
Une nuit de chien
Une nuit, quelque part en Amérique du Sud, dans la zone incertaine du rio de la Plata qui relie ou sépare, c'est selon, l'Argentine et l'Uruguay. Une nuit dominée par la couleur jaune (des eaux de l'estuaire, des ampoules nues, de la fumée des cigarettes, des visages marqués par l'alcool et la peur). Le pays connaît le trouble, l'anarchie, la guerre. Mais quand est sans grande importance puisque tous les désordres se répètent et se ressemblent: il y a des chasseurs et du gibier, pas toujours facilement différenciables. Tous les personnages d'Une nuit de chien sont marqués par le désespoir. Ils ne tiennent plus et l'absurdité de leur condition culmine au cours de cette nuit extravagante faite d'horreur et de tremblement, d'où il ne peut sortir qu'un surcroît de folie et de haine. Parmi eux, Ossorio: pourchassé, en fuite, il traîne au long du roman la conviction effrayée que sa mort est imminente. À l'approche de cette catastrophe, Ossorio s'efforce de s'acquitter de la mission qui lui incombe: prendre soin de la fille d'un home qu'il a été tué. Une lettre la lui confie. Toute tentative pour s'en débarrasser demeure vaine. Au bout du compte, il aimera cette vengeance, et en redemandera. Mais l'échec est la seule issue de cet impossible jeu. Mais c'est lorsque tout est perdu que la possibilité d'un renouveau se profile. La qualité de ce livre politique est qu'il n'est pas politique mais humain et universel." (Marie-José Thériault, Le Devoir) Une nuit de chien est une descente aux enfers, un roman urbain et nocturne sans cesse menaçant. Il raconte une nuit d'horreur et de désespoir, de luttes entre factions et partisans de causes politiques opposées dans la vie d'une ville du Rio de la Plata. Le cadre de cette ville sans nom, géographiquement imprécise, est flou mais convient parfaitement à cette nuit de visions et d'espoirs manqués. Alors que l'Europe et l'Amérique latine vivent ou préparent la venue du fascisme ordinaire, des hommes sondent leur âme pour y trouver la force d'exister. Le tout sur fond de trahison, de double jeu, de folie et de mort, comme un prodigieux huis-clos à la frontière du réel et du rêve. Le lecteur y est pris dans une ambiguïté poétique permanente et soumis à une tension telle qu'il n'en ressort pas indemne. Un récit doublé par un autre roman (en italiques), qui est peut-être la trace clandestine d'un texte surréaliste auquel Onetti travaillait auparavant.????????
| Nombre de pages | 304 |
|---|---|
| Date de parution | 19/01/2012 |
| Poids | 222g |
| Largeur | 110mm |
| EAN | 9782267022841 |
|---|---|
| Titre | Une nuit de chien |
| Auteur | Onetti Juan Carlos ; Jolicoeur Louis |
| Editeur | BOURGOIS |
| Largeur | 110 |
| Poids | 222 |
| Date de parution | 20120119 |
| Nombre de pages | 304,00 € |
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