Monsieur Gros-Bidon possède toute la poésie rude et primitive de la rue. C'est un "road novel"... qui ne quitte jamais le Lower East Side, et Meyer Hirsch est un picaro qui nous emmène sur des montagnes russes pour nous proposer des aventures pleines de punch et de surprises, comme si nous vivions le rêve de quelqu'un d'autre. " Jerome Charyn (Extrait de la préface) À sa parution aux États-Unis en 1923, Monsieur Gros-Bidon fut présenté, pour des raisons commerciales, comme l'autobiographie anonyme d'un juge. Même s'il n'en est rien, le roman de Samuel Ornitz se fonde sur une réalité historique : l'implantation et la vie des émigrés juifs d'Europe centrale dans le Lower East Side à Manhattan. Meyer Hirsch, le narrateur, vient d'une famille juive russe très pauvre qui vit dans un taudis de Ludlow Street. Il fréquente l'école religieuse en vue de faire sa bar mitzvah, mais s'échappe dès qu'il le peut pour rejoindre la bande du quartier, au sein de laquelle il ne tarde pas à se faire une place de leader grâce à sa roublardise. Meyer grandit sous l'influence de son oncle Philip, homme très ambitieux, qui lui trace son avenir en ces termes : " Meyer sera homme de loi. " La prédiction s'accomplira, peu importe les moyens. Le gamin de Ludlow Street deviendra " Monsieur Gros-Bidon ", un juge corrompu, pur produit d'une Amérique où politique et mafias de toutes sortes ont toujours fait bon ménage. Cet ouvrage majeur de la littérature américaine du XXe siècle frappe par son mélange de lyrisme, de cruauté et d'humour noir, et son style étonnamment actuel. Il est aujourd'hui réédité par Rivages.
Nombre de pages
213
Date de parution
18/03/2005
Poids
302g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782743613808
Titre
Monsieur Gros-Bidon
Auteur
Ornitz Samuel ; Vaillant Andrhée ; Charyn Jerome
Editeur
RIVAGES
Largeur
155
Poids
302
Date de parution
20050318
Nombre de pages
213,00 €
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A sa parution aux Etats-Unis en 1923, Monsieur Gros-Bidon fut présenté, pour des raisons commerciales, comme l'autobiographie anonyme d'un juge décédé cinq ans auparavant. Même s'il n'en est rien, le roman de Samuel Ornitz se fonde sur une réalité historique, celle de l?émigration des Juifs d'Europe centrale à la fin du XIXe siècle et de leur implantation dans le Lower East Side, au sud-est de Manhattan. Meyer Hirsch, le narrateur de cette histoire racontée en grande partie à la première personne, est le fils d'un Juif russe pauvre. Il vit avec ses parents dans un taudis de Ludlow Street, fréquente le cheder en vue de faire sa bar mitzvah et s?échappe dès qu'il le peut pour aller rejoindre la bande du quartier, au sein de laquelle il ne tarde pas à se faire une place de leader, armé de son seul culot. Meyer grandit sous la férule de son oncle Philip, un homme passionné par l?étude mais dévoré par l'ambition. L'oncle a de grands desseins pour son neveu et lui trace son avenir en ces termes: « Meyer sera un homme de loi. » La prédiction s'accomplira. Le gamin de Ludlow Street grimpera en haut de l?échelle sociale, ascension symbolisée par les somptueux immeubles de Riverside Drive, dans le haut de Manhattan. Un quartier que les Juifs qui ont réussi surnomment « Allrightnik?s Row », car « le ghetto appelle quiconque est fortuné? un allrightnik. » A force d'opportunisme et de man?uvres douteuses, le petit Meyer est devenu « Monsieur Gros-Bidon », un juge corrompu qui fait désormais partie d'un monde où l'on joue au poker en fumant de gros cigares. C'est ce monde que dépeint Samuel Ornitz, montrant l'effritement des valeurs traditionnelles du judaïsme au profit du nouveau dieu Dollar. Il compose une fresque romanesque qui embrasse l'histoire de toute une communauté et pose ainsi le problème de la place des Juifs en Amérique (Le sous-titre du livre est Comment devenir un Juif professionnel) Dès les années vingt, l'auteur abordait les questions si actuelles de l'intégration, du communautarisme, de la fidélité à la culture d'origine ou de son rejet. Par la finesse de la peinture sociale, ce livre est un document très riche sur les rapports de classe au sein de la communauté juive au début du XXe siècle; on y voit comment les Juifs allemands sont présentés comme les « patrons », exploitant les juifs d'origine russe; ou comment les gamins des gangs de rue pratiquent le racket vis-à-vis des commerçants du quartier, en dépit de leur même appartenance ethnique. En cela la démarche d'Ornitz est très proche de ce que fait Thomas Kelly (Le Ventre de New York, Rackets) avec les communautés irlandaise et italienne. Comme lui, il mêle petite et grande Histoire et s'intéresse au destin des individus dans leur rapport à l'organisation sociale et politique. Mais avant tout, ce livre est un passionnant roman d?éducation, un roman aux accents noirs, qui fait vibrer le lecteur de toute une gamme d?émotions grâce à son style unique. Langage de la rue, parler « ethnique » (yiddish, allemand, hébreu), descriptions vivantes et imagées, touches d'humour, crudité et lyrisme se mêlent pour faire de Monsieur Gros-Bidon un ouvrage majeur de la littérature américaine du XXe siècle.
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