La théologie mystique en France au XVIIIe siècle. Le Père de Caussade
Olphe Galliard Michel
BEAUCHESNE
24,99 €
Epuisé
EAN :9782701010861
Le Père Jean-Pierre de Caussade est aujourd'hui assez bien connu. Ses contemporains ont négligé de laisser une notice qui aurait dépeint, avec quelques traits pittoresques, sa personnalité. Mais certains documents d'archives, et surtout sa correspondance, permettent de la faire revivre suffisamment pour l'édification de ses admirateurs que l'intérêt de ses écrits a conquis par leur adaptation à la pratique de leur enseignement. L'ensemble de cette étude fait revivre une personnalité profondément attachante par le haut idéal religieux dont elle est pénétrée. Les lectures que Caussade a dû assimiler l'ont confirmé dans la voie où la grâce de sa vocation l'avait engagé, bien qu'il se soit dérobé longtemps, semble-t-il, aux regards de ceux qui l'entouraient. Ses contemporains Jésuites étaient sans doute déroutés par le contraste d'une âme silencieuse par attrait qui se livrait soudain en un éclat de rire facétieux. Sa sérénité, puisée dans une foi humble et confiante, vint avec l'âge édifier ceux qui l'approchaient de plus près. Bien loin de déconcerter les chrétiens fervents de notre temps, son message mérité d'être entendu. Sa pensée trouve un écho très authentique dans un courant de vie intérieure, heureusement spécifié par un renouveau de la prière. Le P. Olphe-Galliard, dont on sait l'intime connaissance du Père de Caussade, veut apporter, par ce livre, sa contribution au renouveau et répondre à l'espoir qu'elle y sera accueillie comme le témoignage d'une constance tradition chrétienne.
Nombre de pages
219
Date de parution
01/04/1984
Poids
501g
Plus d'informations
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EAN
9782701010861
Titre
La théologie mystique en France au XVIIIe siècle. Le Père de Caussade
Auteur
Olphe Galliard Michel
Editeur
BEAUCHESNE
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0
Poids
501
Date de parution
19840401
Nombre de pages
219,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Depuis 1978, Peter Olpe construit des appareils photographiques à sténopé sur mesure, En 2012, il décide de faire don de ses 90 appareils au Musée suisse de l'appareil photographique de Vevey, qui consacre uhe exposition à cette collection inédite. Le présent ouvrage intitulé Out of Focus ne se contente pas de présenter tous ces appareils, il allie également le texte et l'image pour raconter l'intérêt évolutif de l'auteur pour la photographie au sténopé et décrypte son travail en tant que constructeur, photographe, dessinateur et enseignant. Par ailleurs, le livre met en avant les travaux créatifs de 39 photographes femmes et hommes ihvités par Peter Olpe à prendre des photos avec l'un de ses appareils à sténopé dans le cadre d'un échange : chaque artiste dont les photos seraient publiées dans le catalogue et exposées à Vevey deviendrait propriétaire de l'appareil à sténopé. Pour nombre de ces artistes, Peter Olpe a construit des appareils photographiques répondant à leurs besoins individuels - avec pour résultat une large palette de photos à la fois très variées Tet surprenantes. Préface de Klaus Honnef. Peter Olpe has been manufacturing customized pinhole cameras since 1978. In 2012 he donated 90 of his cameras to the Swiss Camera Museum in Vevey where the collection will be exhibited. In images and texts the book Out of Focus presents these cameras and, in addition, tells the story of the author's ever-changing interests in pinhole photography - a written documentation of Peter Olpe's work as a designer, photographer, illustrator and teacher. Furthermore, the creative work of 36 photographers is presented, all of whom Peter Olpe invited to take photos with one of his pinhole cameras in a kind of "art barter". His offer was simple. If the resulting images were of a quality to be used in the book and the exhibition in Vevey, the camera would pass into the possession of the artist. During the project, Olpe designed many unique tailor-made cameras for the artists - and just as many diverse and surprising photographs were created using them. The book was awarded the silver medal at the Deutsche Fotobuchpreis 2013 (German photo book award). Multilingue : Français-Allemand-Anglais
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.