Galice, 1900. La nuit est tombée depuis quelques heures sur le manoir d'Espíritu Santo lorsque Dona Inés, matriarche de l'empire Valdés et épouse du très estimé Don Gustavo, est surprise par ses premières contractions. Au même moment, seule, accroupie sur le sol en terre battue de sa chambre, Renata, servante au domaine, donne naissance à Clara, l'enfant illégitime de son maître. Mais dès le lendemain, Renata, qui a partagé avec Don Gustavo de longs mois de passion, sombre dans le désespoir quand celui-ci les rejette, elle et son enfant. L'espoir que cette idylle les arrache à la misère s'envole. Si elle accepte cette sentence, elle refuse de condamner sa fille. Alors, dans un geste d'amour, elle décide d'offrir à Clara une vie meilleure et échange, dans leur couffin, son enfant et celui de sa maîtresse. Renata est alors bien loin d'imaginer que son acte scellera le destin de toutes les femmes Valdés. A travers une saga familiale puissante, Sonsoles Ónega nous livre un grand roman sur l'émancipation des femmes au xxe siècle de l'Espagne à Cuba. "Coup de coeur magistral pour ces femmes indépendantes, résilientes et attachantes". Mélissa, de @ petitsinstantsdelecture Née à Madrid en 1977, Sonsoles Ónega est journaliste et autrice. Entre 2018 et 2022, elle a animé plusieurs émissions sur la chaîne de télévision internationale Mediaset. Les Filles de la femme de chambre, son premier roman traduit en français, a été un véritable phénomène d'édition. Récompensé par le prestigieux prix Planeta, il est le quatrième livre le plus vendu en Espagne en 2024.
Un vibrant hommage aux enseignants !Lisbeth, jeune institutrice passionnée, voit l’année scolaire 2009-2010 bouleverser profondément sa vision du métier. Il y a les élèves avec toutes leurs particularités, les collègues plus ou moins motivés, le manque de soutien de l’Éducation nationale. Et cerise sur le gâteau, la colocation inattendue et de longue durée avec sa mère.Une tranche de vie bienveillante, inspirée du parcours de l’autrice. Avec humour, tendresse et dérision, elle raconte le quotidien, les joies, les désillusions, les victoires, les révoltes. C’est beau, triste et joyeux.
Sepúlveda Luis ; Concejo Joanna ; Maspero François
Aux millions de lecteurs qui ont lu ce roman de Luis Sepúlveda, il reste le souvenir limpide d'une histoire parfaitement racontée. Juste ce qu'il faut de mots pour dire la vie d'Antonio José Bolivar Proano, vieil homme rodé aux a risques de la jungle, lecteur balbutiant malgré son âge, mais passionné. Mais voilà que l'imprudence et la bêtise de quelques gringos l'obligent à refermer ses livres pour aller traquer - à contrecoeur - un fauve qui rode non loin du village... A la mine de plomb et aux crayons de couleur, Joanna Concejo vient y ajouter une infusion forte de jungle, de fleuve et de pluie, qui colle à la peau et à l'âme. Et sur cette toile intensément verte et détrempée, une constellation de corps et d'objets. Avec une minutie époustouflante.
Cercas Javier ; Grujicic Aleksandar ; Louesdon Kar
Résumé : Un Javier Cercas "athée, anticlérical, laïc militant, rationaliste obstiné, impie rigoureux" , se voit proposer par le Vatican d'accompagner le pape dans un voyage officiel. L'écrivain accepte à la condition de disposer de cinq minutes seul avec François pour pouvoir lui poser la seule question qui vaille - une promesse faite à sa mère : est-il raisonnable de croire à la résurrection de la chair et à la vie éternelle ? Et voilà le fou sans Dieu, guidé dans les méandres de la curie romaine par des "Avengers" en soutane, qui embarque le 31 août 2023 à bord de l'avion qui conduit le divin aréopage en Mongolie. Un roman sans fiction qui pourrait aussi bien être un incroyable thriller sur le plus grand mystère de l'histoire de l'humanité.
Le Petit est l'histoire d'un enfant qui ne rentrera plus jamais de l'école : la chaudière de l'établissement a explosé - cela s'est produit dans une bourgade de Biscaye, le 23 octobre 1980. Toute une classe d'âge (les 5 à 6 ans) a péri. L'auteur est entré à pas feutrés dans la maison de l'un d'eux. Deuil et courage, illusoire reconstruction, impossible oubli. Pour son grand-père, "le petit" vit à jamais. Le chagrin est monté au ciel : "l'aéronef se perd à l'intérieur d'un nuage. Où peut-il bien se rendre ? On murmure (...) que cinquante enfants sont à bord et que c'est une maîtresse qui pilote ; à ses côtés, le copilote est un instituteur. La cuisinière de l'école, elle, déambule le long du couloir, entre les sièges, et joue le rôle d'hôtesse de l'air. Elle s'occupe des petits, leur caresse la tête, leur chante des chansons de l'époque où elle-même était gamine. Ils sont tous morts." Un éclair de joie illumine l'esprit embrumé du vieil homme. On a dû mal compter. Ils ne sont que quarante-neuf fantômes à bord de l'avion. Son "petit" est sauf.
Il se souvient de la villa qui donnait sur la mer et de son opulent jardin : il y soignait iris, trompettes des anges, glaïeuls et pulmonaires. Témoin discret et impartial, le vieux jardinier raconte : le jeune couple, beau et fortuné, leurs amis toujours plus nombreux, les baignades et les promenades à cheval, une vie d'insouciance et d'oisiveté sous les yeux de l'indomptable cuisinière et de toute une maisonnée. Avec l'arrivée d'un nouveau voisin, fortune faite en Amérique, surgit la menace d'un passé enfoui. Comme au ralenti, le drame se déroule, dans un luxe de détails et de non-dits, un savoureux mélange de détachement et d'émotion.