Don José Ortega y Gasset, madrilène (1883 - 1955), est l'une des figures les plus marquantes de l'Espagne contemporaine. Philosophe, professeur de métaphysique à l'Université de Madrid, fondateur et directeur de la célèbre Revista de Occidente, il a été vraiment le phare et le guide de toute une génération. Ortega y Gasset a enrichi la pensée européenne contemporaine en lui apportant la critique à la fois de l'idéalisme et du réalisme du XIXème siècle. Pour Ortega, le thème de notre temps est une tentative en vue de substituer "la raison vitale" à la raison pure. Considérant la pensée comme une fonction "biologique", il estime que "penser, c'est placer notre individualité devant les choses telles qu'elles sont". D'où une théorie de la perspective en tant "qu'ordre et forme que prend la réalité aux yeux de qui la contemple". Et d'où, aussi, cette déduction logique que "chaque vie est un point de vue sur l'univers". Si Ortega fait à l'Espagne une place considérable dans son oeuvre, sa curiosité, ses recherches, sa critique ne s'enferment jamais dans des frontières nationales, pas plus qu'elles ne se restreignent au domaine philosophique. Sciences, arts, lettres, grands événements du jour, faits politiques, sociaux, voire mondains, tout s'éclaire et s'ordonne en des perspectives nouvelles sous le regard pénétrant et hardi de ce penseur qui est aussi un écrivain de race. Lire Ortega y Gasset, c'est chaque fois s'engager dans une haute aventure, sûr d'en sortir rajeuni, enrichi ; c'est devenir soi-même le spectateur qui ne succombe pas à la tentation mais qui l'analyse, la filtre et la distille tout en la savourant.
Nombre de pages
256
Date de parution
08/03/1999
Poids
185g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782869306011
Titre
Le spectateur
Auteur
Ortega y Gasset José
Editeur
RIVAGES
Largeur
110
Poids
185
Date de parution
19990308
Nombre de pages
256,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Qu'est-ce que la technique ? Pour répondre à cette question, Ortega Y Gasset revient à ce qui, fondamentalement, s'impose à tout homme : la nécessité de vivre. Plus que de survivre, le but de l'homme est le bien-être et c'est pour l'atteindre qu'il développe un répertoire de techniques (le feu, l'agriculture, la chasse). Au contraire de l'animal, il parvient à produire ce qui n'existe pas dans la nature. C'est ainsi qu'il se démarque de l'état naturel et démontre sa capacité à se détacher des stricts besoins vitaux.Là réside aussi la particularité de l'homme, qui pourvoit à son bien-être tout en créant ses besoins. Ce à quoi répond la technique.Par une succession de raisonnements limpides et de points de vue originaux, le philosophe madrilène, admiré de Mario Vargas Llosa, en vient à évoquer une "crise des désirs" engendrée par la technique et la soif de bien-être.Plus de doute, l'homme est un animal pour lequel seul le superflu est nécessaire. Superflu offert par la technique ? on ne saurait être plus actuel.
Publié en 1914, Méditations sur le Quichotte est le premier livre d'Ortega y Gasset. S'il lui a fallu plusieurs décennies pour se voir reconnu dans toute son importance, on peut avancer aujourd'hui qu'il constitue à la fois la naissance et le c'ur de la démarche philosophique d'Ortega, en particulier en ce qui relie l'art, la littérature et le monde. La méditation constitue une forme singulière de la pensée, en ce qu'elle s'accorde un libre cours susceptible d'errance mais aussi d'attention, de contemplation, de surprise et de détours. On concevra alors aisément que l??uvre de Cervantes soit un point de départ, un quai où s'arrimer sans pour autant fixer les bornes du voyage. Don Quichotte est ici au sens propre un prétexte à une réflexion profonde sur notre « être dans le monde » dont l'aventure de l'hidalgo serait un des moments fondateurs. Les chemins empruntés par Ortega sont multiples et si le livre s'ouvre sur une promenade en forêt, c'est à la fois pour y éprouver la diversité innombrable des arbres et la fugacité des sensations mais aussi pour y poursuivre, dans un geste amoureux, et dans la solitude, dans l'étrangeté de notre condition, les nymphes invisibles que sont les concepts. Le roman de Cervantès, que l'on a pu situer comme le premier roman moderne, ouvre en effet pour Ortega à la question de notre ancrage ou de notre errance dans une forêt de signes et d'oeuvres qui verrait s'opposer, par exemple, le modèle espagnol d'une culture adamique, vouée à l'impression et aux sens, toujours labile et à réinitier, éternel combat contre les moulins de notre imaginaire, et une visée germanique rivée aux essences mais privée de la concrétude du corps et de ce que le monde y imprime. Le défi étant, au seuil d'un vingtième siècle dont le penchant catastrophique est ici pressenti, de faire leur place à de multiples carrefours et à d'infinies nuances dans un avenir qui ne saurait-être qu'européen. «?Je suis moi et ma circonstance, et si je ne la sauve pas, je ne me sauve pas moi-même.?» O.y G. José Ortega y Gasset (1883-1955) est un philosophe, sociologue, essayiste, homme de presse et homme politique espagnol. Il est le chef de file du mouvement littéraire et artistique appelé «Génération de 14 ».
Ortega y Gasset José ; Goyena José-Luis ; Parrot L
Paru en 1937 dans sa traduction française, soit sept ans après sa publication en Espagne (1930) sous le titre La rebellion de las masos, La révolte des masses demeure un opus majeur de la littérature intellectuelle mondiale. Et son auteur, le philosophe José Ortega y Gasset (1883-1955), professeur de métaphysique à l'université de Madrid de 1910 à 1936 et fondateur de l'influente "Revista de Occidente", est considéré comme l'un des plus éminents représentants de l'humanisme libéral européen du XXe siècle. Bien qu'il ait publié beaucoup d'autres ouvrages notables (dont L'Espagne invertébrée et Le thème de notre temps), c'est dans cette Révolte des masses à l'immense retentissement que la pensée d'Ortega s'expose avec le plus de saillante. Son rude diagnostic sur la nature de la maladie qui ronge l'Europe n'a rien perdu de sa pertinence: l'irruption de l"" homme-masse ", un" enfant gâté "conformiste et égalitariste qui rejette le passé, la raison et l'exigence morale, corrélée à une inquiétante" étatisation de la vie "et à l'" idolâtrie du social ". Mais il y esquisse aussi ce qui peut l'en guérir: l'avènement d'" un libéralisme de style radicalement nouveau, moins naïf et de plus adroite belligérance ", et l'édification culturelle d'une Europe réellement unie. En 1938, Ortega publie un" Epilogue pour les Anglais "prolongeant et actualisant la réflexion de La révolte des masses: la présente réédition inclut ce texte capital à la diffusion jusqu'alors demeurée confidentielle."
L'Andorra du roman obsédant de Peter Cameron est inspiré d'une principauté isolée dans les Pyrénées. Transformée en un paradis éclaboussé de soleil, chacun y a quelque chose à cacher. C'est là que vient Alexander Fox, pensant y trouver réconfort et refuge, alors qu'il n'y rencontre que des souvenirs inquiétants de son passé. Andorra est un roman brillant et inventif sur le mensonge, le désir, et la tromperie de la mémoire.
Un trafiquant d'armes de Miami veut rapatrier clandestinement aux États-Unis l'argent qu'il a placé aux Bahamas. Il charge Jackie Burke, une hôtesse de l'air qui a déjà pas mal d'heures de vol, de rapporter à chacun de ses voyages quelques paquets de dollars. Jusqu'au jour où, arrêtée par des agents du FBI, elle est incarcérée pour importation illégale de devises. Contre sa libération, elle accepte d'aider les fédéraux à coincer le trafiquant. Mais afin de se ménager une autre porte de sortie, elle sympathise avec Max, venu verser sa caution, et lui propose un plan pour gruger police et truand. Ce récit plein d'humour d'un des maîtres du roman noir a inspiré Jackie Brown, le film de Quentin Tarantino. À cinquante ans passés, Jackie et Max, attirés l'un vers l'autre, retrouvent leur candeur d'adolescents pour s'engager dans un gros coup joyeusement immoral. Cette histoire d'arnaque, qui reste un modèle du genre, est soutenue par des dialogues réalistes et brillants. --Claude Mesplède
Ce petit recueil de 4 contes nous permet de découvrir différents aspects de l’œuvre de Madame de Murat qui explore, à travers le merveilleux, les limites du genre et contrebalancent les caractéristiques du féminin et masculin. Une liberté d’expression et une rébellion face aux archétypes sociétaux qui est à l’image de sa vie que nous pouvons découvrir grâce à la préface de Sylvie Robic. Savoureux, ces Contes de fées queer démontrent une modernité absente des contes classiques et nous rappellent le pouvoir subversif de l’imaginaire.
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