de Solutré à l'antique car de ramassage de La fuite d'Egypte, en passant par Le vélo de saint Paul, les huit histoires qui composent ce livre se souviennent, chacune à sa manière, d'un épisode mythique de la grande Histoire. Deux lectures s'offrent alors dans le temps de la narration. Pour ne rien dire des petits teigneux noués à un monde d'herbe à chats et de couleuvres, des journaliers louant leurs bras le temps d'une saison avant que de finir sur un lit à barreaux de l'hospice, bêtes et gens, commis en la demeure obscure, courtiers en bestiaux démarchant à bicyclette, tous ont en commun qu'ils ne s'attardent guère...ÉPUISÉVOIR PRODUIT16,00 €

