Unions mixtes, mariages libres et noces barbares. Edition bilingue français-anglais
ORLAN/VANEIGEM
DILECTA
24,99 €
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EAN :9782916275666
Souvent actes de révolte et de résistance contre les pressions contemporaines, politiques, religieuses ou sociales, s'exerçant sur l'individu, les créations d'ORLAN détournent les dernières innovations technologiques pour créer une oeuvre d'une grande force d'interpellation. Unions mixtes, mariages libres et noces barbares est une monographie des oeuvres récentes d'ORLAN. Une limousine, figure du luxe et du mariage, fait face à une projection vidéo intitulée ORLAN Remix : Romain Gary, Costa-Gavras, Deleuze et Guattari. Critique de la standardisation des représentations sociales et mise en exergue de l'absurdité du racisme, cette installation monumentale, à l'étrange poésie, prône l'évidence de la mixité. Sculpting Brushes, version lumineuse n. 2, est la première sculpture d'une série intitulée Bump Load. ORLAN prête ses traits à cet être mutant, à la fois futuriste et archaïque, ethno et techno-cyber, dont les parties lumineuses réagissent à la présence des visiteurs. Trois sculptures de plis s'inscrivent dans la filiation du travail d'ORLAN sur le drapé baroque. Remix d'oeuvres historiques, ces trois sculptures - ressemblant à des robes et dont l'aspect de surface diffère - soulèvent la question de la copie et du clonage, de la différence et de la répétition. Plus qu'un travail sur les symboles et les représentations sociales, l'oeuvre d'ORLAN s'inscrit dans une démarche éthique. Si la limousine montre la prospérité et la richesse, sa forme de baudruche la rend éphémère et dérisoire. De même, l'utilisation de matériaux de haute technologie dans Sculpting Brushes, en particulier le coltan dont l'exploitation forcenée - pour les téléphones cellulaires et autres ordinateurs portables - est aujourd'hui source de graves conflits géopolitiques, dénonce les ravages du système capitaliste. L'ouvrage, en plus de montrer les dernières oeuvres d'ORLAN ainsi que leur processus de création, est enrichi par un essai de Raoul Vaneigem sur la notion de liberté du corps et par un entretien avec le philosophe Raphaël Enthoven.
Nombre de pages
127
Date de parution
21/01/2010
Poids
918g
Largeur
228mm
Plus d'informations
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EAN
9782916275666
Titre
Unions mixtes, mariages libres et noces barbares. Edition bilingue français-anglais
Auteur
ORLAN/VANEIGEM
Editeur
DILECTA
Largeur
228
Poids
918
Date de parution
20100121
Nombre de pages
127,00 €
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Résumé : ORLAN est une artiste française féministe reconnue dans le monde entier. Photographie, vidéo, sculpture, performance : ses oeuvres embrassent de multiples disciplines et questionnent le corps, l'hybridation, IJDN, les biotechnologies, l'intelligence artificielle, la robotique. ORLAN a pratiqué très tôt la performance, dans la rue, dès 1964, à l'âge de dix-sept ans, et son Baiser de l'artiste l'a rendue célèbre en 1977. A partir de 1990, elle entreprend de remettre en question les critères de beauté imposés par la société dans une série d'"opérations chirurgicales-performances" qui l'ont fait connaître du grand public et dont certaines ont été diffusées en direct par satellite à New York, Toronto et au Centre Pompidou à Paris. ORLAN écrit chaque nuit depuis l'adolescence et nous la découvrons écrivaine dans cette autobiographie où elle dit tout sur son parcours personnel, depuis sa naissance à Saint-Etienne dans un milieu ouvrier, ses amours, ses déboires, ses traumatismes et sa vie d'artiste sur la scène française et internationale dont elle a côtoyé les figures les plus importantes. Cette étonnante confession révèle la vie d'une femme engagée et exceptionnelle, qui ne ressemble à personne - une des artistes les plus importantes de notre époque.
23 août 1914, Pierre Dumarchey, dit Mac Orlan, reçoit son ordre de mobilisation. Sa jeune carrière littéraire est brutalement interrompue. Il rejoint le 269e régiment d'infanterie. Le front. Les combats se succèdent, en Lorraine, en Artois, à Verdun et enfin dans la Somme où il est blessé. Réformé en décembre 1917, il termine la guerre, comme correspondant aux armées. Mais la réalité de ces années d'horreurs, de souffrances et d'éloignement le marque de manière indélébile. En témoigne la correspondance simple et émouvante entretenue avec sa jeune épouse Marguerite. Elle constitue le premier fil rouge de ce récit et restitue la guerre vécue par Mac Orlan, son histoire intime, son sentiment intérieur qui fonda son style littéraire, qualifié de " fantastique social" . Après guerre, Mac Orlan regroupe dans un album une centaine de photographies. Agencées, collées, parfois légendées, elles disent la valeur affective que l'écrivain leur accordait, son expérience personnelle et touchante de la Grande Guerre. Avec d'autres documents pour beaucoup inédits et tous conservés au musée départemental de la Seine-et-Marne, à Saint -Cyr-sur-Morin, cet album, nouvellement restauré, donne sa forme à cet ouvrage biographique et lyrique : L'indicible guerre.
Résumé : Cependant, la nuit, roulé dans ma couverture, étendu sur la paille d'une grange bien sèche, entre le lieutenant et un chien de berger allemand qui avait déserté ses lignes, j'ai revu les poissons morts, la Moselle qui charriait ses poissons au ventre laiteux dont les écailles mortes ne brillaient plus au soleil... Je fus peut-être le seul à m'émouvoir de ce fait et à considérer cette déroute aquatique à la manière d'un conte d'Edgar Allan Poe.
Figure majeure de la scène artistique française, Xavier Veilhan (né en 1963) vit et travaille à Paris. Son oeuvre est le résultat d'une pratique plurielle, entre sculpture, peinture, environnement, spectacle, vidéo et photographie. Il a fait l'objet de nombreuses expositions personnelles, en France au musée d'Art moderne de la ville de Paris (1994), au Centre Pompidou (2004) ou encore au château de Versailles (2009) ; mais aussi à l'international : Hong Kong, Séoul, Barcelone, New-York, Londres, Los Angeles, entre autres. En 2017, Xavier Veilhan représente la France à la Biennale de Venise avec un dispositif immersif dans lequel viennent travailler des musiciens du monde entier pendant sept mois. A travers un entretien avec l'artiste, des textes critiques mais aussi une sélection d'essais de différents acteurs du spectacle vivant, de philosophes ou de poètes, l'ouvrage aborde deux pendants de la production de Xavier Veilhan, le film et la performance : deux pratiques à la fois distinctes et complémentaires, qui interrogent à leur manière le lieu et le rapport à l'image. De son premier Film du Japon (2002) à Mutant Stage 8 réalisé en 2017 pour Lafayette Anticipations, Xavier Veilhan conçoit ses films comme une addition d'étapes, de gestes et de faits : un cinéma de situation, sans réelle narration linéaire. A l'instar de ses films, les performances de Xavier Veilhan se lisent en relation directe avec sa pratique formelle. Boucle et Ville nouvelle (2006), deux performances jouées à l'occasion de la cinquième édition de Nuit blanche (Paris), rappellent le lien étroit qui lie l'oeuvre et son contexte. Ailleurs, la performance vient souligner le propos d'une exposition (Performance aérienne, 2012) ou la compléter, comme à Los Angeles (2012), où la Case Study House n°21 sert de pilier à l'élaboration d'une dialectique entre architecture et sculpture. Dans l'ensemble de ses oeuvres filmiques et scéniques, un rôle central est accordé à la musique. Elle y est presque mise en scène, au point de devenir un personnage à part entière.
Ryan Bartholomew ; Danto Arthur Coleman ; Martin J
Présentation de l'oeuvre de l'artiste, qui utilise des oeuvres préexistantes qu'il détourne pour dénoncer la consommation dirigée, l'érotisme mercantile ou encore l'américanisation forcée de nos existences.
Le parcours de Heinz Mack se déploie depuis 1950, à l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf, alors encore en pleine reconstruction, où il effectue ses premières recherches graphiques et découvre les avant-gardes historiques. Après des études de philosophie à l'université de Cologne de 1953 à 1955, il effectue de nombreux voyages au Sahara où ses réalisations, dès 1962, préfigurent le land art. 1957-1966 est une période-phare : Heinz Mack est, avec Otto Piene puis Günther Uecker (celui- les rejoint en 1962), le fondateur et l'acteur central de ZERO, une entité artistique à géométrie variable qui réforme le principe même de l'art abstrait à l'aune de la peinture monochrome, du mouvement, de la phénoménologie et des sciences cognitives, sans oublier les années 1970 et 1980, pendant lesquelles nombre de ses sculptures, volontiers monumentales, intègrent l'espace urbain allemand. Sur sa carte de visite, Heinz Mack se présente en qualité de "sculpteur et peintre" . L'ordre de ces mentions est important : il fait prévaloir la modulation de la matière dans l'espace sur la création d'images à la surface du tableau. Autrement dit, même les toiles que l'artiste tend sur châssis dès le milieu des années 1950 sont recouvertes d'une matière dont les empâtements abondants les tirent vers ce domaine intermédiaire de l'histoire de l'art, situé entre la peinture et la sculpture, qu'est le relief. Ces reliefs, quant à eux, sont à proprement parler des sculptures murales, c'est-à-dire que leurs éléments forment une saillie conséquente par rapport au plan sur lequel ils sont fixés. Comme des sculptures en ronde-bosse, ils sont constitués le plus souvent de matériaux traditionnels (peinture, métal, bois, pierre, verre, plexiglas, plâtre ou sable) et traités avec des outils d'atelier qui le sont tout autant. Pourtant, contre toute attente au vu de cette description matérielle et technique, leur apparence demeure insaisissable, toute fixation mentale ou photographique semble impossible. Cette apparence, donc, consiste en un jeu perceptif incessant avec la lumière et l'espace réel. La matière y semble littéralement consumée par les jeux de réflexions et l'oeuvre n'existe que dans un double mouvement d'apparition et de disparition. Il s'agit là d'un paradoxe, indissociable de l'histoire du cinétisme et de l'art perceptuel dont Heinz Mack fut un acteur central, entre l'évidence du fait matériel et la complexité de ses effets. Une même tension s'applique à l'arborescence de la vie de l'artiste, qui ne saurait être abordée avec fidélité depuis un point de vue fixe ou selon une perspective centrale". Matthieu Poirier "J'ai toujours recherché la simplicité parce que le monde déborde d'images et celles-ci n'apportent que de la confusion. Mais cette simplification, précisait-t-il, ne saurait être assimilée à un appauvrissement : elle produit de l'énergie". Heinz Mack