De l'euphorie à la panique : penser la crise financière
Orléan André
ULM
7,10 €
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EAN :9782728804238
Cet opuscule ne cherche pas à raconter la crise. Il cherche à la comprendre. Trois questions sont abordées : pourquoi des crises financières ? pourquoi celle-ci ? pourquoi une telle ampleur ? Pour y répondre, une seule et même hypothèse : les marchés financiers sont, par nature, instables. Ils ne savent pas s'autocorriger comme le font les marchés de biens ordinaires. Lorsque les prix d'actifs s'écartent de l'équilibre, aucune force de rappel ne vient faire obstacle à leur dérive. Tout au contraire, la concurrence financière pousse au mimétisme, à la hausse comme à la baisse. Ainsi, il devient possible de comprendre la mécanique de l'emballement euphorique comme celle de la panique et du krach. Cette réflexion a pour originalité de placer au coeur de l'analyse la logique des prix elle-même et non pas, comme il est fait le plus souvent, la titrisation et son opacité. Le débat n'est pas seulement académique. Dans un cas, ta régulation souhaitée maintient les marchés financiers au centre de son dispositif puisqu'elle considère que ce ne sont pas eux qui sont à l'origine des défaillances mais leur environnement institutionnel. En conséquence, c'est celui-ci qu'il faut réguler. Dans l'autre cas, la régulation vise à revenir sur la primauté accordée à la finance de marché. Il s'ensuit deux conceptions tout à fait distinctes de l'architecture financière à construire.
Nombre de pages
111
Date de parution
12/05/2009
Poids
128g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782728804238
Titre
De l'euphorie à la panique : penser la crise financière
Auteur
Orléan André
Editeur
ULM
Largeur
140
Poids
128
Date de parution
20090512
Nombre de pages
111,00 €
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Spéculations boursières, OPA bancaires, instabilités monétaires, fonds de pension actionnaires, globalisation des marchés, inflation des actifs le pouvoir de la finance éclate au grand jour. Et pose de nouveaux problèmes qui rendent obsolète tout ce que nous savions de l'économie. André Orléan nous propose dans ce livre une approche tout à fait originale. Non plus en termes d'équilibre mathématique mais de mimétisme cognitif. Le spéculateur avisé se soucie moins des " fondamentaux " de l'économie que de l'opinion des autres. Deviner ce que les autres vont faire et s'y lancer avant eux est le plus sûr moyen de gagner à ce jeu. S'inspirant de la théorie de la régulation et de celle des conventions, André Orléan nous offre une alternative rigoureuse et profonde à la pensée unique.
La crise financière a révélé au grand jour les limites de la théorie économique: celle-ci n?a su niprévoir les désordres à venir, ni même simplement nous mettre en garde contre de possiblesinstabilités. Cet aveuglement est le signe d?un profond dysfonctionnement qui exige plus qu?unsimple replâtrage pour être corrigé: un renouvellement radical des méthodes et des concepts, aupremier rang desquels celui de valeur économique. Pour le dire simplement, les économistesconçoivent la valeur, que ce soit celle des marchandises ou celle des titres financiers, comme ayantla nature d?une grandeur objective qui s?impose aux acteurs et à leurs interactions, à la manièred?une force naturelle. Ceci est apparent dans le domaine financier au travers des formulesmathématiques que calculent les économistes pour établir la juste évaluation des actifs. La crise amontré que ces formules n?étaient pas fiables. Cela ne tient pas à une insuffisante habileté à menerdes calculs complexes mais à la nature même de la question posée. Il n?existe pas une justevaleur, ni pour les marchandises, ni pour les titres, mais différents prix possibles en fonction desintérêts et des croyances. À partir de ce nouveau cadre d'analyse, c'est toute la scienceéconomique qu'il s'agit de refonder.
Résumé : La crise financière a révélé au grand jour les limites de la théorie économique : celle-ci n'a su ni prévoir les désordres à venir, ni même mettre en garde contre de possibles instabilités. Cet aveuglement est le signe d'un profond dysfonctionnement qui exige un renouvellement radical des méthodes et des concepts, au premier rang desquels celui de valeur économique. Les économistes conçoivent la valeur, que ce soit celle des marchandises ou celle des titres financiers, comme ayant la nature d'une grandeur objective qui s'impose aux acteurs et à leurs interactions, à la manière d'une force naturelle. Or il n'existe pas une juste valeur, ni pour les marchandises, ni pour les titres, mais différents prix possibles en fonction des intérêts et des croyances. A partir de ce nouveau cadre d'analyse, c'est toute la science économique qu'il s'agit de refonder.
Qu'est ce que les conventions en économie? Que recouvre ce concept de convention? En observant les économies réelles, on constate l'existence d'une multitude de formes sociales très éloignées de la logique purement concurrentielle, mais qui participent toutes et fortement au fonctionnement et à l'efficacité des économies de marché. Ces formes très variées dans leurs principes et leurs effets (entreprises, banques, standards techniques, normes de comportement, règles éthiques) sont des formes de coordination. L'objectif de ce livre est de construire un cadre théorique pluridisciplinaire permettant d'aborder la question générale de la coordination des actions individuelles afin de comprendre comment se constituent une logique collective et les nécessaires mobilisations des ressources: telle est l'ambition du concept de convention. Biographie de l'auteur André Orléan est directeur de recherche au CNRS, LaboratoireCEPREMAP - École normale supérieure.
A la fin de la République romaine, deux figures contrastées ont dominé la scène philosophique le Romain Cicéron et Philodème de Gadara, un Oriental hellénisé. Le rôle de Cicéron est bien connu, au moins comme historien de la philosophie ; celui de Philodème, le maître épicurien de la baie de Naples, commence seulement à l'être, depuis que sont réédités scientifiquement les textes transmis par les papyrus d'Herculanum. Il restait à étudier de près les liens unissant ces deux contemporains dont les ?uvres présentent des problématiques qui méritent d'être comparées, sur la politique, l'éthique, la théologie et surtout sur l'esthétique (rhétorique, poétique et musique) tel est l'objet de ce volume qui rassemble une bonne vingtaine de contributions de spécialistes français et étrangers. Leurs travaux font apparaître la fécondité philosophique des polémiques conduites par Cicéron et par Philodème et dessinent des perspectives nouvelles et prometteuses pour l'étude de la polémique philosophique en milieu romain.
Résumé : " Si je devais donner le nom de trois ouvrages américains qui promettent d'avoir une longue, même une très longue vie, je dirais sans hésiter La Lettre écarlate, Huckleberry Finn et Le Pays des sapins pointus. " Ce commentaire de Willa Cather dans sa préface de 1925 au livre de Jewett (1er éd. 1896) étonnera sans doute le lecteur français qui n'a pu encore parcourir dans sa langue les sentiers rocailleux du pays de Jewett. Il est temps aujourd'hui d'ajouter à la cartographie littéraire de la Nouvelle-Angleterre - entre le Boston de Henry James, le Walden de Thoreau et le Salem de Hawthorne - un autre coin de terre. Ce " pays " devient le lieu d'exploration d'une esthétique propre, lieu de négociation avec un imaginaire qui, retaillé à l'aune du quotidien, du féminin, donne au lecteur de ces petites pièces cousues à la manière d'un roman l'occasion de découvrir une autre vision de l'Amérique.